Conf. Toulain, les Cités romaines de la Tunisie, p
5. La bouche de chaque jarre élait fermée avec la pointe qu'on avait brisée.
de carapace. Ces sépultures étaient parfois surmontées d'un toit de tuiles, en dos d'une '.
7° Cercueils en plomb ^ ou en argile, enfouis sous le sol. Ces deux modes d'inhumation sont exceptionnels. A ma connaissance, on n'a rencontré de cercueils d'argile que dans le voisinage de Biskra : ils sont arrondis aux deux extrémités et ressemblent à des baignoires-'.
B) A incin&ration :
i" Trous quadrangulaires ou cylindriques, creusés soit en pleine terre, soit dans le roc '% et contenant des cendres déposées à même ou dans un récipient : vase en argile, que l'on plaçait d'habitude verticalement ■'', coffre en pierre, en marbre, en plomb''.
1. On a trouvé des jarres funéraires à Stora, où en certains endroits elles se superposaient sur plusieurs étages (Guj'on, Voi/rif/c d'Alger aux Ziban, p. 2!) ; Delainare, Mémoires des antiquaires de France, XXIV, 1859,. p. 161; Grémilij', Revue africaine, IX, 18H5, p. 7o ; Bertrand, Bull. Coniilc, 1901, p. Ti- 80 et pi. XV) ; — à Chéraga prés d'Alger (De Mortillet, Ditllelins de la Sociélé d'anl/iropolofjie de Paris, 1888, p. 723) ; — à Tipasa, dans un cimetière romain du i*"- ou du u" siècle de notre ère (Gsell, Melanyes de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 379) ; — à Cherchel. dans des cimetières romains (Gsell. (iuide, p. 65); — à Biskra (De Mortillet, l. c, p. 720-722): — sur l'oued Djedi,au sudouest de Biskra, où elles paraissent être du iv siècle (Delattre,/<ec. deConsl., XXV, 1888-9, p. 270). Pour Sidi Ferruch, conf. plus loin, note 5. Au chapitre des sépultures chrétiennes, nous mentionnerons des tombes semblables. — Si, en général, il est impossible de dater ces jarres funéraires, on voit cependant ([ue certaines d'entre elles appartiennent incontestablement à l'époque romaine. Bien ne prouve que celles de Stora soient plus anciennes.
2. Reoue africaine, IX, 1857, p. 132 (Novi, près de Cherchel).