‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 2)Chapitre 28 sur 264 · Gsell, Guide, p. 05 (à Cherchel · texte numérisé non relu

Gsell, Guide, p. 05 (à Cherchel

2° Boites rectangulaires, formées de quatre dalles ' ou de plusieurs grandes tuiles debout ', garantissant l'urne ; toits en tuiles, remplissant le même office-^.

3° Blocs de pierre (grès, calcaire ou tuf), cubiques ou cylindriques, enfouis sous terre ; ils sont creusés au centre d'une cavité qui contient l'urne cinéraire, en argile, en plomb, en verre. Un autre bloc, non évidé, ou bien une pierre plate sert de couvercle ^

4° Petits massifs en blocage, ayant la forme d'un caisson I semi-cylindrique ou d'un parallélépipède, à l'intérieur duquel j l'urne d'argile est enfermée '^.

Les diverses sépultures que nous venons d'énumérer sont souvent surmontées de petits monuments monolithes, indiquant la place de la tombe et portant d'ordinaire l'épi tapbe du mort. Ce sont :

i° Des stèles (cippi^), dont le sommet est en général pointu ou arrondi. On en trouve dans toute l'Algérie romaine, mais

1. A Tébessa (Rec. de Consl., XXIII, 1883-i,p. 139). '2. A Cherchel (Gauckler, Musée de Clierchel, p. 37).

3. A Tébessa [Bec. de Const., XXIII, p. 139) ; à Sétif; à Cherchel. Voir, pour Séiif, Delaniare, Explor., pi. 76, fig. 1 et 3; pi. 77, fig. 1 (où cette construction en tuiles est enfermée dans une caisse en blocage) ; — pour Morsott, dans la région de Tébessa, Sériziat, Hec. de Cotist., XII, 1S68, p. 470 (toit en tuiles, recouvert d'un massif de blocage de 2 mètres d'épaisseur).

4. A Tébessa [Rec. de ConsL, XXIII, 1883-4, p. 139); — à Philippeville (Delaniare, ExpL, pl. 31 ; Mémoires lus à la Sorbonne, Archéologie, VU, 1868, pl. XIV à droite : Gsell et Bertrand, Musée de Philippeville, p. 2o) ; — à Constantine, avec un récii^ient en plomb {Jlec. de Consl., X, 186G, p. 38): — à Tiklat, avec des récipients en plomb ou des urnes en verre {Rec. de Co7ist., XII, 18G8, p. 496: ibid., XXV, 1888-9, p. 431; Mélanges de VÉcole de Home, X, 1890, p. 413); — à Tipasa [Mél. Ëc. de Rome, XI V, 1894, p. 381-2) ; — à Cherchel ;^Gauckler, Musée de Cherchel, p. 37 ; Gsell, Guide, p. 601.

.'J. A Tipasa {Mél. Êc. de Rome, XIV, p. 382); à Cherchel.

G. Ce m(jt cippus est employé pour désigner des stèles sur des inscriptions d'Announa et de Cherchel {Rec. de Conslantiue, XXIX, 1891, p. 641. n°1.37; Bull, épigr. de la Gaule, 11, 1882, p. 192, n" I81.

surtout le long du littoral, dans l'est de la province de Constantine, autour de Sétif et {FAuniale. Parfois, elles atteignent de grandes dimensions : ainsi, il y en a ii Khamissa qui mesurent plus de 3 mètres de hauteur. Certaines d'entre elles sont (lou])les, triples ou môme quadruples. L'inscription est fréquemment accompagnée de quelque image-, occupant la partie supérieure de la pierre : nu ou })lusieurs croissants aux cornes levées, un croissant sommé d'une étoile ou d'une rosace, une couronne, une guirlande, plus rarement un ou plusieurs personnages-; la représentation du banquet funèbre est exceptionnelle.

2" Des autels [arae), déforme quadrangulaire "■, type proprement romain qui se rencontre surtout près des villes^. Au-dessus de ré])itaplie, on a souvent sculpté une guirlande, rarement un personnage. Sur beaucoup de ces autels, les faces latérales offrent une aiguière et une patère, images symbolisant les sacrifices aux Dieux Mânes.

3" Des caissons semi-cylindri(jues [cupujtcj •"', type d'origine

\. Parfois gravée (sur des stèles trùs humbles), d'ordinaire sculptée.

2. On constate assez fréquemment remploi de stèles fabriquées pour être des ex-voto dans des sanctuaires: le personnage accomplit un sacrifice ou tient une offrande (voir, par e.xemple, Gsell et Bertrand, Musée de Philippeville, p. 24, n. 1).

3. La forme hexagonale est rare (on en a plusieurs exemples à Lambèse).

4. Quelquefois, on ne se contentait pas d'un seul autel pour un mort. Nous lisons sur une inscription de la région de (^onstantine {Corpus, Vlli, 7202) . « marilne... stiilitam et aras di/as itno noinine scriptas rnerenli conlilitif. »

5. Schmuli. r/illoloflus. XLVI, 1888. p. IGS-l; Héron de Villefosse, C«//. Comité', 1899, p. 180-2. Pour la forme de ces caissons, voir, par exemple, Delamare, Explor., pi. "t. n, 80, 147. — Les caissons dont nous parlons ici sont monolithes. On trouve souvent en Tunisie des ci/puliic en blocage, surmontant des tombes; en Algérie, je n'en connais qu'à Tipasa, sur des sépultures chrétiennes (voir livre IIJ, chap. lU;. Les massifs semi-cylindriques en blocage qui forment des tombes à inhumation ou à incinération (voir plus haut, ? .\, n° "> cl ji B, n° 4} étaient, autant qu'on en peut juger, des constructions souterraines.

punique '. Ils abondent dans toute la Maurétanie, dans la région de Constantine, au nord de TAurès (en particulier à Lambèse) et tout autour de Tébessa. Ils sont plus clairsemés au nord-est de la })rovince de Constantine (régions de Pliili})peYille, de Bône, de Guehna, de Souk Ahras), oii les stèles dominent. Ces caissons sont parfois doul)les ou triples. L'inscription funéraire a été gravée soit sur une des tranches, soit (ce qui est moins fréquent) sur une des faces longues ; il est assez rare qu'une image l'accompagne. Quelques cupulac se dressent sur soubassement à gradins"-.

4° Des cippes en forme de iivramide ti'onquée".

5° Des colonnes. L'épitaplie se lit soit sur la l)ase, dont le do est assez élevé ^, soit sur le fut même\

Dans certains lieux, Tinscription est tracée sur un pan do rocher, à proximité de la sépulture^.

Au-dessus de la tombe et en avant de la stèle", on plaçait souvent une table rectangulaire*^, sur laquelle des images de plats, de patères, d'aiguières, de cuillers étaient figurées en

1. Salatlin, Archives des Missions, 3" série, XllI, p. 41. Mél(uif/es de l'École de Rome, XX, 1900, p. 91-'J2.

2. A Duperré {lievue africaine. III, i8.j8-9, p. 223 et pi. à la page 226,,; à Cherchel.

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