‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 101 sur 288 · Voir en particulier le plan fig · texte numérisé non relu

Voir en particulier le plan fig

3. Nous ne parlons pas ici des salles à abside qui flanquent les grandes églises de Morsolt (n" 91) et de Timgad (n° 132). Dans ces salles, qui n'étaient sans doute pas de véritables sacristies, l'abside est perpendiculaire et non parallèle à l'abside de l'église.

Ces salles avaient des portes, donnant soit sur les collatéraux, soit sur Tabside, soit sur Textérieur. A Tébessa, par exemple (n° 138), on distingue très nettement les deux baies qui faisaient communiquer chaque sacristie avec le bas côté contigu et avec le presbyterium . Dans certaines églises, une seule des sacristies s'ouvre sur Tabside : il faut v voir le diaconicum, où Fou gardait les livres et le mobilier sacrés, et oii les clercs se tenaient avant d'entrer dans le pred^yterhim Au contraire, la salle où les fidèles apportaient leurs offrandes [protliesis]^ n'a quelquefois d'entrée que sur le quadratinn populi-. La prothesis était tantôt à droite, tantôt à gauche de l'abside ; la même remarque s'applique naturellement au (Uaconicum.

Le sol des sacristies est établi soit au niveau des nefs de .l'église, soit au niveau de l'abside : cette différence permet, en certains endroits, de distinguer la prothesis (de plain-pied avec le quadratum) du diaconicum (de plain-pied avec le presbi/fermm)^. Les secrefaria devaient être couverts d'une simple toiture, inclinée dans la direction du fond^.

La basilique d'Henchir Terlist(n'' 144) semble avoir présenté une disposition particulière : elle n'avait pas de sacristies, et une galerie semi-circulaire régnait peut-être autour de l'abside.

On connaît en Algérie plusieurs cryptes, construites sous des absides et datant de la même époque qu'elles. Celle de Bénian, que précédait un vestibule, permettait l'accès d'une

1. Bénian (n" 22) ; Kherbet Guidra (n" 60) ; peut-être Sidi Embarek (n" 123).

2. Bénian ; Kherbet Guidra. A Zana (n" 164 et fig. 153), les deux sacristies antérieures étaient probablement des salies d'otfrandes, les deux postérieures des diaconica.

3. Bénian; Kherbet Guidra; Matifou (n" 79) ; Tif^zirt (ir li6).

4. 11 y avait cependant des voûtes d'arôtes au-dessus des sacristies de Téglise du Capitole/à Constantine 'n" 4i).

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fenestelhi coiifessionis^ ouverte sur le tombeau d'une martyre; celle de Castiglione contenait des fonts baptismaux et était flanquée de deux salles souterraines : pour l'aménagement de ces cryptes, voir nos descriptions détaillées n°^ 22 et 39 ^ A Orléansville (n° 95) et à Gouéa (n° 51), il y avait sous l'abside un caveau funéraire, qui n'était pas, à proprement parler une crypte, puisqu'il paraît avoir consisté simplement en un réduit, ménagé dans le soubassement ànpreshyterium-.

A Matifou (n° 79), à Orléansville (n" 95) et dans la chapelle de l'évêque Alexandre à Tipasa (n° IGO) on trouve des contreabsides sur le petit côté du sanctuaire qui fait face au presbyteriïon. Toutes les trois ont été bâties après coup : peut-être vers le début du iv'' siècle à Tipasa, en 475 à Orléansville, probablement sous la domination byzantine à Matifou. Elles abritaient des tombes de personnages vénérés. — Nous avons distingué, à Zraïa (n° 168), les traces d'une abside appliquée contre le bas côté de droite et renfermant aussi des sépultures. L'église d'Henchir Teniet el Kebch (n" 142) offre de même une abside latérale, dont la destination est inconnue.

En divers lieux, une ou plusieurs salles venaient s'adosser aux murs latéraux^; ailleurs, des bâtiments s'élevaient dans

1. Je ne parle pas ici de la salle souterraine sur laquelle s'élevait une chapelle de Tigzirt (n° 148) ; elle appartient à un édifice plus ancien que ce sanctuaire chrétien.

2. On parle cependant d'un escalier conduisant au caveau de Tabside d'Orléansville.

3. Pour ce dernier édifice, contre-abside n'est pas tout à fait le terme qui convient, puisqu'il n'y a pas d'abside à l'extrémité du sanctuaire. Mais l'espace que nous appelons ainsi se trouve en face d'une estrade .qui tenait lieu de presbijterium .

4. Ain Tamda (n" 6) ; Bénian (n" 22) ; Djemila (n" 48) ; Kherbet el Mahrab {n" 78) ; Matifou (n° 79); Tébessa, grande basilique et chapelle voisine (nM 38) ; Timgad (n" 155); Zraïa (n» 168) ; etc. Il est souvent difficile de reconnaître si ces bâtiments sont de la même époque que les sanctuaires.

le voisinage iiiiinëdiat des églises, dont ils formaient sans doute des annexes'. Quelques-uns étaient des baptistères ^ ; le plus souvent, il est impossible de dire à quels usages ils servaient"^.

L'autel ^ était généralement en ))ois '' : c'est pourquoi on n'en trouve d'habitude d'autre trace que le cadre de pierre qui le portait^ ou les mortaises dans lesquelles s'enfonçaient les montants". Il recouvrait soit un coffre renfermant des reliques 8,

1. Ilenchir Bou Takrematène (n" 37) ; Morsott (n" 91) ; Orléansville (n" 95); Taksebt (n»* 132-133); Tébessa (n» 138); Tigzirt (n» 14G); Tiingad (n» 152); Tipasa, grande basilique et basilique de Sainte-Salsa (n" 157 et 159).

2. Bénian (n" 22); Matifou (n° 79) ; Morsott (n" 91) ; Tébessa (n» 138) ; Tigzirt (n- 146); Tipasa (n° 157).

3. C'étaient des chapelles contenant des reliques (conf. à Hippone, n" 66 a ; peut-être aussi la salle tréflée contre la basilique de Tébessa et la chapelle voisine à Test, n° 138); — des oratoires; — des salles d'agapes (voir à Gonstantine, n" 44) ; — des habitations pour le clergé, etc. On peut penser aussi à des bibliothèques (voir pour Constantine, n" 4't; pour Hippone, Augustin, De haeresibus, chap. 88, et Possidius, Vie de saint Augustin, ch. 18 et 31).

4. Dans aucune église, on ne constate l'existence de plusieurs tables saintes. Mais, naturellement, quand on construisait une chapelle auprès d'une basilique, cette chapelle pouvait abriter aussi un autel (Hippone, n" 66 « ; Tébessa, n° 138).

5. Optât, De schismate donatistarum, 2, 21, in fine : 6, 1. Augustin, Contra Cresconium, 3, 47; Lettre \8^ô, 27. Conférence de Cai thage de 411, I, 130 (Migne, Palrol. lat., XI, p. 1316). — Vestiges d'autels en pierre à Henchir el Begueur (n° 20), à Kherba (n- 69), à Kherbet el Ousfane (n° 104), à Sériana (n" 119), à Et Toual (n» 163), à Zoui(n° 167) ; — peut-être aussi à ChabetMedabouah (n» 40), au.K Ouled Sassi (n° 100), à Kherbet Ouni el Ahdam (n- 102), à Tébessa (n° 138, salle tréflée), à Henchir Tikoubaï (n" 150).

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