‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 119 sur 288 · II · texte numérisé non relu

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162 LES MONUMENTS AMIQIES DE l'aLGÉRIE

exprès pour rédifice ; ils sont de dimensions variables (0°\52, C^jiS, 0'",39) : ce qui paraît indiquer que les fûts, de hauteurs inégales, ont été pris ailleurs. Sur ces chapiteaux sont sculptés soit un vase d'où sort un rameau de vigne, soit un palmier, soit un monogramme constantinien, avec une R latine et Ta et To). On a également retrouvé un coussinet en forme de tronc de pyramide renversé, qui devait être placé sur un de ces chapiteaux : il présente une croix monogrammatique, avec VU latine et l'a et l'o). Le chœur était entouré d'une clôture, formée par des dalles dressées qui s'emboîtaiemt dans de petits piliers. Plusieurs de ces piliers ont été recueillis; hauts de l'°,58, ils portent, sur une ou deux de leurs faces, des ornements, des figures, des symboles chrétiens : rosaces, palmettes, coquilles, paons, centaure, cep de vigne sortant d'un calice. Au fond, il y avait une abside. Le sol de l'église était décoré d'une mosaïque, dont on n'a trouvé que quelques débris.

Vers le milieu de la ruine, gisaient onze morceaux d'une plaque en pierre, qui portait une inscription, restituée par De Kossi de la manière suivante^ : « Hic [domu^ Dei...^ hic e]st « ex\ciu(H/io prccum {?). Hic memoricie Pe\tri^ Pci[7ilï\\ . « Laur[e)itii^ ... Hipjjo]/iti, Me.... [Dedicatio ec]c/{esia^') « s[anctac... oct ou n\oh[res ou embres). [Semper De]o Icius et « g[loria !\ ».

Ce savant pense que la plaque était encastrée dans le mur de façade, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur, au-dessus delà porte principale.

Dans la partie nord-est de l'édifice (soit dans l'abside, soit plutôt dans le chœur-), on a rencontré, à 1",50 au-dessous du

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