‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 128 sur 288 · Graillot et Gsell, /. c, p. 47 et fig · texte numérisé non relu

Graillot et Gsell, /. c, p. 47 et fig

ÉDlFfCES DU CULTE CHRÉTIEN

19° Baraï {Bagai, au nord de l'Aurès). — Les édifices chrétiens devaient être importants dans cette ville, qui fut, au iv'^ siècle, un des principaux foyers du donatisme'. On n'y trouve cependant aucune ruine qui puisse être considérée avec certitude comme une église-. Plusieurs voussoirs, conservés aujourd'hui à Ain Beïda, ont probablement appartenu à l'arc de tete d'une abside'^; l'un est orné d'une croix grecque, avec l'a et l'a); sur les autres sont sculptés des ceps de vigne. Ces débris datent de l'époque byzantine.

Saint Augustin mentionne une basilique qui se trouvait dans le voisinage de Bagai, sur le domaine appelé fundus Calvianensis. L'autel de cette église était en bois : « In ea ipsa [ha- (' silica) siib altari^ quo confugeraV\ eodem supra se fracto^ « eiiisqve lignis aliisqiie fustibus... totum ilhnn locum san- « guine opplevit. »

20*" Henchir el Begueur (région de Tébessa). — Église^'. De Bosredon fait observer qu'elle « a été évidemment copiée « sur celle de Tébessa ; beaucoup moins étendue que cette

1. Saint Augustin parle d'une basilique catholique de Bagai qui fut brûlée par les schismatiques {Breviculiis collationis ciun donatistis, 3, 23).

2. La ruine dans laquelle Payen [Annuaire de Constantine, ISoS-O, p. 101) a cru reconnaître une grande basilique, est en réalité une mosquée (Héron de Villefosse, Musée arcliéologique, 1, 1875, p. 117; Archives des Missions, 3« série. 11, 1875, p. 446).

3. M. Diehl {Nouvelles Archives des Missions, IV, 1893, p. 323) y voit des restes d'un ciborium, opinion que je ne crois pas admissible : ces blocs, qui faisaient partie d'une arcade appareillée, sont beaucoup trop grands pour cela.

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