‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 156 sur 288 · Viré, Rec. de Const., XXXII, 1898, p. 4o · texte numérisé non relu

Viré, Rec. de Const., XXXII, 1898, p. 4o

3. Bull, de l'Académie d'il ippone, XVII, 1881, p. 15-22, pl. III-VI.

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deux colonnes. Une baie, disposée de même, donnait accès à la chapelle proprement dite. Celle-ci n'avait qu'une seule nef, dallée. Elle se terminait par un mur semi-circulaire^, qui formait une abside de 3°", 60 de profondeur, pavée d'une mosaïque composée de cubes de briques. La clef de l'arc de tête était ornée de deux monogrammes constantiniens (avec Ta et l'o)). En avant de Fabside, le chœur occupait un espace profond de 3", tO,qu'un cancel séparait probablement du reste de la nef. On j amis au jour le soubassement de l'autel, long de 3"\20, large de 1™,50, en pierres de taille; celles des angles « présentaient, « dit M. Farges, des cavités carrées, dans lesquelles devaient « être encastrés les piliers supportant le ciborium ; celles du « milieu, creusées à 0™,05 de profondeur, renfermaient des « panneaux en mosaïque, formant une série de torsades ».

Une sépulture placée en travers de la nef, devant cet autel, contenait le corps d'un jeune chrétien, Donatus, comme l'indique l'épitaphe gravée sur la pierre tombale (avec le monogramme constantinien et Ta et l'o)) "-^.

Le monument que nous venons de décrire était entouré d'une enceinte rectangulaire, longue de 22"', 50, large de 14, faite de matériaux divers, enceinte qui parait dater d'une époque plus récente. Elle avait deux portes, l'une à l'ouest, devant le vestibule, l'autre au sud. Deux fragments d'une inscription byzantine'^ nommant l'empereur Héraclius, ont été recueillis à

1. Le plan de M. Farges paraît indiquer dans ce mur une série d'ouvertures rectangulaires. Je crois que ces prétendues ouvertures correspondent aux parties qui avaient été construites en moellons et qui s'étaient écroulées, tandis que les chaînes en pierres de taille demeuraient debout. 11 ne faut pas les prendre pour des piliers isolés, comme l'a fait Hytrek, Bull, di archeologia cri.sf.iana, 1882, p. 101-2 (conf. ibid., 1880, p. 150).

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