Gsell, Mélanges de VÉcole de Rome, XIV, 1894, p
2. Leclerc, Revue archéologique, \U, 1851, p. 557 et pl. 151, fig.2. Ducliesne, Précis liisloriques (Bruxelles), 1890, p. 523 et suiv. Gsell, Recherclœs archéologiques en Algérie,^. 1-76; pl. I-VIl. Le même. Guide archéologique des environs d'Alger, p. 127-144. Wieland, Ein Ausfiug, p. 189-195. Dessau, Arcliuologischer Anzeiger, 1900, p. 153. Gsell, Mélanges de VÉcnle de Romc,\\], 1901, p. 233-5.
3. Calalogus codicum hagiograplu'corum lafinorum qui asservantur in Bibliotheca nalionali Parisiensi, I, p. 351, ^ 12 et p. 353, § 13.
dispositions intérieures peuvent être reconstituées avec certitude.
Fio. 150, — Basilique de Sainte-Salsa, à Tipasa.
Il est formé de deux parties qui ne sont pas contemporaines : 1° une chapelle, sans doute le brève adinodum taber-
naculum de riiagiogTaplio ; 2^" une basilique, greffée sur cetic chapelle. On distingue très nettement, sur la face s?ptentrionale, l'endroit où le mur de la basilique vient s'appliquer contre le mur du bâtiment primitif.
La chap?lle a été élevée sur un emplacement déjà occupé en partie par d'autres constructions : citerne et tombes. Un de ces monuments funéraires, dont la position correspond au centre même de la chapelle, fut resi)ecté par les chrétiens. Il se compose d'un sarcoi)liage en pierre, de trois bornes placées derrière ce sarcophage et d'un cippe en forme de caisson, dressé par devant. L'épitai)he, qui ne porte aucun indice de christianisme, nous apprend que ce tombeau est celui de Fabia Salsa, morte à soixante-trois ans. Cette femme était évidemment une parente de sainte Salsa : on a même pensé que c'était la sainte elle-même, transformée en vierge et martyre par une légende pieuse*. Il semble que le cippe ait été laissé à découvert dans la nef de la chapelle jusqu'à l'érection du socle dont nous l)arlerons plus loin. Sous le caisson môme, nous avons trouvé deux monnaies de Constantin P"" : ce qui prouve que la sépulture de Fabia Salsa n'est pas antérieure au début du IV' siècle.
Le sanctuaire chrétien qui fut bâti en ce lieu dans le cours du même siècle est en pierres de taille; quelques matériaux de démolition y ont été employés. Il est de forme carrée (15™, 12 de long sur 15°", 06 de large). Le mur de façade, ainsi que le vestibule mentionné par l'auteur de la p ssion ont disparu lors de l'allongement de l'édifice. Dans le mur de gauche, il y avait une porte, haute seulement de 1"',42. L'intérieur était divisé en trois vaisseaux par deux rangées de
1. Voir, à ce sujet, Mélanges de VÉcole de Rome, XXI, p. 23 3-ij .
326 LES MO?sUxAlEMS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
piliers, qui portaient des arcades, formées de claveaux de différentes ( randeurs. Dans les flancs des piliers les plus rapprochés du fond, sont pratiqués, à une hauteur mo jeune de 1°',80, des trous rectangulaires ou entraient des barres auxquelles on attachait sans doute des rideaux; d'autres trous, percés plus bas, peuvent faire croire à l'existence d'une grille isolant la nef. Mais ces aménagements datent peut-être de ré})oque oii cette nef devint le chœur de la basilique. Rien ne prouve que les bas côtés de la chapelle primitive aient été surmontés de tribunes : d'ailleurs, les dimensions restreintes du bâtiment ne permettent pas une telle hjqiothèsG. Au fond de la nef, il y a une abside, dont l'ouverture est flanquée de deux demi-colonnes, taillées dans les i)ierres d'angle. La voûte, en cul de four, était aj)pareillée. Cette abside ne paraît pas avoir été élevée au-dessus du sol de la nef, dont elle était séparée par un cancel, en pierre ajourée, s'interrompant au milieu pour laisser un passage. Le mur de fond du bas côté de gauche présente une porte cintrée, dont le seuil était en contre-bas du sol de la chap?lle : on devait donc y descendre par quelques degrés, que Ton supprima plus tard, probablement quand on remplit de tombeaux l'extrémité du collatéral'. Ce passage établissait simplement une communication avec l'extérieur. En arrière, se trouvent un assez grand nombre de sarcophages, à des niveaux divers'-.
Il est difficile d'indiquer la place qu'occLq)aient, dans la chapelle, la sépulture de sainte Salsa et l'autel, qui était