‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 217 sur 288 · Profondeur · texte numérisé non relu

Profondeur

2. La face verticale de lest, qui n'est séparée du mur de la salle que par un espace de quelques centimètres, est pourtant recouverte, comme les autres faces, d'un enduit de mortier; or, il eût été impossible d'étendre cet enduit si le mur en question avait déjà existé.

3. Duchesne, Comptes rendus de V Académie des Inscvtptions, 181)2, p. 111-4. Saint-Gérand, liull. Comité, 1892, p. 466-484 et pl. XXXIl-XXXill (ce travail a été reproduit dans le Bulletin de la Société diocésaine d'archéologie d'Alger,

située dans le cimetière occidental de Tipasa ([dan, fig. 151 ; vue, planche XCY). Elle a été fouillée, en 1892, par rab])é Saint-Gérand. Les parties hautes sont détruites; le bas est, en

FiG. 151. — Chapelle de l'évêque Alexandre, à Tipasa.

général, assez bien conservé. L édifice est d'une forme assez irrég-uliëre, déternùnée par Texistencc d ^ constructions voi-

I, 1895. p. 1-32). De Rossi, BulL di archeologia cristiana, 189i, p. 90-4. Gsell, Mélanges de VÉcole de Rome, XIY, 1894, p. 389-392 ; Guide archéologique des environs d'Alger,]). 121-i. VVieland, Éin Ausfîug, p. 186-9.

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sines, d'époque antérieure; le plan présente à peu près l'aspect d'un trapèz\ long de 22'°, 80 (sans l'abside), large de 16°',68 aune extrémité et de 14"\25 à l'autre.

Les portes s'ouvraient sur les côtés : il y en avait probablement deux au nord et une au sud. L'intérieur était divisé en trois vaisseaux par deux rangées de cin(| piliers en pierres de taille; des coussinets, affectant à peu près la forme d'un tronc de pyramide renversé, coiffaient ces piliers et i)ortaient des sommiers d'arcades. Les parties supérieures, percées dofenêtres, étaient en blocage. La nef, entièrement pavée en mosaïque, devait être couverte d'un toit en dos d'âne; sur les deux bas côtés s'étendait, autant qu'il semble, une toiture plateavec une terrasse bétonnée.

Au fond de la nef, à l'est, s'élève une sorte d'estrade, ii laquelle on montait par deux petits escaliers. Elle est, en majeure partie, constituée i)ar neuf sarcophages en pierre, alignés et orientés de l'ouest à l'est, les têtes étant placées à l'occident. Par-dessus, on avait établi une mosaïque, aujourd'hui presque complètement détruite; un cancel en lierre ,. découpé à jour, bordait cette estrade du côté de la nef. La grande inscription commémorative qui a été tracée sur la mosaïque du vaisseau central, en avant des escaliers, nous apprend que ces tombeaux sont ceux dos (( iitsti priores » : selon une remarque de W Duchesne, \e>i justes dont il est ici question étaient peut-être d'anciens évêques de Tipasa. Auparavant, dit l'inscription, leurs sépultures n'étaient pas visibles ; l'évêque Alexandre fît construire la chapelle pour les abriter :

(( Nunc luco praefulgent suLnixi aUare decoro « Colleclamque suam gaudent florere coronam. »

336 LES MONUIMEiNTS APsTlQUES DE l' ALGÉRIE

Il ne reste aucune trace de cet autel, dressé sur Testrade : il a pu être en bois.

A l'autre extrémité du sanctuaire, on voit une abside, dégagée au dehors. La disposition des murs prouve qu'elle n'appartient pas à la construction primitive. Au lieu (Fêtre, selon Tusage, entièrement ouverte, elle ne communiquait avec la nef que par une porte, d'un mètre de large, qui existait peutêtre antérieurement (comme porte i)rincipale de l'édifice). Cette abside contenait plusieurs tombes. En avant, la mosaïque de la nef offre d'abord un grand tableau, oii sont figurés divers poissons, puis l'épitaphe métrique de l'évêque Alexandre, qui reposait en cet endroit : « corpus hic in pace quiescit. » La tombe de l'évêque devait se trouver soit auprès de cette longue inscription, qui occupe presque toute la largeur de la nef, soit plutôt dans l'abside, faite a})rès coup pour recevoir le corps du fondateur de la chapelle. Entre les })iliers séparant les trois vaisseaux, dans tout le bas côté de droite et au fond du bas côté de gauche, d'autres sarco})hages, en pierre ou quelquefois en blocage ont été placés à des niveaux irréguliers. Deux d'entre eux présentent un couvercle en mosaïque, avec une épitaphe versifiée. Un monument qui était sans doute une table d'agapes s'élève à droite d^ la nof, entre deux piliers. C'est un massif en maçonnerie, presque semi-circulaire, mesurant 3"", 35 de diamètre et 0°',70 de hauteur maxima. Il est revêtu d'une couche do mortier. Comme dans la table analogue retrouvée près de la basilique de Sainte-Salsa, la surface supérieure s'incline vers les bords. Elle ofi*re au milieu un creux semi-circulaire d'un mètre de (hamètre, ii fond plat^ Plus tard, on encastra dans ce massif, vers une de ses

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