‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 219 sur 288 · II · texte numérisé non relu

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restes (riin édifice, avant la forme d\me abside semi-circulaire, (le 5 mètres (rouverture, flanquée de deux sacristies. Le soussol contenait des tombeaux, dans 1 squels les squelettes étaient accompagnés de bijoux byzantins. Peut-être ces trois salles représentent-elles 1? fond d'une église, coupée i)ar suite do rétablissement du rempart.

163° Et Tonal (au sud-ouest de Biskra). — Église', fouillée l)ar M. Massie. Longueur 16™, 20, largeur, 9"^, 00. La porte d'entrée mesure r",GO de largeur. Dans le mur de droite, deux marches d'un escalier précèdent une baie qui donnait })eut-étre accès à un baptistère, comme le pense le P. Delattre. Deux rangées de piliers séparent les trois nefs; l'abside est flanquée de deux petites chambres rectangulaires. En avant de cette abside, le chœur, que fermait un cancel, contenait un autel, construit en galets. Au centre de la maçonnerie était encastré un bloc de travertin, long de 0'",87, large de 0"", 53, creusé en auge ; le couvercle, dit Massie, « est taillé, à sa « partie supérieure, en pyr mide quadi-angulaire et orné d'une « petite pyramide à chacun de ses angles». Dans l'auge, on a trouvé un vase d'argile, bouché avec une pierre et du mortier, et renfermant une vertèbre brisée et un fragment de côte^. Les quatre bases du ciborium qui abritait l'autel se voient encore en place : elles ont été empruntées à un édifice d'époque antérieure. Les murs de cette église sont revêtus d'un enduit, sur lequel les ouvriers ont tracé avec leurs doigts divers signes, entre autres des croix enfermées dans des cercles.

1. Massie, Eec. de Const., XXII, 1882, p. 409-412. Delallre, ihid., XXV, 1888-i889, p. 271-3.

2, Ce reliquaire est aujourd'hui au musée Lavigerie, à Saint-Louis de Carlhage.

Sous le sol, il y avait pIusiciirs]]éta<'-os (raniplioros, qui coiiteuaicnt des squelettes.

164° Zana [Diana vcteranorum). — Église byzantine' (fig. 153), établie sur le dallage même du forum.

Il ne subsiste que le bas des murs, édifiés de la manière la plus barbare, en moellons, avec des chai nés mal espacées. On a utilisé les dél)ris <run grand nombre de monuments honorifiques qui déco r aient 1 a place : l)a ses.

niches, tout a été employé pêlemêle ; aussi les murs n'ont-ils pas partout la même épaisseur. En A, Tun des piedsdroits (Tun petit

FiG. lo3, — Basilique de Zana.

1. Renier, Mélanr/es d'epif/raphie, p. [\)l-'2. GseW, Recherches archéolofjiques en Alqérie, p. 198. Diehl, Nouvelles archives des Miss.'o:vu [V, 1803, p. :}02. GraiUotet Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1894, p. .Ï42-4.

arc de triomphe a été incorporé dans la construction. Longueur totale, 33 mètres, largeur 17°',10. Orientation sud-est.

En avant, s'étendait un vestibule assez étroit (B), avec une seule porte sur l'extérieur. L'église elle-même n'avait qu'une entrée. La nef était limitée par deux mauvais murs (CC, I)D), qui ne s'élèvent pas actuellement à plus de 0™,50 et qui n'étaient peut-être que de simples bordures ; on avait sans doute placé par-dessus des piliers quadrangulaires, car il n'y a aucun vestige de colonnades. L'édifice ne présente pas d'abside au fond, mais on voit en G un soubassement, haut de 0™,73, dont la face est ornée d'une grande croix grecque sculptée. Ce soubassement limitait une sorte d'estrade, espace réservé au clergé ; on y montait probablement par deux petits escaliers, aujourd'hui disparus. Deux salles (E et F) s'ouvrent sur le vaisseau central, en avant de G; deux autres salles (H et I) communiquaient avec l'estrade.

165° Kherhet Zemhia ou Gérez [Lemellef^ au sud-ouest de Sétif). — Saint Optât ^ parle de la basilique chrétienne de ce lieu, dans le récit qu'il fait d'un acte de violence commis par les donatistes au temps de l'empereur Julien :

« Concurreruïit ad cai^tellum Lcmellense : ubi mm contra « hnportiinitatem mam vidèrent basilicani clausani^ praesen- « tes ivsserunt comités suos^ ut ascenderent cidmina^ nuda- « rent tecta, iactarent tegulas : imperia eorum sine mora « comjoleta siint ; et ciim altare defenderent diaconi catholici^ « tegtdis plurimi cnientati sunt^ duo occisi sunt. »

Il résulte de ce texte que l'église était couverte en charpente et en tuiles.

166° Henchir Zerdan (au nord de Timgad). — Basilique, à

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