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Byzantins ont transformé en un ouvrage de défense. L'épaisseur de ces tours varie de 1°',50 à 2'", 10; elle est idus forte du côté de la ville qu'aux faces extérieures. « Sur le dessus de (( la courtine, dit M. DiehP, à une hauteur de 7 à 8 mètres « au-dessus du sol, régnait un chemin de ronde assez large,
FiG. 154. — Place forte de Tébessa.
« faisant tout le tour de l'enceinte. Il était couvert vers Texté-
1. M. Diehl a étudié les plans dressés par le Génie en 1853, avant toute restauration. Ces plans contiennent des détails que Ton ne peut plus vérifier sur place.
« rieur par un haut parapet crénelé. De fortes pierres placées (( en encorbellement, de manière à déborder le parement inté- (( rieur du rempart, soutenaient les larges dalles qui formaient « le chemin de ronde, et constituaient ainsi une sorte de bal- « con surplombant la muraille intérieure... On accédait à ce « chemin de ronde par des escaliers placés en différents points « de Tenceinte. On en voit encore un à côté de la porte de « Caracalla. »
Les tours s'élevaient à 16 ou 17 mètres. Une voûte (raretés appareillée, qui reposait sur quatre })ilastres d'angle, couvrait chacune des salles inférieures. A la hauteur du premier étage et du chemin de ronde, la tour était fl nquée de deux guérites pour des sentinelles. On entrait dans la salle supérieure par une ou deux portes rectangulaires, donnant sur les courtines. « Au-dessus, une large fenêtre carrée éclairait cette pièce; « sur les autres faces, des meurtrières étaient ména ées dans « l'épaisseur du mur. Pour couvrir la salle, il y avait en géné- « ral une voûte — la chose n'est pas certaine — ou plutôt un <( plancher, formant une plate-forme à laquelle on montait « par un escalier intérieur, adossé h la muraille de la tour. « Cette terrasse était soutenue par quatre forts piliers, placés (( aux angles de la salle. » Toutes les portes pratiquées dans les tours, soit au niveau du sol, soit à la hauteur du chemin de ronde, se fermaient par l'intérieur.
Les portes de la ville étaient au nombre de trois. La princii;ale avait été ménagée dans l'arc de Caracalla, dont on avait bouché les baies latérales (à l'ouest et à l'est) et rétréci la baie antérieure (au nord). Sur le front oriental, un passage voûté s'ouvre entre deux tours, très rapprochées l'une de l'autre*; 1. L'entrée de ces deux tours se trouve sous le passage.
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Pl. XCVI
on rappelle aujourd'hui la porte Soloiiioii (planche XCVI). Enfin, il 3' a une petite poterne (dite d'Aïn Cliela) au pied d'une des tours du sud.
Une inscription, placée h la porte se])tentrionale indique que la cité de Theveste fut entièrement réédifiée parles soins de Solomon, maître de la miUce, préfet d'Afrique, patrice, après la disparition des Vandales et l'extermination de toute la race des Maures. Les litres du général grec paraissent se rapporter à l'année 535-. Moll a calculé que la construction de cos murailles a dîi nécessiter l'emploi journalier de 800 ii 850 ouvriers, en admettant qu'elle ait été faite en deux ans. Il ne faut pas oublier qu'on bâtissait alors des ouvrages semblables en beaucoup d'autres lieux.
Autour du rempart que nous venons de décrire, on remarque çà et là des vestiges d'une autre enceinte, h contours très irréguliers, qui était d'une maçonnerie bien plus grossière et qui devait s'élever beaucoup moins haut. Moll la croit de date plus récente. Elle devait protéger un faubourg.
Ksar Barai [Bagaï) . — En 539, les Byzantins trouvèrent cette ville déserte'^. Peu de temps a;rès sans doute, en tout cas sous Justinien'*, une grande place forte vfut élevée; situé? en arrière de Mascula, elle surveillait la sortie du passage que l'oued el Arab ouvre à travers le massif de l'Aurès. Quoique très mal conservée, ell? est encore bien distincte (plan,^^. 155, d'après M. Diehl) \ Elle suit k peu près les bords d'un mame-
1. Corpus, VIII, 1863 = IG.'iOT. Elle est aujourd'hui encastrée clans la frise de l'arc de triomphe, sur la face nord.