Diehl, Nonv. Arch., p
3. Vigneral, Ruines romaines du cercle de Guelma, p. 27 et pl. III. Bernelle, Hec. de Constnnline, XXVII, 1892, p. 79-80. Gsell, lôù/., XXXII, 1898, p. 265-7. Diehl, Afr. byz., p. 609-610.
et siul, mais non pas sur la face est, où elle aurait été inutile. Sauf aux tours, la construction est fort mauvaise : les pierres sont mal ajustées et les assises irrégulières. Nous sommes assez disposé à considérer ce rempart comme une œuA're de défense locale : dans les places fortes élevées par ordre de l'autorité impériale, les tours sont en général plus larges el la main-d'œuvre est plus soignée.
A Tigzirt, une enceinte ^ beaucoup moins étendue que le rempart romain, défend le promontoire sur lequel la ville se resserra à une basse époque et laisse en dehors la grande basilique 2. Elle est restée debout sur presque tout son développement. Bâtie à la hâte avec des matériaux d'emprunt, elle atteste cependant une certaine entente de Fart de la fortification. Le tracé, très irrégulier, a été établi de manière à former des flanquements et à couvrir les portes. En certains endroits, la muraille, épaisse de 2'",10, est construite d'après le sj^stème byzantin (double parement avec du blocage dans l'intervalle) ; ailleurs, elle ne comporte qu'une seule rangée d^ pierres de taille. A ses deux extrémités, on l'a prolongée de quelques mètres dans la mer, afin que les assaillants ne pussent pas la tourner. Quatre portes, très étroites, sont ménagées dans ce rempart : celle qui parait avoir été la principale ne mesure que 1"^,56 de large et 2", 25 de haut"'.
D. Refuges dans les campagnes.
Parmi les refuges de type bj'zantin, construits pour servir
1. Gavault, Élude sur les ruines romaines de Tigzirt, p. 107-110.