‹ Les monuments antiques de l'Algérie (volume 3)Chapitre 33 sur 288 · A Tipasa {Mél. Éc. de Rome, XIV, p. 382); à Gherchel · texte numérisé non relu

A Tipasa {Mél. Éc. de Rome, XIV, p. 382); à Gherchel

6. Ge mot cippns est employé pour désigner des stèles sur des iuscriptions d'Announa et de Gherchel {Rec. de Constantine, XXIX, 1894, p. 644, n" 137; Bull, épigr. de la Gaule, II, 1882, p. 192, n° 18).

ANTIQUES DE l'aLGÉHIE

surtout le long du littoral, dans Test de la province de Gonstantine, autour de Sétif et d'Aumale. Parfois, elles atteignent de grandes dimensions : ainsi, il j en a à Khamissa qui mesurent plus de 3 mètres de hauteur. Certaines d'entre elles sont doubles, triples ou même quadruples. L'inscription est fréquemment accompagnée de quelque image ^, occupant la partie supérieure de la pierre : un ou plusieurs croissants aux cornes levées, un croissant sommé d'une étoile ou d'une rosace, une couronne, une guirlande, plus rarement un ou plusieurs personnages-; la représentation du banquet funèbre est exceptionnelle.

2° Des autels («m^'), de forme quadrangulaire type proprement romain qui se rencontre surtout près des villes ^. Au-dessus de Tépitaphe, on a souvent sculpté une guirlande, rarement un personnage. Sur beaucoup de ces autels, les faces latérales offrent une aiguière et une patère, images symbolisant les sacrifices aux Dieux Mânes.

3" Des caissons semi-cylindriques {cifpu,ae) '\ tj'pe d'origine

1. Parfois gravée (sur des stèles très humbles), d'ordinaire sculptée.

2. On constate assez fréquemment l'emploi de stèles fabriquées pour être des ex-voto dans des sanctuaires: le personnage accomplit un sacrifice ou tient une offrande (voir, par exemple, Gsell et Bertrand, Musée de Philippeville, p. 24, n. 1).

3. La forme hexagonale est rare (on en a plusieurs exemples à Lambèse)..

4. Quelquefois, on ne se contentait pas d'un seul autel pour un mort. Nous lisons sur une inscription de la région de Constantine {Corpus, VIII, 7202) . « marilae... statuam et aras duas iino nomine scriptas merenti conliluit. »

5. ^Qhm\<\i, Philoloçjus, XLYI, 1888, p. 163-7; Héron de Yillefosse, ComiLé, 1899, p. 180-2. Pour la forme de ces caissons, voir, par exemple, Delamare, Explor., pl. 74, 77, 80, 147. — Les caissons dont nous parlons ici sont monolithes. On trouve souvent en Tunisie des cupulae en blocage, surmontant des tombes; en Algérie, je n'en connais qu'à Tipasa, sur des sépultures chrétiennes (voir livre III, chap. m). Les massifs semi-cylindriques en blocage qui forment des tombes à inhumation ou à incinération (voir plus haut, § A, n" 5 et § B, n° 4) étaient, autant qu'on en peut juger, des constructions souterraines.

punique Ils abondent dans toute la Maurétanie, dans la région de Constantine, au nord de TAurès (en particulier à Lambèse) et tout autour de Tébessa. Ils sont plus clairsemés au nord-est de la province de Constantine (régions de Philippeville, de Bône, de Guelnia, de Souk Aliras), oii les stèles dominent. Ces caissons sont parfois doubles ou triples. L'inscription funéraire a été gravée soit sur une des tranches, soit (ce qui est moins fréquent) sur une des faces longues ; il est assez rare qu'une image raccompagne. Quelques cvpulac se dressent sur soubassement à gradins

4" Des cippes en forme de pyramide tronquée -''.

5° Des colonnes. L'épitaplie se lit soit sur la Ijase, dont le dé est assez élevé'*, soit sur le fût même^.

Dans certains lieux, l'inscription est tracée sur un pan de rocher, à proximité de la sépulture''.

Au-dessus de la tombe et en avant de la stèle on plaçait souvent une table rectangulaire^, sur laquelle des images de plats, de patères, d'aiguières, de cuillers étaient figurées en

1. Saladin, .'îrc/i/i'es des Missions, 3" série, XllI, p. 41. Mélanges de VÈcole de Rome, XX, 1900, p. 91-92.

2. A Duperré [Revue africaine, III, 1858-9, p. 225 et pl. à la page 226); à Cherchel.

Page 1