MorsoU (n" 91) ; Tigzirt (n
2. Henchir el Atech (n° 15); Kherbet Bou Addoufen (n" 34); Kherbet Guidra (n° 60) ; Tébessa, basilique et chapelle voisine (n° 138) ; peut-être aussi Henchir Mechta Si Salah (n° 85) et Sériana(n<' 118).
3. Aïn Zirara (n° 8); Castiglione (n» 39); Constantine (n" 44) ; Henchir el Hammam (n° 63) ; Matifou (n" 79) ; Tébessa, grande basilique et chapelle voisine (nM38); Timgad [?J (n" 153);Tipasa, Sainte-Salsa fn°139);Et Toual (n" 163). Ces portes latérales pouvaient conduire soit au dehors (n° 159), soit au baptistère (n" 19) ou à quelque autre annexe (n° 138).
4. Djemila (n° 48) ; Khamissa (n° 68); Orléansville fn" 95); Tigzirt (n»^ 148 et 149) ; Timgad [?] (n» 156) ; Tipasa, chapelle de l'évêque Alexandre (n° 160 ; mais, dans ce monument, l'entrée principale était peut-être à l'origine sur le devant).
3. A Aïn Soltane, une pierre cintrée, ornée d'un monogramme chrétien et de ceps de vigne, formait l'encadrement supérieur d'une porte, comme l'indique un trou de gond (De Kossi, Bull, di arclieologia crist/ana, 1878, p. 115-7, pl. VH; Gsell, Mélanges De Rossi, publiés par l'École française de Ronie,^. 352, n. 3).
6. On rencontre assez fréquemment en Algérie des linteaux ornés d'un sifjnum C/t/"is/z ou d'une devise chrétienne {«Spes inDeo!» — « Deo laudes !», etc.). Nous ne les avons mentionnés dans notre liste des édifices religieux que quand ils ont été trouvés dans des ruines de sanctuaires: dans bien des cas, ils ont pu être placés sur des portes de maisons.
7. Announa (n° 11) ; Oum el Bouaghi (n" 103) ; Tipasa, Sainte-Salsa (n° 159) ; voir aussi Henchir el Begueur (n" 20, m fiîie). Ces lunettes existent déjà dans des édifices païens d'Afrique (Gagnât, Gauckler et Sadoux, les Temples païens de la Tunisie, pl. VII et VIII).
LES MONUMENTS AMIQLES DE l'aLGÉKIE
à voussoirs, soit par un bloc ii grande échancrare cintrée, reposant sur les deux extrémités du linteau ^ On la garnissait sans doute d'un panneau en pierre, orné de dessins à jour2.
Des fenêtres étaient ménagées dans les deux murs supérieurs de la nef-^ et dans les deux murs cpii bordaient les bas côtés ^. Dans la façade de Téglise d'Announa (n° 11), on voit deux fenêtres, qui flanquent la porte, et, au-dessus, quatre lucarnes. A Tipasa, dans la basilique de Sainte-Salsa (n° 159), les fenêtres ont des feuillures, dans lesquelles on avait encastré des panneaux ajourés, en pierre. Des fragments de ces panneaux ont été recueillis au cours des fouilles. On en a aussi trouvé dans une chapelle de Clierchel (n" 42).
En avant du rectangle qui constitue la partie principale de réglise, s'étend parfois une cour, entourée de colonnes [atrimn). Mais ces atria sont fort peu nombreux en Algérie n A Tébessa (n'' 138), un porche précédait la cour, un étage surmontait les quatre portiques^ et le milieu de l'espace à ciel ouvert était
1. Henchir Megroim {n" 86). Conf. à Tigzirt, Gavault, Étude svr les ruines romaines de TigzirI , p. 40, fig. 10, au milieu.
2. Conf. le linteau surmonté d'une moitié de disque que Ton a trouvé dans l'annexe de la basilique de Sainte-Salsa (n° lo9, vers la fm).
3. Voir la lampe de bronze en forme de basilique, trouvée près d'Orléansville et souvent publiée (p. e. Holtzinger, Die allvfiristliche Architeklur^^.^^, fig. 55). Mais il n'est pas certain que cette lampe soit de fabrication africaine.
4. Taoura (n" 137) ; Tipasa (n" 159). Ces fenêtres sont fort petites, surtout à Taoura.
5. Tébessa (n'' 138) ; Ilenchir Tikoubaï (n» 150); Périgotville (n" 105) ; Ilenchir Mechta Si Salah (n° 85) ; Henchir Terlist (n° 144). L'existence de Vatrium n'est absolument certaine qu'à Tébessa et à Henchir Tikoubaï. Ailleurs, les vestiges de la cour sont très peu distincts, et l'on ne voit pas de colonnes.
6. Cet étage parait du reste avoir été ajouté après coup (voir n" 138 à la troisième époque).
occupé par un grand l)assin, en forme de quatre-feuilles, qui servait aux ablutions des fidèles ^
Dans beaucoup de sanctuaires, un simple portique s'élevait sur toute la largeur du front, portique dont le toit incline était soutenu soit par des piliers-, soit par des colonnes-^. Ailleurs, la façade était précédée d'un vestibule, clos par des murs et couvert sans doute d'une toiture semblable'*; sur le devant s'ouvrait une porte, rarement plusieurs quelquefois les entrées étaient latérales^*. Dans la grande basilique do Morsolt (n° 91), cet espace est divisé en trois salles, et l'on peut se demander si les deux compartiments de droite et de gauche, rasés aujourd'hui presque à niveau du sol, n'étaient pas autrefois des tours En certains endroits, le portique ou le vestibule est de dimensions beaucoup plus restreintes et ne s'étend qu'en avant
1. D'ordinaire, on se contentait pour les ablutions d'une vasque placée à l'entrée du sanctuaire : voir à Zoui (n" 167), peut-être aussi à Tipasa (n" 159) et à Djemila (n° 48, in fine).
2. Aïn Tamda (n" 6) ; Bénian [?] (n° 22) ; El Hamiet (n" Cl) ; Timedout (n° 151); Tipasa (n" 159). Parfois, il est difficile de dire si des blocs de pierre, dressés sur une ligne en avant de la façade, sont véritablement des piliers isolés, ou bien des restes de chaînes en grand appareil formant l'ossature d'un mur plein en moellons.
3. Kherbet Bou Addoufen (n" 3.3); Ilenchir Bou Takrematène (n" 37); Kherbet Fraïm (n" 49"); Kherbet Selmi (n" 116); Tébessa, oratoire voisin de la basilique (n" 138), avec deux pilastres aux extrémités ; Timgad (n" 154).
4. Ilenchir el Atech (n" 15); Biar el Kherba (n» 24); Castiglione (n" 39); Kherbet Fraïm (n"49); Gouéa (n°51); Guelma (n» 55); Ilenchir Guesseria (n°o6); Kherbet Guidra (n° 60); Ilenchir el Hammam (n° 62) ; Hassnaoua (n° 65) ; Kherbet el Rébira (n° 67) ; Mdaourouch (n° 80) ; Morsott (n"' 91 et 92) ; Mouzaïaville (n" 93) ; Henchir Ouazen (n° 96); Henchir Seffan (n°* 113 et 114) ; Souk el Khmis (n° 128) ; Téniet el Kebch (n" 142) ; Tigzirt (n° 146) ; Zana {n" 164) ; Zraïa (n» 168).
5. Morsolt (où il 5' en a deux) ; Kherbet Guidra (où il y en avaitpeut-être trois).
6. Henchir el Atech; Morsott (n° 92). A Henchir Guesseria, il y avait des entrées latérales, mais peut-être aussi une porte sur le front.
7. Pour les deux cages d'escalier qui flanquent Vatrium de la basilique de Tébessa et qui ont pu ressembler à des tours, voir n" 138, troisième époque^ au début.
de laporte percée au milieu de la façade ^ AEl Hamiet (n" 61), ou a ajouté un petit vestibule au porche primitif, qui occupait tout le front de l'église.
A notre connaissance, il n'existe, en Algérie, qu\ui seul monument chrétien qui soit dépourvu de preslnjterium. C'est la chapelle funéraire construite par l'évêque Alexandre à Tipasa (n^ 160) ^. On 'y trouve simplement, au fond de la nef, une estrade, constituée par des sarcophages-^ et portant l'autel ^
Le local réservé au clergé est parfois d'une grande simplicité. Au mur de fond du qiiadmtum populi s Sidosse une salle rectangulaire, de même largeur que le reste de l'édifice, et qui devait être couverte d\m toit en pente. Une baie assure les communications entre cette salle et la nef. On comprend les facilités de construction que présentait une telle forme de presbyteriiim : aussi l'a-t-on adoptée dans quelques éghses pauvres ou bâties à la hâte^. Il ne faut pas y voir une ordonnance primitive, précédant chronologiquement le dispositif à abside, car nous la trouvons dans des monuments de basse époque, par exemple dans la chapelle élevée au temps du patrice Grégoire à Timgad, le plus récent des sanctuaires datés de l'Afrique du Nord.
En général, le pr^esbi/leriimi est une salle établie à Textré-
1. Henchir Gountas (ir 63); Sidi Embarek (n" 123) ; peut-être aussi Kherbet Bou Addoufen (n" 34),
2. L'abside qu'offre cet édifice est une addition de date plus récente.