‹ Les monuments antiques de l'AlgérieChapitre 111 sur 117 · Conf. p · texte numérisé non relu

Conf. p

3. Ravoisié, II, pi. 46-48; pi. 70, fig. IX-XI. Delaaiare, pi. 3i-3.T (en haut, à droite et à gauche); pi. 36. Te.xier, Renue uvchéoloçiique, 111. 18't6-7, p. 730-1. Giiyon, Voi/ar/e (VAlt/er aux Ziban, p. 3.j. Fenech, Histoire de PhilippeviUe, p. 25-8. Féraud, Revue africaine, XIX, 187:;, p. 84. Vars, Rusicade et Stora, p. 68-70.

4. Xous rectifions ici les chiffres de Fenech. Quelques modifications au texte de cet auteur sont mises entre crochets.

ACQLEDUCS. CITERNES. RÉSERVOIRS 273

Ce sont deux rectangles, dont les angles sont arrondis; [celui du sud], adossé à la hauteur, et, par suite, devant supporter le poids des terres, leur oppose deux cintres massifs, appuyés sur des murs intérieurs. Cette disposition se retrouve, pour la même cause, dans le réservoir suivant, [également de forme rectangulaire, mais un pou plus vaste. An nord de ce réservoir], s'ouvre nn ravin sur letpiel est ménagée la prise d'eau. La construction n'étant plus là soutenue par le coteau, l'architecte v

FiG. 82. — Citernes de Philippe ville (d'après Delamare).

a multiplié les divisions et élargi les massifs de maçonnerie. Le grand rectangle qui vient d'être mentionné s'appuie sur nn bassin de forme ovale,... llanrpié lui-même d'un [petit réservoir triangulaire. Enfin, il y a au sud-est un] dernier bassin, dont le coté extérieur est arrondi, pour continuer la forme elliptique de l'ensemble...

« Ces différents bassins ont une profondeur égale de 10", GO. Ils communiquent à niveau du fond par des ouvertures, ménagées dans l'épaisseur des nuu's intérieurs et assez grandes poiu-

274 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉKIE

que les ouvriers employés à l'entretien pussent circuler partout.

« La prise d'eau est au bas d'un puits adossé au bassin de forme ovale.

« Une particularité autorise à penser que les eaux tondîaient, à leur arrivée dans le grand l)assin, sur un filtre appuyé sur neuf piliers l'ectangulaires [en briques], qui garnissent parallèlement le pourtour et le centre, et dont la hauteur est de 2 mètres seulement. »

Le second réservoir, qui est en contre-bas du premier (de 5 mètres), a la forme d'un rectangle, long de 52"°, 45, large de 25. Il peut contenir ll.OOO mètres cubes. A Tintérieur, quatre gros piliers étaient disposés sur la ligne médiane, dans le sens du grand axe. Avec des saillies qui leur correspondaient le long des parois, ils supportaient des voûtes d'arêtes K

On voit encore k Philippeville, près de la place de la Marine, d'autres grandes citernes, qui se trouvaient dans le voisinage des thermes romains'^ et qui servent actuellement de caves au Service des subsistances mihtaires\ Elles ont à peu près la forme d'un trapèze, de 31 mètres de long sur une largeur maxima de 20°', 50. L'intérieur est divisé en cinq compartiments parallèles, de 4 ;i 4™, 50 de large, sé})arés par des murs épais de l^.lO à 1",50, qui offrent au milieu une ouverture cintrée, large de 1",40. La hauteur, jusciu'ii la naissance des berceaux, était autrefois de 7 mètres : les restaurateurs ont divisé ces citernes en deux étages ''.

1. Ces aménagements inférieurs ont été modifiés lors de la restauration.

2. Gsell et Bertrand, Musée de l'hilippei'ille, p. 41. Gonf. plus haut, p. 232-3.

3. Delamare, pi. 34-3j, vers le milieu, en bas et à droite (plan du radier, plan des chapes, deux coupes). Fenech, Histoire de l'hilippeville, p. 30. Vars, tiusicade et Slora, p. 70-1 (avec des confusions^

4. Le soubassement d'un grand temple de Rusicade (sous le théâtre moderne) est divisé en plusieurs compartiments parallèles voûtés. Le compartiment de

ACQLEDLCS. CITERNES. IIÉSERVOIRS 275

A Stora, lieu situé à 5 kiloiriMres au nord-ouest do IMdlippevillc, sur une baie qui devait servir de port à une partie des navires trafiquant avec Rusicade, il y a aussi des citernes assez vastes 1, alimentées par un aqueduc ' ('//y. 83 d'après Delamare). Elles ont été restaurées en 1843, puis a^^randies. L'édifice romain forme un rectangle de 29 mètres sur 22'", 50 (hors œuvre). Du côté de la pente, à l'ouest, il y a des contreforts extérieurs. Intérieurement, « dans le sens de la longueur, dit Delamare, deux murs, épais de l"',t5, divisent l'aire intérieure en trois parties; ils servent, avec les murs longiludinaux extérieurs, à supporter les chapes des trois berceaux demi-circulaires qui couvrent tout l'édifice ■'... Il règne, sur toute la largeur, un mur transversal, é})ais de 1"\85, qui partage chaque berceau en deux parties égales dans le sens de la longueur''. Le haut de ce mur ne dépasse pas la naissance des voûtes. » Il porte une sorte de chemin de ronde, voûté, avec des baies latérales permettant de surveiller les bassins et, au besoin, d'y descendre.

Les niches que l'on voit à l'intérieur de ces bassins, au nord, à l'ouest et au sud, avaient sans doute pour objet d'atténuer la poussée des eaux contre les parois.

La contenance totale devait être de 3.r)00 mètres culjes •"'.

droite a été aniénapé par les anciens pour servir de réservoir. Les antres, n'ayant ni enduit, ni radier, n'ont pas pu être des citernes, quoi qu'on en ait dit (Vars, l. c, p. 90-1). Pour cette ruine, conf. plus haut, p. 153, n° 7.

1. Ravoi>ié, 11, pi. 67, 08,70. Delamare, Mémoires des (inliquaires de France, XXIV, 1839, p. 180-2; pi. I. fiit. 2. Le même, ILrploralion. pi. 43, 44-43 et 46, iîg. 2. Vars, Rusicade el Slora, p. il.

Page 1