‹ Les monuments antiques de l'AlgérieChapitre 56 sur 117 · Corjius · texte numérisé non relu

Corjius

2. Bœswillwald, Gagnât et Ballu, Thmjad, p. 124-130. Ballii, les Ruines de Timgad, p. 109-111.

3. Il est bon de remarquer que la baie n'était pas surmontée d'une voûte continue en berceau, mais d'un plafond, bordé de chaque côté par une arcade

et les deux pièces rectangulaires ainsi formées servaient probablement de corps de garde.

De cette porte, une rue mène directement à l'entrée principale du forum. Là aussi s'élevait un arc, en façade sur le decumanm maximusK Sur le front, chacun des pieds-droits était rehaussé d'une colonne engagée et d'un pilastre : disposition semblable à celle des deux faces du monument qui vient

Fk;. 50.

0 1 a 3 4 5 — Porte du nord, à Tiiiigad.

d'être décrit. Par derrière s'étendait un palier, avec deux entrées latérales, llanquées de pilastres.

Nous allons maintenant décrire une série d'arcs à une seule ouverture, d'un type très usité en Afrique. Les pilastres qui décorent les pieds-droits y sont précédés de colonnes, entièrement dégagées. Pilastre et colonne reposent sur un piédestal élevé, muni d'une base et d'un couronnement moulurés. Ils portent

qui reposait sur deux petits pieds-droits se faisant vis-à-vis à l'entrée du passage. La même disposition se retrouve aux trois baies de l'arc de Trajan à Timgad, de l'arc de Macrin cà Zana, de celui de Septime-Sévère à Lambèse, d'un autre arc de cette ville, situé à l'est du Capitole. Ailleurs, la baie, étant peu profonde, est, comme il est naturel, surmontée d'une simple arcade. 1. Bœswillwald, Gagnât, Ballu, l. c, p. 18. Ballu, /. c, p. 101.

un entablement; celui-ci se décroche de rental)lement qui passe au-dessus de la baie et qui fait le tour de l'édifice.

A ce type ai)partonait un arc fort élégant deConstantine, qui était en assez bon état il y a soixante ans et qu'on a détruit sans nécessité'. La baie, large de 5"", 75, était tlanqiiée, sur l'une et l'autre face, de deux pilastres corinthiens, précédés de deux colonnes-. Des inscriptions '"^ prouvent que cet arc triomphal''^ fut élevé vers le début du m" siècle, par les soins d'un magistrat de Ciria, M. Caocilius Natalis, peut-être identique au Caecilius Natalis qui est un des interlocuteurs du célèbre dialogue chrétien de Minucius Félix.

Un arc analogue se dresse, encore presque intact, au milieu des ruines de Zana'"^ (plan, fig. 51 ; vue, planche XXXIII). Il y manque toutefois la plupart des blocs qui constituaient l'attique, ainsi que les deux colonnes de la face orientale : elles furent, dit-on, transportées à Constantino au xviii'' siècle. A droite et à gauche de l'arcade, chaque face est ornée d'un pilastre corinthien et d'une colonne monolithe de même ordre, s'élevant sur un piédestal commun, de 2"", 25 de hauteur. L'arcade, dont le diamètre est de 4", 50, repose sur deux impostes qui ressemblent à des chapiteaux de pilastre et qui sont d'un style surchargé (méandres, suite d'oves

1. Ravoisié, I, p. 19 et 35, pL 17-18. Delamare, pi. 123, fig. 2-7, et 124, fig. 1.

2. Les colonnes, ainsi que l'entablement et l'attique, manquaient déjà lors de la conquête de Constantine.

3. Corpus, VIII, 7094 = 19434 (qui a dii décorer la façade de l'arc) ; 7095- 7098 (pierres placées dans le voisinage imniéiliat de l'arc). Doublet et Gauck- 1er, Musée de Constantine, pi. II, fig. 2.

4. «/lc('«s tviinnphalis cum statua aerea Viiiutis domini n{osli'ï) Antonini Aufjusti. »

5. Renier, Mélanges d'épigraphie, p. 189-190 et planche à la fin du volume. Duruy, Histoire des Romains, VI, p. 273. Revue de l'Afrique française, 1886, pi. VI (à la p. 71). Graillot et Gsell, Mélanges de VÉcole française de Rome, XIV, 189'<, p. 533-537, pi. XII et XIII.

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