‹ Les monuments antiques de l'AlgérieChapitre 60 sur 117 · ARC A DEUX BAIES · texte numérisé non relu

ARC A DEUX BAIES

Le seul arc à deux baies Je 1" Algérie ' se voit à Announa- (plan, fuj. 56, d'après Ravoisië ; vue, })lanclie XXXVIIj. II ornait l'entrée méridionale de la ville. De ce point, une grande voie dallée, se dirigeant du sud au nord, conduisait à

sieurs que je n'ai pas vus, mais qui sont brièvement mentionnés par des archéologues :

1° A Oudjel (Uzelis), à 37 kilomèires à l'ouest de Constantine. Creuly, Annuaire de Conslanline, 1853, p. 88. Cherbonneau, ibid., 18o4-o, p. 147. Reboud et Goyt, Rec. de Conslantlne, XX, 1879-1880, p. lo.

2° A Mechta \ehar, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Constantine. Cherbonneau, ibid., VII, 1863. p. 180. Reboud et Goyt, ibid.^W, p. 68.

3° A El Gouléa {Arsacal), h une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Constantine. Restes d'un arc, dédié à Hadrien. Cherbonneau, Ann. de ro«slanline, IS&O-l, p. 249. Co/-p«s, VIII, 6047.

4° A Lambiridi, au sud-ouest de Batna. Les deux pieds-droits (mesurant 2'",32sur 1"',25) ne paraissent pas avoir présenté d'avant-corps. La baie avait 3 mètres de largeur. Les restes de cette porte ne sont plus visibles aujourd'hui. Luciani, Rec. de Constantine, XXIII, 1883-4, p. 116.

5° et 6" A Henchir Gouçat, dans la plaine du Garet, au sud est de Khenchela. Deux portes. L'une d'elles fut élevée au temps de Valens, Gratien et Valentinien II. Masqueray, Revue africaine. XXII, 1878, p. 46S. Corpus, VIII, 10702 = 17616.

7° et 8° A Besseriani {Ad Majores), au sud-ouest de Tébessa. .\rc, dont les pieds-droits présentent v de chaque côté un pilastre corinthien, qui supporte « une corniche assez simple. La largeur de la porte est de 3".u0 entre les « pieds-droits, soit 5 mètres entre les pilastres ; du sol à la clef de voûte, la « hauteur est de 4 mètres (Baudot).» La partie supérieure offrait une dédicace à Gallien et à Saloninus, de l'année 267. Des vestiges d'une autre porte semblable et de même époque ont été signalés à Besseriani. Baudot, Recueil de Constantine, XVII, 1875, p. 124-125. Masqueray, Revue africaine, XXIII, 1879, p. 74-75. Corpus, VllI, 2480 et 2481 = 17970.

La porte de Bougie citée par Graef, apud Baumeister, Denkmiiler des Idassischen Altertums, III, p. 1889, n° 45 (d'après Delamare, pi. 2, en bas, à gauche), a été construite par les Espagnols, au xvi^ siècle.

1. Conf. l'arc de Saintes, en France : Graef, apud Baumeister, /. c, p. 1881, n'>29.

2. Berbrugger, Algérie historique, province de Constantine, pi. à la page 22. Ravoisié, II, p. 10-11, pi. 5-7. Delamare, Revue archéologique, VI, 1849, p. 18-19. Id., Exploration, pl. 164, fig. 7, 10-12; pi. 166, fig, 2.

la porte étudiée plus haut' et sans doute aussi au forum. Les trois pieds-droits, de forme rectangulaire (2", 18x1 ",76), offrent à chaque angle de petits pilastres cannelés, surmontés de chapiteaux corinthiens àfeuilles non découpées ; au dessus, régnaient les impostes. Cette décoration rappelle celle d'une troisième porte d'Announa, dont nous avons déjà parlé '^. Les Ijaics, bordées d'archivoltes, ont 3 mètres de largeur. Le monument

Fi(i. oO. — Arc d'Announa.

est d'une facture assez négligée et aujourd'hui fort ruiné. L'une des arcades est complètement détruite, les deux tiers de l'autre manquent. Il ne reste qu'une petite partie de l'entablement (architrave assez épaisse, frise très étroite, large corniche); deux pierres seulement de l'attique demeurent en place. Une des baies, celle de l'est, a servi de porte à une grande enceinte, faite avec des matériaux de démolition, probablement sous la domination byzantine.

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