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Celui de l'est seul a été déblayé

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Du côté extérieur, elles étaient surmontées de sculptures représentant des masques : l'un de ces bas-reliefs est accompagné du mot Evmic{h)u[sj, qui fait sans doute allusion à une célèbre comédie de Térence. Des salles sont ménagées entre les renfoncements. La cage d'un escalier subsiste dans l'angle nord-ouest ; il y en avait évidenunent un autre à l'extrémité opposée. La façade du monument était peut-être décorée «l'un portique, mais il faudrait des fouilles pour s'en assurer.

Le théâtre de Pliilippeville ' (plan, fuj. 63; vue planche XL'S^IIIj est en mauvais état, car un assez granrl nondtrc de pierres y ont été prises dans les premiers temps de l'occupation. Roger, en 1859-1861, puis le Service des monuments historiques, en 1891, l'ont dél)la vé presque complètement. Cet édifice est établi sur la pente orientale d'une colline : le public était tourné vers l'est.

Sauf sept ou huit blocs de pierre, les gradins ont entièrement disparu. Ils reposaient en bas sur le roc, qui avait été taillé en bandes concentriques pour les recevoir, plus haut sur des massifs de blocage. Dans la partie supérieure du théâtre, de gros murs en moellons et en Iniques, restés debout, délimitent une série de cham])res, longues de 4^,00, larges en moyenne de 3 mètres; elles étaient surmontées do voûtes en blocage, dont quelques-unes subsistent encore, et qui, inclinées dans la direction de l'orchestre, devaient soutenir des gradins. Cependant, quatre de ces voûtes sont, au

L Ravoisié, II, pi. oi-oo. Delauiare, pi. 18,fig. 1-3. Fcnech, Hisfoire de l'/iilippeville, p. 2.3-24. Vec. de ConsL, VII, 1863, p. xiii. Roger, Mémoires lus à la Sorboniip, 186i, p. 31, pL 111. Idem, Bévue africaine, IX, 186j. p. 389-393. Gsell et Rerlrand, Musée de PhilippeviUe. p. 6-10. Nous avons indiqué sur notre plan, d'après Ravoisié, les vestiges de la scène qui ont été vus par cet architecte et cjui ont disparu depuis.

TUÉATRES. AMPHITHÉÂTRES. CIRQUES

contraire, poiicliées vers le dehors; elles supportaient évidemment des escaliers, permettant d'arriver aux places supérieures. On passait, pour s'y rendre, par un couloir courbe, à ciel ouvert, qui s'étenden arrière. C'était une galerie d'accès, dans la(juelle les spectateurs d(''l)oucliaient par plusieurs portes. Des escaliers, traversant six des chamlires dont nous venons de parler, la mettaient en communication avec nn autre

Fio. 03. — Théâtre de Philippeville.

couloir courbe Jadis voûté, disposé en avant et au-dessous des chambres. De ce second couloir, partaient d'autres escaliers prolongements des précédents ; ils menaient à la partie inférieure du théâtre. Le premier couloir est coupé, au centre, par deux murs à peu près parallèles, qui ont pu appartenir aux substructions d'une vaste loge, on plutôt d'un sacdlion, contenant une grande statue.

Ravoisié a vu des restes de la niurette qui bordait la scène du côté de Torcliestre. Elle présentait des niches semi-circulaires et rectangulaires, comme à Djemila et à Khamissa. Par derrière, des cubes de pierre, percés de mortaises carrées, étaient destinés à recevoir des mâts qui soutenaient peut-être le rideau, ou qui portaient ime décoration d'avant-scène •. Entîu, une partie du mur du fond de la scène figure aussi sur le plan de Ravoisié. Ces vestiges ont disparu sous des bâtisses modernes.

Le théâtre de Rusicade, dont la plus grande largeur atteint 82™, 40, devait contenirde cinq à six mille places. 11 était assez richement décoré : on y a trouvé des débris d'une belle corniche et de balustrades en marbre. 11 ne date pas d'une époque antérieure au règne d'Hadrien, car le massif d'une voûte contenait une monnaie de Sabine, femme de cet empereur. Dans le cours des ii'' et m" siècles, il fut embelli ou restauré à plusieurs reprises ; particulièrement en l'année 225, par les soins d'un magistrat de la confédération de Cirta, M. Fabius Fronto2.

On voit à Guelma les ruines d'un théâtre ^ (plan, fig. 64; vue, planche XLIX), plus petit que celui de Phihppeville, — il n'a que 58™, 05 de largeur, — et plus mal conservé. Il a servi de carrière à diverses reprises ; actuellement, tout un quartier de la ville française y dépose ses immondices. Tourné vers le nord, il occupe une pente, qui a été creusée

1. Pour la destination et raniénagement de ces mâts, voir Gagnât, Timr/ad, p. 107-108; Choisy, Histoire de l'archilecfiire, 1, p. 4SG.

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