‹ Les monuments antiques de l'AlgérieChapitre 76 sur 117 · Rec. de Constantine, XXIII, p · texte numérisé non relu

Rec. de Constantine, XXIII, p

A Tébessa, rampliithéàtre ' n'est plus représenté que par une excavation à peu près circulaire de 50 mstres do diamètre, que Ton voit au sud-est do la ville ; les Byzantins d'abord, puis les Français en ont pris t(Uis les matériaux. Il s'appuyait, d'un côté, sur une pente, de l'autre, sur des massifs de blocage. Les gradins inférieurs étaient en tuf, les gradins supérieurs en pierre calcaire ; on a supposé que ces derniers avaient été ajoutés lors d'un agrandissement de l'édiflce. Il y avait environ quinze ou seize rangs de sièges.

L'amphithéâtre do Cherchel-, où eut lieu, d'après la tradition, le martyre de sainte Marcienne, se trouve dans la partie orientale de la ville antique. Il mesure environ 120 mètres de long, sur 70 do large : les doux onti'ées principales s'ouvraient aux extrémités du grand axe. Il y a une soixantaine d'années, c'était le mieux conservé des monuments romains de Caesarea ; mais on y a pris tant de pierres qu'il ne reste plus en cet endroit que quelques décombres, presque cachés par une végétation luxuriante. Plusieurs gradins sont encore visibles au sud-est.

ATipasa, Fa mphi théâtre'^, long de 100 mètres, large de 85^ est assez enterré et n'a pas été fouillé. Çà et là, dos portions de murs dépassent le sol, et l'on reconnaît à l'un dos sommets de l'ollipse, au sud-ouest, l'emplacement d'une des grandes

1. Moll, Annuaire de Conslanfine, 18")8-!1, p. 40-4."i. Girol, Rec. de Consfaiitine, X, 1866, p. 213-5. Héron de Villefosse, le Tour du Monde, 1880, II, p. 14.

2. Ravoisié, III, pi. 28. De Blinière, Revue archéologique, V, 1848, p. 344-5. De Verneuil et Bugnot, Revue africaine, W\\ 187U, p. 136-7. Héron de Villefosse, Archives des Missions, 3" série, II, p. 392-393. Waille, De Caesareae monumentis, p. 18-20. Gsell, Guide archéologique des environs d'Alger, p. 54-57.

3. Gsell, Mélanges de VÉcole française de Rome. XIV, 1894, p. 334-5 (il s'élève vers le milieu de la ville romaine).

sot LES MONUMENTS ANTIQUES DE L ALGÉRIE

portos. La construction, qui est médiocre, ne parait pas antél'iouro au m" siècle de notre ère'.

11 n'existe en Algérie qu'un seul cirque romain :k Clierchel, dans le quartier occidental de rancienne Caesarea*. Les ruines en sont peu distinctes. Cet édifice, qui a plus de -iOO mètres de longueur, sur 90 environ de largeur, présente, selon l'usage, la forme d'un rectangle dont un des petits côtés (celui de l'est) est arrondi. Au sud, les gradins s'adossaient à une pente ; au nord, ils étaient portés par des massifs de blocage. De ce côté, le mur de clôture était soutenu extérieurement par une longue série de contreforts. Ravoisié, qui a fait quelques sondages dans ce cirque, a rencontré à l'est, au milieu de la courbe, les vestiges d'une porte monumentale à trois baies. Les pierres du mur central de la piste ont servi en partie ii la construction de l'église française''.

\. L'aniphilhéàlrcfl'El Outaïa (dans la région de Biskra) est mentionné dans une inscription du temps de Marc-Aurèle {Coi-pus, VIII, 2488 et p. '.).j3) ; il ne semble pas avoir laissé de traces distinctes. Peut-être était-il en terre. — Une inscription {Corpris. 5276) permet de supposer qu'il y avait à Ilippone un amphithéâtre. On a cru pouvoir en indiquer l'emplacement : Papier, Leilres sur Jfipjione, p. 1 14.

AGuelmaet à Hammam Meskoutine, des excavations elliptiques ont paru représenter des amphithéâtres : Grellois, Mémoires de V Académie de Metz, XXXlll, 18.j1-2, i'''^^ partie, p. 216 et 321. — Quelques archéologues ont donné le nom d'amphithéâtre, de cirque, ou de Ihéàtre à une dépression qui se voit à Bougie et qui, à mon avis, n'est pas artificielle : Lapéne, V'uifjt-six mois à Uoiif/ie, p. 10-20; Féraud, Renie africaine, 111, 18.'J8-9, p. 304, n" 2; Vigneral, Ruines romaines de la KahijUe du Djardjura. p. l.jO, n°2; Poulie, Rec. de Constuntine, XVII, 1875, p. 437. — Pour les amphithéâtres de Sétif et de Constanline, voir plus haut, p. 201 et p. 200, n" 1. Celui de Constantine est mentionné dans une inscription du temps de Seplime-Sévère : Corpus, VIII,

2. Ravoisié, III, pi. 20. De Verneuil et Bugnot, Revue africaine, XIV, 1870, p. 132. Waille, De Caesareae monumenlis, p. 20-21. Gsell, Guide archéologique des environs d'Alger, p. 61.

3. Peut-être y avait-il un cirque à Constantine. sur la rive droite du Rummel, à l'endroit qu'occupe aujourd'hui la gare. Mais la chose est assez douteuse. Temple et Falbe, Relation d'une e.rcurs'ion à Constantine. p. 75-6.

On a cru distinguer aussi à Chcrcliel les traces d'un stade ^

Ravoisié, 1. p. 12. Marchand. Bec. de Conslantine. X, 1800, p. "1, et XI, 1807, p. 3"34. Vars, ih'ul., XXVllI, 189:i, p. 31."). — Des inscriptions indiquent l'existence de cirques à Bougie [Corpus. VIIF, 8938) et à Aumale [ibid., 903-2, 900o\ Il est question de courses de chevaux à Tcbessa (Jbul., IOÏIOd); mais elles ont pu avoir lieu sur une simple piste en terre.

1. Ravoisié, 111. pi. 21-22 (prés du rivage). Waille, L c, plana la page n,n°7. Sous Seplime-Sévère, Césarée avait reçu le droit de célébrer annuellement deux agones. fûtes qui se donnaient soit dans le cirque, soit dans le st.uk' [Corpus, VIII, p. 198;j). — A Constantine, un édifice circulaire ou elliptiiiue, dont on a retrouvé quelques vestiges, paraît avoir servi h des spectacles. Brunon etMeister, Ree. (/eCo/w/., XVII. IST.l p. 01-8, pi. XIII. Poulie, :7nW. , XXII, 1882, p. 283-4. Vars. ibid., XXVllI, 1S93, p. 2(i2-i.

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