‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 1 sur 285 · ROUTES · texte numérisé non relu

ROUTES

Il n'entre pas dans le plan de ce livre d'étudier le réseau routier dont les Romains couvrirent l'Algérie * : œuvre admirable à laquelle prirent part le gouvernement impérial (qui y employa ses soldats), les communes et les propriétaires. Nous nous bornerons ici à quelques indications sur la structure des voies.

Elles ne sont dallées qu'à l'intérieur ou dans le voisinage immédiat des villes Ainsi, la grande route qui longe la lisière septentrionale de l'Aurès est couverte d'un beau dallage à travers Thamugadi, où elle se confond avec le decumanus maximus^. Ailleurs, le revêtement ne consiste qu'en

1. En attendant des travaux plus complets, voir C irpus, VIII, p. 859 seq. ; Tissot, Géographie de la province romaine d'Afrique, 11, passim; Cat, Essai sur la province romaine de Maurétanie Césarienne, passim et surtout p. 261- 270; Gagnât, VArmée romaine d'Afrique,^. 684-700.

2. M. Carton a fait la même remarque pour les voies antiques de la Tunisie {Mémoire sur les caractères de l'architecture de l'Afrique romaine, p. 11).

.3. On peut citer aussi des chaussées dallées à Alger (Berbrugger, Revue africaine, lil, 1838-9, p. 68-70), à Cirta (Ravoisié, Exploration, I, p. 7; Temple et Falbe, Ilelafion d'une excursion à Constantine,^. 85), etc. Conf. une inscription de Cherchel {Corpus, VIII, 10979) : «... [viam] lapide stratam [di]gnam congruentemque [s]plendori patriae suae reddiderunt. »

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