Voir en particulier le plan fig
5. Nous ne parlons pas ici des salles à abside qui flanquent les grandes églises de Morsott (n» 91) et de Timgad (n° 152). Dans ces salles, qui n'étaient sans doute pas de véritables sacristies, l'abside est perpendiculaire et non parallèle à l'abside de l'église.
ÉDIFlCi:S DU CVLTK CHRÉTIEN
Ces salles avaient des portes, donnant soit sur les collatéraux, soit sur Tabside, soit sur l'extérieur. A Tébessa, par exemple (n° 138), on distingue très nettement les deux l)aies qui faisaient communiquer chaque sacristie avec le bas côté contigu et avec le prcshijterium . Dans certaines églises, une seule des sacristies s'ouvre sur l'abside : il faut y voir le diaconicum, où l'on gardait les livres et le mobilier sacrés, et où les clercs se tenaient avant d'entrer dans le presù//ff'rit()/i Au contraire, la salle où les fidèles appori aient leurs offrandes iprot/tesis), n'a quelquefois d'entrée que sur le qi(adrn/in)i populi -. La prntliesis était tantôt à droite, tantôt à gauche de l'abside ; la même remarque s'applique naturellement au diacoiiicinn.
Le sol des sacristies est établi soit au niveau des nefs de l'église, soit au niveau de l'abside : cette différence permet, en certains endroits, de distinguer la pro/hesis (de }»]aiii-pied a,vec le quadratiDii) du diaconicum (de plain-pied avec le presbyteriiimY. Les secrelaria devaient être couverts d'une simple toiture, inclinée dans la direction du fond^.
La basilique d'Honchir Terlist(n" 144) semble avoir présenté une disposition particulière : elle n'avait pas de sacristies, et une galerie semi-circulaire régnait peut-être autour de l'abside.
On connaît en Algérie plusieurs cryptes, construites sous des absides et datant de la même époque qu'elles. Celle de Bénian, que précédait un vestilnde, permettait l'accès d'une
1. Bénian (n» 22); Klierbet Guidra (n" 60); peut-être Sidi Eœbarek (n" 123).
2. Bénian ; Ktierbet Guidra. A Zana (n" 164 et fig. 153), les deux sacristies antérieures étaient probablement des salles d'oQ'randes, les deux postérieures des diaconica.
3. Bénian; Kherbet Guidr.i; Malifou (n" 70) ; ïipzirt (n» 146).
4. 11 y avait cependant des voûtes d'arêtes au-dessus des sacristies de l'église du Capitole, à Constantine (n" 4i).
LES MONLMEMS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
fenestella coirfc^^ionh^ ouverte sur le tombeau d'une martyre; celle de Castiglione contenait des fonts baptismaux et était flanquée de deux salles souterraines : pour l'aménagement de ces cryptes, voir nos descriptions détaillées n°' 22 et 39 ^ A Orléansville (n° 95) et à Gouéa (n° 51), il y avait sous l'al)side un caveau funéraire, qui n'était pas, à proprement parler une crypte, puisqu'il parait avoir consisté simplement en un réduit, ménagé dans le soubassement du presb/j/eni/iu
A Matifou (n" 79), à Orléansville (n° 95) et dans la chapelle de Févèque Alexandre à Tipasa (n" 1(30) ■% on trouve des contreabsides sur le petit côté du sanctuaire qui fait face au preshytcr'uim. Toutes les trois ont été bâties après coup : peut-être vers le début (Ui iv° siècle à Tipasa, en 475 à Orléansville, ^probablement sons la domination byzantine à Matifou. Elles abritaient des tombes de personnages vénérés. — Nous avons distingué, à Zraïa (n" 168), les traces d'une abside appliquée contre le bas côté de droite et renfermant aussi des sépultures.. L'église d'Henchir Teniet el Kebch (n° 142) offre de même une abside latérale, dont la destination est inconnue.
En divers lieux, une ou plusieurs salles venaient s'adosser aux murs latéraux^; ailleurs, des bâtiments s'élevaient dans
\. Je ne parle pas ici de la salle souterraine sur laquelle s'élevait une chapelle de Tigzirt (n" US) ; elle appartient à un édifice plus ancien que ce sanctuaire chrétien.
2. On parle cep-judant d'un escalier conduisant au caveau de l'abside d'Orléansville.
3. Pour ce dernier édifice, contre-abside n'est pas tout ù fait le terme qui convient, puisqu'il n'y a pas d'abside à l'extrémité du sanctuaire. jMais l'espace que nous appelons ainsi se trouve en face d'une estrade qui tenait lieu de preshyterium .
4. Ain Tamda (n» 6) : Bénian (n° 22); Djemila (n» 48); Kherbet el Mahrab (n° 78); Matifou (n° 79); Tébessa, grande basilique et chapelle voisine (n°138); Timgad (n" ISS); Zraïa (n» 168); etc. Il est souvent difficile de reconnaître si ces bâtiments sont de la même époque que les sanctuaires.
le voisinage immédiat des églises, dont ils formaient sans doute des annexes'. Quelques-uns étaient des baptistères-; le plus souvent, il est impossible de dire à quels usages ils servaient^.
L'autel'' était généralement en l)ois ^ : c'est pourquoi on n'en trouve d'iiabitude d'autre trace que le cadre de pierre qui le portait^ ou les mortaises dans lesquelles s'enfonçaient les montants". Il recouvrait soit un coffre renfermant des reliques
1. Ilenchir Bou Takrematène (n° 37) ; Morsott (n" 01) ; Oi'léansville (n" 93); Taksebt (n" 132-133); Tébessa (n" 138); Tigzirt (n» 146); Timgad (n° 152); Tipasa, grande basilique et basilique de Sainte-Salsa (n" 157 et 159).
2. Bénian (n» 22); Matifou (n° 79) ; Morsott (n» 91) ; Tébessa (n» 138) ; Tigzirt (11° 146); Tipasa (n- 157).
3. C'étaient des chapelles contenant des reliques (conf. à Hippone, n» 66 a ; peut-être aussi la salle tréllée contre la basilique de Tébessa et la chapelle voisine à l'est, n" 138); — des oratoires; — des salles d'agapes (voir à Constantine, n° 44) ; — des habitations pour le clergé, etc. On peut penser aussi à des bibliothèques (voir pour Constantine, n° 44 ; pour Hippone, Augustin, De /laeresibus, chap. 88, et Possidius, Vie de saint Augustin, ch. 18 et 31).
4. Dans aucune église, on ne constate l'existence de plusieurs tables saintes. Mais, naturellement, quand on construisait une chapelle auprès d'une basilique, cette chapelle pouvait abriter aussi un autel (Hippone, n» 66 a ; Tébessa, n» 138).
5. Optât, De sc/iismate doiiatistaruin, 2, '21, in fine; 6,1. Augustin, Contra Crescomum, 2, 47; Lettre iSo, 27. Conférence de Cartilage de 411, 1, 139 (Migne, Patrol. lat., XI, p. 1316). — Vestiges d'autels en pierre à Henchir el Begueur (n" 20), à Kherba (n° 69), à Kherbet el Ousfane (ir 104), à Sériana (n° 119), à Et Toual (n° 163), à Zoui(n'> 107) ; — peut-être aussi à Chabet Medabouah (n« 40), aux Ouled Sassi (n" 100), à Kherbet Oum el Ahdam (n° 102), à Tébessa (n- 138, salle tréflée), à Henchir Tikoubaï (n" 150).