lîeviie africaine, XIX, 1875, p
3. Notons qu'un chapiteau ionique, trouvé sous la cour de cette grande mosquée, appartient certainement à l'époque chrétienne : Devoulx, l. c, p. 417, n° 12 (fig. 3 de la pl. II) ; conf. Berbrugger, Livret du musée cV Alger, p. 93, n" 125).
4. Peyssonnel, Voyage dans les Régences de Tunis et d'Alger, I, p. 284. Shaw, Voyages dans plusieurs provinces de la Barbarie {édit. française de 1743), 1, p. 153. Temple et Falbe, Relation d'une excursion à Constantine, p. 32. Berbrugger, Algérie historique , pittoresque et monumentale, province de Constantine, p. 22, 23-24. Dupuch, Essai sur l'Algérie chrétienne, p. 111-2. Poujoulat, Voyage en Algérie (2° édition), p. 231. Ravoisié, Exploration, II, p. 13-14; pl. 15, fig. 1-8. Delamare, Revue archéologique, VI, 1849, p. 19-22 et pl. 111. Le même, Exploration, pl. 163, fig. 1-6. Poulie, Rec. de Const., XVII, 1875, p. 391; XXII, 1882, p. 298-9; XXIV, 1886-7, p. 170 ; XXVII, 1892, p. 260. Bernelle, ibid., XXVII, 1892, p. 102-4, et Bull. Comité, 1892, p. 521-2. Diehl, Nouvelles archives des Missions, IV, 1893, p. 368-370. Wieland, Ein Ausflug ins altchristiiche Afrika, p. 123-6.
(le taille, de (limeusions diverses; les assises, hautes en moyenne de 0'",15, sont assez irrégulières; les interstices ont
été bouchés par de petites pierres ou des briques.
Sur les côtés, derrière cette façade, il y a des retours de 2'", 30- 2"40, en pierres de taille. Le reste des parois latérales est presque partout en mauvais blocage, avec des chaînes en grands matériaux. L'abside est soit ou blocage, soit en l)ierres de taille, mal ajustées. Les matériaux employés ont été empruntés à des monuments d'époque antérieure ; fragments d'architecture, bases
de statues honorifiques, monuments funéraires, etc. Mais
Basilique d'Announa.
rien ne prouve que la façade soit une dos parois d'un édifice plus ancien, resté debout en ce lieu.
La longueur totale est de lO^jôO, la largeur do 13"M5. Orientation nord-est.
En avant, on voit les restes d'une suite de paliers dallés, permettant d'atteindre Tentrée. Il n'y a qu'une seule porte, au milieu du front. Haute do 2", 26, large de 1"',75, elle présente un grand linteau monolithe, surmonté d'un arc de décharge. Sur la clef, est sculptée une croix latine, accostée de l'a et de Wi. La façade est percée, en outre, de deux fenêtres (de l'°,10 sur 0",74), disposées sj'inétriquemeut de chaque côté de l'entrée, à 2", 70 au-dessus du niveau du seuil, et de c|uatre lucarnes, placées un peu plus haut; il n'j a dans ces baies aucune feuillure. A l'intérieur, le mur est renforcé par une sorte de banquette, de 0", 40 de hauteur, qui fait retour à gauche, et sur laquelle est établi de ce côté un contrefort ; une disposition semljlable ne s'observe pas à droite. Sur la même banquette s'élèvent deux pilastres (coiffés de mauvais chapiteaux corinthiens), qui terminaient les deux colonnades limitant les vaisseaux de l'église'.
Les bases des colonnes, d'ordre attique, se rapportent à deux séries. Les unes, à plinthe basse et d'un galbe élégant, ont été prises ailleurs ; les autres sont bien plus grossières ; leurs socles, de hauteurs diverses (O^jiS à 0'",36), attestent qu'on les a taillées pour des fûts inégaux : elles ont dû être faites exprès pour l'église. Les fûts, en marbre, sont de diamètres différents et proviennent de monuments plus anciens. Les chapiteaux sont également des pièces d'emprunt. On en a
1. Il y avait peut-être deux pilastres semblables du côté opposé, en avant di l'abside. Us ont disparu.
168 LES MONUMEiSTS ANTIQUES DE LALGÉRIE
trouvé plu:sieurs d'ordre corinthien, d'un beau stj'le ; RaA^oisié on a publié' un autre, d'ordre ionique décadent, qu'il a rencontré dans cette ruine : il provient aussi d'ailleurs-. Les chapiteaux des piastres adossés au mur de façade sont de même, autant qu'il semlde, des morceaux rapportés. Ces supports étaient reliés par des arcades en pierres de taille, dont une amorce subsiste encore au-dessus d'un des pilastres. La hauteur sous l'intrados devait être de 5", 10 environ.
Des feuillures, pratiquées dans la plupart des bases <lu fond, indiquent que les trois dernières travées étaient barrées par une grille en bois ou en métal. Une autre grille traversait la nef et ne s'interrompait qu'au milieu : une petite dalle rectangulaire, percée d'une mortaise, et une dalle semblable, qui a disparu, recevaient les montants de cette clôture, destinée à isoler le ch(pur. Le sol de la plus grande partie du vaisseau central est en terre battue. Les bas côtés sont au contraire dallés. Il en est de môme du fond de la nef, sur une étendue de 3"", 30 : c'était sans doute là que se dressait l'autel, ([ui n'a pas été retrouvé'^ ; peut-être était-il en bois.
L'abside, enfermée dans un cadre, était voûtée en cul de four. Surélevée de 0"", 31, elle présente un dallage. On y monte })ar une marche. L'entrée, qui mesure seulement 3", 70 de large, alors que le diamètre de la salle est de 5 mètres, était flanquée de deux colonnes, dont les bases, prises ailleurs, sont encore en place. Deux impostes ou coussinets allongés, décou-