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Les murs de séparation ont disparu

4. On distingue actuellement deux de ces murs, au sud et à l'ouest. 11 y en avait sans doute un troisième, à l'est; il est d'ailleurs marqué sur un croquis, levé en 1860, que j'ai trouvé dans des papiers de Berbrugger.

5. De Rochemonteix signale des mosaïques dans les chambres qui flanquent cette cour: on n'en voit plus aucune trace.

JIAISOiNS. INSTALLATIONS RURALES

Une autre maison de Saint-Lcu\ beaucoup plus vaste, est aujourd'hui à peu i^rès indistincte. Mais on en a un plan, dresse en 1862 par Viala de Sorbier : nous le reproduisons ici

FiG. 87. — Grande maison de Saint-Leu. '

La lettre A indique un A^estibule qui faisait saillie en avant de la façade et qui était, semble-t-il, largement ouvert sur le dehors. Autour de la cour B, s'élevaient quatre portiques, bor-

1. Revue africaine, VI, 1862, p. 462-3; VII, 1863, p. 227-9. De Rochemonteix, ibid., XIII, 1869, p. 68-70. Gsell, ibid., XXXVIII, 1894, p. 229-231 et pl. II.

20 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

(lés do vingt colonnes et couverts de toits en tuiles ; il est probable qu'ils étaient pavés de mosaïques communes. Des fontaines en forme d'hémicycle étaient appliquées contre trois do ces portiques, et, au centre de l'espace à ciel ouvert, il 3' avait un bassin rond. Les couloirs C et D conduisaient peut-être à dos communs. On reconnaissait nettement, à droite de la cour, les chambres F, G, H, I, J, K, L, dont plusieurs offraient des mosaïques ornementales. A gaucho, au contraire, les murs étaient presque effacés ou recouverts par des constructions plus récentes. Le plan de A^iala de Sorbier n'indique pas de communication directe entre la cour et ces chambres de gauche (E).

En arrière de la cour B, il y avait un couloir M, pavé en mosaïque, flanqué de deux jardinets carrés N et 0, que des colonnes limitaient' et où s'élevaient des fontaines semicirculaires'^. Une galerie PP, longue de 32 mètres et revêtue d'un pavement en mosaïque, était perpendiculaire au couloir. La grande salle do réception Q s'ouvrait sur cette galerie par trois baies inégales. Elle mesurait 8"", 40 de largeur ot 12'", 4U de profondeur. La paroi du fond était peut-être percée do trois fenêtres ou portes, ayant vue sur un jar(Hn. Sur le sol s'étendait une belle mosaïque à personnages, que l'on a transportée au musée d'Oran ; elle représente diverses scènes mythologiques ■'■ : l" Zagreus jouant avec une panthère, Pratolaos, le

1. 11 restait du moins deux bases de colonne le long du couloir PP.

2. Le jardin 0 communiciuait avec la chamlji-e K par une baie dont le seuil a été trouvé en place.

3. Demaeght et Héron de Villefosse, Bull, des antiquités africaines, II, 1884, p. 117-9 et pl. V. Héron de Villefosse, Revue de F Afrique française, 1887, p. 394-6 et pl. IV. Duruy, Histoire des Romains, VII, p. 497. Robert, Jahrbuch des archdologischen Instituts, y, 1890, p. 215-237, pl. IV-VI. La Blanchère, Musée d'Oran, p. 40,4fi, 47-50, ;i7-69; pl. II-VI. Demaeght, Catalogue du Musée d'Oran, p. 4-S et planche. Die/ ionnaiiT des Antiquités, s. v. Latona, p. '.183.

MAISONS. INSTALLATIONS KLUALES 21

Cabire et sa compagne, les pareuis de Pratolaos (Mites et Krateia) ; la scène se passe auprès de la statue de la Grande Mère, en présence de Pan, gardien du bois sacré ; 2° Marsyas emmené au supplice, devant Apollon et Olympes; 3° Latone protégée par Poséidon contre le serpent Python et transportée par l'Aquilon à Délos ; 4° Hercule, vainqueur de Cliiron. Une autre mosaïque, avec le triomphe indien de Bacchus, a été également découverte dans cette maison ' : on n'a pas pris soin d'indiquer avec précision dans quelle salle elle se trouvait. La lettre R de notre plan désigne une citerne. Elle était alimentée par un canal, partant d'une cuvette ménagée à l'un des angles du jardin N, cuvette où s'écoulaient les eaux qui tombaient sur les toits et les terrasses.

En dehors de Timgad et de Saint-Leu, aucune habitation urbaine importante n'a été déblayée méthodiquement en Algérie. Nous mentionnerons cependant la maison possédée à Thibilis parla famille des Antistii, dont un des membres devint consul sous Marc-Aurèle, en 169, et dont un autre membre, également personnage consulaire, épousa une fille de cet empereur. Bernelle y a fait une petite fouille -, qu'il conviendrait de poursuivre. On avait précédemment trouvé en ce lien un grand autel, de l'année 16 i- après Jésus-Christ, dédié au Genius domus'K

A Djemila {Cuiciil), un édifice, situé dans la partie nordouest de la ville, comprenait, nous dit-on, six chambres dispo-

1. Demaeght, Bull, des antiq. afric. H, 1884, p. 117. Héron de Viliefosse, ibid., III, 1885, p. 1-2 et pl. I; Revue de V Afrique française, 1887, p. 396 et pl. V. La Blanchère, Musée d'Oran, p. 46-7, 70-1 et pl. Yll. Demaeght, Cata^ lor/ue, p. 8.

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