Revue africaine, YIII, 1864, p
2. Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. 286 et fig. 103.
FiG. 126. — Basilique d'IIassnaoua.
LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
nades intérieures présentent ceci de remarquable que les supports séparant les deux dernières travées, du côté de la façade comme du côté de l'abside, sont des piliers octogonaux, et non pas des fûts arrondis. Une base attique à socle haut est en place dans la colonnade de gauche. Au fond, abside flanquée de deux sacristies de dimensions inégales ; ces trois salles sont plus élevées que le reste de l'édifice.
66° Ilippone. — C'est sans raison valable que Ton a voulu retrouver des sanctuaires chrétiens dans diverses ruines d'Hippone"'. Mais saint Augustin indique plusieurs basiliques et chapelles qui s'élevaient en ce lieu ou dans le voisinage. Il mentionne à Hippone même :
a) La hasilica maior"- ou hasUica Pacis'-^. Elle avait une abside, à laquelle on montait par des degrés^. Un concile fut tenu, en 393, dans le secretarium de cette basilique''. Une chapelle de saint Etienne'' formait un bâtiment distinct, à côté
1. Citernes, regardées comme étant le couvent de Saint-Augustin (voir plus haut, tome I, p. 263, n. 1). Thermes, appelés par les indigènes Glisla (église), par les Français Basilique de la Paix (voir ibid., p. 230).— On a découvert, il y a près de soixante ans, aux marabouts de Sidi Ali el Attab, de Lala Kroufa et de Sidi Guerni, une mosaïque ornementale, appartenant à un édifice où étaient employées des colonnes de marbre blanc (Dupuch, Essai sur l'Algérie chrétienne, p. 43 ; Amati, Viaggio da Milano in Africa, p. 411-2). Rien n'appuie l'hypothèse de Dupuch, qui identifie cette ruine avec la chapelle des vingt martyrs. — Vers le milieu du xvn° siècle, un religieux français parle d'une église d'Ilippone, dont il ne serait resté que « la coquille du maistre autel » ; on y aurait trouvé « deux corps inhumés en une mesme fosse, il y « avait unze à douze cens ans, comme il paraissait par leur épitaphe » (voir Héron de Villefosse et Papier, Comptes rendus de VAcadémie d'Hippone, l<S!)o, p. xxiii). Il n'y a sans doute rien à tirer de cette indication.