‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 154 sur 285 · Ibid., 1094G · texte numérisé non relu

Ibid., 1094G

Les mots « domito virtute rehelli » font peut-être allusion à la révolte de Firmus (372 environ — 375 après Jésus-Christ). Ce débris de pavement peut provenir d'un baptistère

71" Ksar Sbéhi [Gadiaufala, région d'AïnBeïda). — Église^ située à l'extrémité occidentale des ruines. On ne voit plus que des traces de murs. Longueur 25 mètres, largeur 12 mètres. La nef était séparée des bas côtés par deux rangées de piliers carrés, que surmontaient des coussinets-impostes en forme de tronc de pyramide renversé. Sur l'un de ces coussinets est gravé un monogramme constantinien, avec l'a et W). L'abside fait une saillie courbe à l'extérieur et repose sur un mur de soutènement. Il y avait proltablement de chaque côté une sacristie, moins profonde que cette abside.

71° Ksa/' Ta/a ou lùar Roumi (à 4 kilomètres au sud-est de Bordj Ménaïel, dans la Kabylie occidentale). — Église^, dont le plan n'est plus distinct. La nef était limitée par des colonnes,, qui portaient des arcades en pierres de taille. Certains fûta sont cylindriques, selon l'usage ; la section des autres présentedeux demi-cercles adossés à une partie rectangulaire : c'étaient en réalité, deux colonnes engagées dans un pilier. Les chapiteaux, lourds et grossiers, sont d'ordre ionicjue.

72° Henchir el Ksour (à 3 kilomètres àl'ouest-nord-ouest de Tébessa). — Chapelle, déjà fort mal conservée à l'époque où elle fut fouillée par M. Farges-'. Elle a aujourd'hui disparu et il ne reste que quelques vestiges de l'enceinte qui l'entourait. Longueur 20°\i0, largeur 7"\25. En avant, un vestibule, profond de 2"°, 60, s'ouvrait par une porte centrale, que flanquaient

1. La chose, il est vrai, n'est nullement certaine. 11 s'agit peut-être simplement d'un établissement de bains.

'2. Viré, Rec. de Const., XXXII, 1898, p. 43.

3. Bull, de r Académie dlUppone, XVII, 1881, p. 13-22, pl. IlI-VI.

218 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

Jeux colonnes. Une baie, disposée de même, donnait accès ;i la chapelle proprement dite. Celle-ci n'avait qu'une seule nef, dallée. Elle se terminait par un nuu^ semi-circulaire', qui formait une abside de 3", 60 de profondeur, pavée d'une mosaïque composée de cubes de briques. La clef de l'arc de tète était ornée de deux monogrammes constantiuiens (avec l'a et Vm). En avant de l'abside, le chœur occupait un espace profond de 3",40, qu'un cancel séparait probablement du reste delà nef. On y a mis au jour le soubassement de l'autel, long de 3"\20, large de i",. "30, en pierres détaille; celles des angles « p)résentaient, « dit M. Farges, des cavités carrées, dans lesquelles devaient « être encastrés les piliers supportant le ciboriiim ; celles du « milieu, creusées à 0"',05 de profondeur, renfermaient des « panneaux en mosaïque, formant une série de torsades ».

Une sépulture placée en travers de la nef, devant cet autel, contenait le corps d'un jeune chrétien, Donatus, comme l'indique l'épitaphe gravée sur la pierre londiale (avec le monogramme constantiuieu et Y y. et rw)%

Le monument que nous venons de décrire était entouré d'une enceinte rectangulaire, longue de 22"', 50, large de i4, faite de matériaux divers, enceinte qui parait dater d'une éjioque plus récente. Elle avait deux portes, l'une ii l'ouest, devant le vestibule, l'autre au sud. Deux fragments d'une inscription byzantine-', nommant l'empereur Héraclius, ont été recueillis ;i

1. Le plan de M. Farges parait indiquer dans ce mur une série d'ouvertures rectangulaires. J-e crois que ces prétendues ouvertures correspondent aux parties qui avaient été construites en moellons et qui s'étaient écroulées, tandis que les ciiaines en pierres de taille demeuraient debout. 11 ne faut pas les prendre pour des piliers isolés, comme l'a fait Ilytrek, Bull, di urclieologia crlsliana, 1882, p. 101-2 (couf. ibld., 1880, p. 150).

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