Conf, plus haut, p
2. Gsell, Comptes rendus de VAcadémie des hiscriplions, 1900, p. 48-52. CharrloD, Bull. Comité', 1900, p. 129-149; le même, Bull, de la Société de r^éo- (jrapliie d'Alger, 1900, p. 157-184. Grandidier, Une basilique chrétienne à Rusguniae (extrait de la Semaine religieuse du diocèse d'Alger, 1, 1900), Alger, Jourdan, 46 pages.
sur sa face siipcrienre d'une couche de ciment, que limite un rebord, et entourée d'un massif qui épouse ses formes, mais qui ne s'élève pas aussi haut. On a supposé avec vraisemblance que c'était une table d'agapes, qui aurait appartenu à une église primitive.
La ])asilique mesure intérieurement 34°, 80 de long (sans l'abside) et 19 mètres do large. On peut y distinguer au moins deux époques.
A l'origine, il y avait sans doute une porte au milieu de la façade. L'intérieur était partagé en trois nefs par deux colonnades, dont les éléments avaient été probablement pris ailleurs (on a retrouvé un chapiteau d'ordre corinthien) ; les bases reposaient sur des dés'. L'abside, voûtée en cul de four, était étayée eu arrière par un puissant contrefort, s'élevant, comme le mur même du presbi/terium, sur un empattement courbe. Dans la voûte, on avait employé des amphores, disposées par couches et remplies de pierres, de cailloux et de mortier. Deux escaliers latéraux, dont quelques vestiges ont été relevés, conduisaient de la nef à cette abside, surélevée de 0™,95. Entre les escaliers, le mur de rebord était orné de plaques de marbre et surmonté d'une corniche, empruntée peut-être à un édifice plus ancien ; par-dessus se dressait un cancel en marbre. A droite et à gauche du presbi/terium, on voit des traces de sacristies. Elles ont été remaniées, et la forme courbe que présente leur mur de fond ne date probablement pas de la première époque. Celle de droite atteignait le niveau de l'abside, avec laquelle elle communiquait par une porte : c'était le dia-
1. Sur le plan, ces dés sont indiqués en noir : ce qui pourrait les faire prendre pour des piliers ; il aurait mieux valu les indiquer par les quatre côtés d'un carré.
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conicum. A gauche, la salle d'offrandes parait avoir été de plain-pied avec le collatéral qu elle prolongeait.
FiG. 129. — Basilique de Matilbu.
Les trois vaisseaux et l'abside étaient pavés en mosaïque.
ÉDIFICES DU CULTE CIIIiÉMEN 22îi
Dans les bas côtés, il n j avait que des motifs ornementaux. Dans la nef centrale, on a dégagé, en arrière de la façade, quelques restes d'un tableau qui enfermait une inscription métrique, probablement la dédicace de Téglise. Plus avant, un second panneau offre des séries d'imbrications ; un troisième, sept lignes superposées de poissons, de langoustes et de coquillages. Un quatrième tableau est plus important. Il représente des moutons, des béliers et des chèvres, parnu des plantes et des lleurs. Ces animaux sont gardés par deux pasteurs : l'un, debout, porte un vase à lait, l'autre, dont la tête est entourée d'un nimbe, trait une brebis. Au centre, un agneau blanc nimbé est placé sous une hutte en branchages et flanqué d'un vase. Dans un cinquième tableau, qui n'est séparé de l'abside que par une suite d'amphores, a été tracée une inscription métrique, malheureusement fort endommagée ^ Ces panneaux sont encadrés d'ornements divers. Dans l'abside, on distingue aussi de misérables débris d'une mosaïque : au centre, un agneau couché ; plus près de la nef, des lambeaux d'une inscription mentionnant l'autel, qui devait être en cet endroit.
Cette église fut détruite, nous ignorons à quelle époque. On la reconstruisit sous la domination byzantine-. Les travaux furent exécutés, au moins en partie, par les soins de Mauricius, commandant d'un corps de troupes qui tenait garnison à Rusguniae. L'épitaphe d'une de ses filles nous apprend que cet officier restaura dans la basilique des constructions tombées depuis longtemps : (( ... qui [a)edificia circumlapsa diu la « {h)anc (sic) s[an)c{t)a basilka restauravit. » Les parties de
1 Le passage... [q]uae coeunt [ld\lefe ex utroque decente[r]... se rapporte peut être aux sacristies.
2. Les murs et piliers de la seconde époque sont indiqués sur le plan par des diagonales croisées.