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fond, un espace, dont l'entrée était flanquée de deux demicolonnes, correspond à Tahside ordinaire : les murs en sont entièrement détruits, si bien que nous ne saurions dire si cet espace était arrondi dans sa partie postérieure. On y a découvert un grand sarcophage en pierre, placé transversalement. A droite et à gauche, deux sacristies.

Dans le bas côté de gauche, un rectangle était clos par des dalles, emboîtées dans de petits piliers. Peut-être faut-il y voir une sorte de chœur, qui aurait précédé une abside (dont il ne subsiste aujourd'hui nulle trace). Nous pourrions ainsi distinguer deux axes dans cette église : 1° l'axe principal, orienté d'une manière anormale et passant par le milieu de la tombe d'un personnage vénéré, tombe d'époque antéiieure, que l'on n'aura pas voulu déplacer et dont la position a dû déterminer le plan général du sanctuaire ; 2" un second axe, perpendiculaire au premier et orienté régulièrement, do manière à répondre aux usages du culte.

96°'''' Oi/ed Fcndek (au sud-est de Philippeville). — Chapelle (?) ^, située sur une éminence appelée Sidi Mezian, dominant la plaine de l'oued Fendek et voisine du village actuel <le Jemmapes. Étudiée jadis par Delamare, elle est aujourd'hui entièrement détruite. « Cette construction (reste d'église ?), « dit Delamare, présente une nef, large de 9", 80 et de ■<( 40 mètres de longueur, d'après les restes des murs tracés « par plusieurs rangs de pierres de taille. Cette nef porte, à « droite et à gauche, les traces certaines de deux hémicycles « de 3"", 60 de rayon dans œuvre ; celui de gauche est, sur soa <( milieu, renforcé par un contrefort qui devait vraisemblable-

1. Delamare, Exploration, pl. 47, fig. 13; note manuscrite, feuillets 244 et 249 (verso) du IV de ses dessins, conservés à la Sorbonne.

« meut se retrouver [à droite] ; il est présuinable qu'un (( troisième hémicycle couronnait la nef. Tous ces murs « affleurent le sol, à Texception de ceux des deux hémicycles « qui, moins détruits, gardent encore une hauteur inégale, qui « atteint 4 mètres à l'intérieur. Sur 2 mètres d élévation, ils « sont formés de petits moellons appareillés, et, plus haut, des « briques remplacent ces moellons. Tout le parement exté- « rieur est en moellons, moins bien disposés qu'à l'intérieur. « Nous n'avons trouvé ni moulure, ni inscription, ni colonne. »

Comme le suppose Delamare, cette ruine a peut-être appartenu à un éditice religieux, soit à une chapelle en forme de trèfle, flanquée d'autres bâtiments, soit — ce qui est moins probable — à une église à triple abside. A en juger par le plan, ces constructions avaient subi des remaniements, qui ne permettent guère de reconnaître la disposition primitive.

97° Ruines de VOiied Rzel (aunord de l'Aurès). — Chapelle très mal conservée. Largeur 12", 05 ; la longueur ne peut pas être déterminée avec certitude. Les vaisseaux étaient séparés par deux rangées de piliers : dans les uns, la base et le fût sont à part ; dans les autres, la base ne forme qu'une pièce avec la partie inférieure du fût. Le fond de la chapelle n'est plus distinct, et il est impossible de dire s'il y avait une abside. Parmi les décombres de cet édifice, nous avons trouvé une pierre quadrangulaire (longue de O^jTô, large de 0™,3S, épaisse de 0",48), ornée par-dessus de cinq poissons en relief. Une autre pierre, qui était peut-être un montant de porte, offre l'image d'une colombe posée sur un rameau'-.

1. Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 63, fig. 18.

2. 11 y a au même endroit une ruine qui peut avoir été une église {ibid. p. 63). L'abside n'était pas placée au fond, mais sur le côté droit.

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' 97»''" Otded Afjla ou Lccourhe (proljablement Equize/u/n, h Touest de Sétif). — Église dont le plan éta.\t peu net et dont on a utilisé presque tous les matériaux. En avant de l'entrée, vestiges d'un escalier. La nef était séparée des bas côtés par deux colonnades (bases à socle élevé, à moulures barbares; fûts, hauts d'environ 2'",50 ; chapiteaux grossiers à bandes superposées ou d'ordre ionique dégénéré). Au fond de la nef, il v avait une al)side, à laquelle on montait par quelques marches. L'ouverture était barrée par une balustrade (dalles dressées et petits pihers), qui s'interrompait au milieu pour laisser le passage libre. Une corniche courbe et des colonnes monolithes, hautes seulement de l'",85 et consistant en un fût cylindrique, que terminent en haut et en bas des dés quadrangulaires, faisaient }>artie de la décoration de cette abside. Contre la face gauche de l'éghsc, et probablement à la hauteur de la sacristie qui devait exister de ce côté, M. Milhavet a vu un escalier qui comluisait soit au dehors, soit dans une dépendance de l'édifice. On a trouvé dans la ruine le bas d'un pilastre, orné d'un calice d'où sort un pampre, ainsi qu'un chapiteau de pilastre, offrant sur une de ses faces latérales une colombe et un serpent. Peut-être ces deux morceaux étaientils placés il l'entrée du prednjlcrhDn. Le sous-sol de l'abside et des bas côtés renfermait des tombes, formées par six dalles de pierre.

98" Khei'bet Ouled Arif [Lambii'idi, au sud-ouest de Batna). — Église ", dont il ne reste plus que quelques vestiges. Longueur 46°, 30, largeur 19"", 30. En avant, il y avait, semble-t-

1. Audollent, Mélanges de l'École de Rome, X, 1890, p. 432. Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. 278-9, fig. 96-98. Milhavet, Bull. Comité, 1898, p. 359-362. Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XX, 1900, p. 137, n. 4.

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