‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 176 sur 285 · Corpus · texte numérisé non relu

Corpus

'). Renier, Archives des Missions, III, 185i, p. 334 et 336. 5. L. c. Conf. Corpus, 18676.

G. Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1891, p. 571-4, fig. 25-27.

superposées). Contre le mur de façade, chaque colonnade se terminait, selon l'usage, par une demi-colonne adossée ; au contraire, en avant de l'abside, il semble qu'il y ait eu, à droite et à gauche, un pilastre. Le chœur, profond de 5", 17, était clos par des dalles emboîtées dans des piliers. Il était pavé de briques vers l'entrée et de grandes dalles vers Tabside. Au milieu de ce chœur, nous avons dégagé trois petits pilastres en pierre (hauts de 0™,96, larges de 0",45 et de 0",39), dont deux sont décorés sur le devant d'un pampre, sortant d'un vase, et dont le troisième présente, outre des ornements floraux et géométric|ues, un monogramme constantinien, accosté de I'cd ; l'a n'y figurant pas, nous devons croire qu'il existait un quatrième pilastre, symétrique à ce dernier et orné d'un monogramme avec la première lettre de l'alphabet grec. Ces supports étaient coiffés de chapiteaux, d'ordre corinthien dégénéré. Il est probable qu'ils étaient placés aux quatre angles d'un autel et appliqués contre un socle plein, soutenant la table sainte. Une base attique, à plinthe peu élevée, et un fût, haut de i°\83, qui gisaient aussi dans le chœur, ont peut-être appartenu à un cihorium. L'abside est surhaussée de 0",60; on y monte par deux escaliers latéraux, l'un de deux marches, l'autre de trois. Elle n'est pas flanquée de sacristies. — D'après le style des pilastres et le monogramme, nous pouvons attribuer approximativement cette basilique à la seconde moitié du iv" siècle ou au siècle suivant.

105" Périgotville {Sata/is, région de Sétif). — Éghse \ située sur un mamelon, dont la partie supérieure a été aplanie; le

l. Vincent, Revue africaine, XXI, 1877, p. 320-3. Poulie, Rec. de ConsL, XVIll, 1876-7, p. 574-.J. Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XV, 1895, p. 38- 41, fig. 1.

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derrière de rédifice était maintenu par de gros murs de soutènement. Cette ruine a été fouillée par M. Vincent. Il ne subsiste pins que le bas des murs, qui sont plus épais que d'ordinaire (i mètre). Longueur totale 23", 40, largeur 14"', 60. Le front semble avoir été précédé d'une cour carrée : nous ne saurions dire si elle était entourée de portiques. Une seule porte est ménagée dans la façade, au milieu. On descendait dans la nef par un petit escalier de quatre marches. A l'intérieur, il y avait deux doubles colonnades ' (bases attiques accouplées, de hauteurs diverses; chapiteaux doriques). Le chœur était probablement clos par des grilles en métal. Rien n'indique que l'abside ait été flanc|uée de sacristies. M. Vincent a observé que les parois du monument étaient « recou- « vertes de fresques qui tombèrent aussitôt au contact de l'air. « Elles représentaient de larges feuilles de vigne, rouges et «brunes sur fond noir et blanc ». On reconnaît encore des traces de peintures, bien peu distinctes, à droite de l'entrée. Quelques tombes ont été trouvées dans le sous-sol de cette éghse, entre autres trois sarcophages d'enfants.

Une inscription mutilée, découverte à Périgotville -, parait se rapporter à une chapelle de martyrs : « [Memoria]m ùeatissimorum [martyrimi\... restituenint. »

106" Philippeville [Rmicade). — En 1886, on a recueilli en ce lien, à côté de l'église française •^ une dalle de marbre portant

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