‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 178 sur 285 · Rec. de Coiist., XXVIII, 1893, p. 123-130 (avec un plan · texte numérisé non relu

Rec. de Coiist., XXVIII, 1893, p. 123-130 (avec un plan

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cielle, dans laquelle on pénètre par un étroit couloir. Deux galeries, longues de 15 mètres et de 11°°, 50, sont disposées on croix ; l'une des branches (en face du couloir) s'arrondit en forme d'abside et est flanquée de deux cellules. Plusieurs niches s'ouvrent dans les parois ; au centre, il y a un orifice carré, d'un mètre de côté, maçonné avec soin. Selon M. Jacquot, cet hypogée, dont le nom arabe signifie «la grotte de la foi », serait une chapelle clandestine, datant d'une période de persécution; l'orifice carré représenterait un baptistère. Mais, en l'absence de tout indice chronologique précis, de tout signe de christianisme, l'hypothèse est assurément très fragile'. Nous ferons observer cependant qu'au temps de saint Augustin, il y avait en Numidie des chrétiens qui descendaient dans des souterrains pour adorer Dieu- : c'était là sans doute un reste de superstition païenne. Il n'est donc pas impossible que la grotte de R'ar Brid ait été un sanctuaire chrétien ^\

108° Relizane (département d'Oran). — Église ^ que l'on voyait encore, il y a quelques années, au milieu de ruines importantes, situées sur la Mina, à 4 kilomètres au sud de Relizane; elle a été détruite par des entrepreneurs. Elle était, selon l'usage, de forme rectangulaire, avec une abside sur un des petits côtés.

1. Les travaux de creusement de cette grotte ne se sontpas faits enun jour ; il eût été bien difficile de les tenir secrets.

2. Sermon 45, 7. Conf. Toulotte et Héron de Villefosse, Bull, des anli- <juaires de France, 1900, p. 104-6.

3. Cependant, nous sommes plus porté à y voir un sanctuaire païen. Un hypogée analogue se trouve dans la même région, à Baâla (Jacquot, Uec. de Consf., XXXIV, 1900, p. 136-8).

4. Demaeght, Bull. d'Oran, 1894, p. 273. Plan sommaire (inédit) de M. Jacquot.

109° Renault (département d'Oran). — Une pierre découverte près de ce lieu était probablement placée au-dessus de la porte d'une chapelle, dans laquelle on avait enseveli plusieurs martyrs ^ : <( Memoria /jeatissimori/m martyrum^ id est Rogali, Maienti, Nassei, Mcuimae, etc. » A ces noms on ajouta plus tard ceux des martyrs Benagius et Sextns. L'inscription date de l'année 329 de notre ère.

110" Henc/ttr Resdis (au nord de l'Aurès). — Église-, très ruinée, longue de 23", 70, large par devant de 13 mètres. Au dedans, deux colonnades (bases attiques à socle haut); chœur pavé en briques, avec la clôture usuelle de dalles et de petits piliers; abside surélevée, dont le mur forme une saillie courbe à l'extérieur; à droite et à gauche de cette abside, sacristies, qui débordent de 2"', 80 les murs des bas côtés.

11 r Ronffach {Castellum Elephantum, à l'ouest de Constantine). — Dans un cimetière, vestiges d'une petite construction, décorée de colonnes. C'était peut-être dans cet édifice que se trouvait primitivement une pierre, recueillie à une soixantaine de mètres de là. L'inscription indique qu'au lieu oîi elle a été placée on déposa le sang de plusieurs martyrs, suppliciés à Milève en 304 ou en 305, et qu'on ensevelit auprès un chrétien du nom d'innocens''.

112° Henchir Saatoiid (au nord de l'Aurès). — Chapelle^, en fort mauvais état. Longueur 12", 10, largeur 5", 90. Il n'y

1. GseW, Bull. Comité, 1899, p. KS, et Mélanges de l'École de Rotne, XXf, 1901, p. 235-6 (conf. Ephemeris epigraphica, V, 1041).

2. Graillot et Gsell', Mélanges de l'École de Rome, XIV, 1894, p. 09-70 et p. 23.

3. De Rossi, Bull, di archeologia cristlana, 1875, p. 163-7 et 177 ; 1876, p. 59- 03 et pl. III, fig. 2. Corpus, VIII, 6700 = 19333. Gsell, Bull. Comité, 1899,, p. 452-3.

4. Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIII, 1893, p. 529.

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avait qu'un seul vaisseau. Contre, les parois latérales étaient probablement appliquées des colonnes. Le mur du fond est arrondi.

112° Paiine située près de la Sbikra (à Test de Rhencliela). — L'inscription suivante était évidemment placée à l'entrée d'un sanctuaire chrétien ' : " H{a)ec domu^ Dei ; memoria Salvatoris. »

113" Henchir Se/fan (au nord de l'Aurès). — Église-, non fouillée et mal conservée, mais dont le plan est encore distinct. Longueur totale 35", 20, largeur de la façade 14", 15. En avant, on reconnaît les traces d'un vestibule, de la largeur de l'édifice. 11 n'y a qu'une seule porte sur la façade, au centre. A l'intérieur, deux colonnades (chapiteaux d'ordre dorique dégénéré). Le chœur était fermé par un mur, épais de 0'°,50, qui, au moins sur le devant, ne devait pas atteindre une grande hauteur; peut-être est-ce un remaniement. Au fond, une salle carrée tient lieu d'abside. Elle est flanquée de deux sacristies; celle de droite est plus large que le bas côté dans le prolongement duquel elle se trouve.

114° Henchir Se^an. — Église 3, située à environ 200 mètres à l'est de la précédente; elle est également très ruinée. Longueur 37", 50, largeur 16 mètres. Un vestibule, profond de 3", 45, occupait toute la largeur du front. Une seule porte s'ouvrait sur le devant, au milieu. A l'intérieur, deux colonnades (bases attiques à socle élevé). Comme dans l'autre église, le chœur était clos par un mur, large de 0^,50, ne s'élevant

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