‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 18 sur 285 · Tome I, p · texte numérisé non relu

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4. Il serait intéressant de savoir s'il n'y avait pas une maison, avec cour centrale, à l'intérieur du caslellurn du Nador (voir t. I, p. 100).

5. On croit l'avoir retrouvée à une centaine de mètres des bains.

6. Poulie, Rec. de Co?i.s/., XIX, 1878, p. 431-454. Boissier, V Afrique romaine (2-= édit.), p. 153-164.

LES MOMJIENTS A?iTlniES DE l'aLGÉRIE

«l'après celui qui a été publié par la Société archéologique de Constantine

Ces thermes étaient d'une construction soignée et mémo luxueuse : dans plusieurs salles, des plaques de marbre tapissaient les parois; dans presque toutes, il y avait de beaux pavements en mosaïque, que l'on a follement mis en pièces.

Le fngklar'nmi A était flanqué de deux ailes, A' et A", avec lesquelles il communiquait par trois baies, encadrées de pilastres et de colonnes. En A, on voyait une mosaïque représentant une chasse à la gazelle, ainsi (pie des bâtiments, accompagnés de l'inscription « mlluarn kuuis » et dont nous parlerons tout àl'heure ; le sol d'A' et d'A" était orné d'images de Néréides. Delà salle A, on descendait dans le bassin B^; des ailes, dans la piscine semi-circulaire C, que longeait une galerie courbe, D. — F était peut-être une chambre de service, E un vestil)ule, G un gymnase. Les salles H, \ '\ K, L, ]M avaient des suspensiane et pouvaient, par conséquent, être chauffées; on parvenait aux fourneaux par des couloirs qui étaient étaldis en contre-bas (0 et X) et auxquels d'étroits escaliers donnaient accès ;. N marque l'emplacement d'un vaste fourneau. Dans L, se trouvait une piscine rectangulaire : cette pièce peut donc être désignée sous le nom de caldanum. Elle était pavée d'une mosaïque représentant un jardin, l'habitation du chef des bergers,. pecuari /ocus, et un parc de chasse. Sur la mosaïque de lasalle M, étaient figurés six chevaux de course et, au-dessus,.

1. Dans l'album in-folio intitulé : Plans et mosàiquesdes bains de Pompeianus près de l'oued Aiménia (Paris-Gonstantine, 1880). Un certain nombre de détails ont été rectifiés d'après le plan, plus petit, publié dans le /iec. de ConsL, XIX, pl. XIX.

2. Qui devrait être en grisé sur noire plan (comme le bassin G).

3. La salle I paraît avoir été couverte d'une coupole, faite avec des tubesd'argile ressemblant h des seringues.

2# LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉUIE

des bâtiments appartenant, comme l'attestait une inscription, à Pompeianns, le maître du domaine. Il est impossible d'indiquer la destination précise des salles T (avec les pièces annexes S et S', qui n'étaient séparées de T que par une mince cloison), R, Z, Z', P, P', Q, V, V : elles formaient sans doute lui appartement complet, avec salon, chambres, cabinets, cuisine, etc. La lettre U désigne des lieux d'aisances, où l'on a retrouvé la place de quatre sièges. A l'est des thermes, il y avait peut-être des jardins, clos de nuu's. Des canaux d'adduction et de vidange ont été rencontrés sur divers points : ils sont marqués sur le plan.

Plusieurs mosaïques représentaient, comme nous venons de le dire, d'autres bâtiments de la propriété de Pompeianus. Mais nous ignorons si les artistes se sont appliqués à tracer des reproductions exactes ; d'autre part, les dessins qu'on a publiés de ces mosaïques, aujourd'hui détruites, ne sont pas des copies bien fidèles. Il est donc impossible d'en tirer des renseignements certains.

Sur la mosaïque des chevaux ' (salle M), on voyait, en haut, «n vaste édifice qui était sans doute la maison d'habitation de Pompeianus « Les deux ailes, dit M. Boissier, sont occupées ■« par deux grands pavillons carrés, surmontés d'une sorte de « dôme; au centre, à côté d'une porte monumentale, s'élève « une tour à trois étages, comme il s'en trouvait dans toutes (( les vdlas romaines, pour donner au propriétaire le plaisir de (( la vue et l'agrément du grand air ; puis vient un corps de •« logis, avec de grandes fenêtres cintrées, qui paraissent

1. Album cité, pl. 4. Duruy, Histoire des Romains, VII, pl. àlapagc 24. Tissot, Géographie de la province romaine d'Afrique, I, pi. I (à la page 361). Corpus, VIII, 10889.

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