‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 181 sur 285 · Gsell, ibid., p. 243, f)g · texte numérisé non relu

Gsell, ibid., p. 243, f)g

2. Doumergue, Rec. de Consf., XXVII, 1892, p. 1j3-7. Graillot et Gsell, Mélanges de l'Ecole de Rome, XIV, 1894, p. ol2-'7, fig. 1-4. Moliiier-Violle, Rec. de Consl., XXX, 1893-6, p. 99-102.

ctajer le cul de four. Nous n'avons distingué aucune trace de sacristies.

La seconde église, distante de 7 mètres de la précédente, avait à peu près les mêmes dimensions (elle était plus large de l^jSÛ). Il n'en reste que quelques vestiges. Les fûts des deux colonnades intérieures étaient, en partie au moins, coiffés de chapiteaux ioniques, d'un style très dégénéré. Le chœur était fermé par un cancel à jour (avec des ornements végétaux et géométriques), dont on a recueilli un fragment. Dans l'abside, près de l'entrée, s'élevait l'autel : une table, sans doute en pierre (qui n'a pas été retrouvée), portée par deux dalles debout. A cet endroit et sous terre, il y avait une boite de Û"',45 de côté, constituée par des plaques de pierre, couverte d'une brique et d'une grande dalle : c'était évidemment un coffre à reliques. Au delà de l'autel, l'abside présentait une inscription sur mosaïque, ménagée dans une couronne de feuillage : « Dir/nis digna! Patri Àrgentio coronam Benenatua les{s)el{/)acit. » Il s'agit d'Argentius, évèque de Lamiggiga à la fin du vi" siècle.

La troisième église, ;i l'est de la seconde, n'a pas été fouillée. Quelques dos de terrain en dessinent très vaguement les contours.

121° Sédf [Sitifis). — Église', quia disparu. Elle se trouvait à quelques mètres du temple protestant actuel (ancienne église de Sainte-Monique). Elle avait trois nefs, séparées par des colonnes de granit. Dupuch signale en outre des fonts baptismaux, encore prescjue intacts : « Ils étaient en béton ou « stuc, d'une extrême dureté, enfoncés d'un mètre au moins « dans la terre, cannelés, avec trois sièges [degrés] en forme

1. Dupuch, Essai sur VAhjérie chrétienne, p. 163. Delamare, Exploration, pl. 78, fig. 2 et 3, et notes manuscrites jointes à ses dessins.

LES MONUMEINTS ANTIQUES DE l' ALGÉRIE

« de croix ; un tuyau en plomb donnait passage à l'eau dans (( le fond. » Le même auteur parle de sépultures « placées sous « le parvis de l'église ». Quelques épitaplies de l'époque byzantine' paraissent, en effet, provenir de cette ruine, ainsi que plusieurs pierres - qui portent des versets de psaumes

122° Sétif. — Autre église (?). On a mis au jour, à l'angle nord de la caserne de cavalerie, les restes d'une mosaïque assez grossière, qui couvrait une vaste étendue^. Dans l'un des coins, était tracée cette inscription : « F/avi/fs Irmocenti^(s^n^(m[era- ^^ rius)^ pro sainte sua suonimque omnium tessel{l)avit. » On sait que le pavement d'un grand nombre d'églises chrétiennes présente des dédicaces semblables. Il est donc possible qu'il y ait eu là un édifice religieux G.

122°'"''' Sétif. — Plusieurs inscriptions, trouvées à Sétif, ont certainement appartenu à des sanctuaires clirétiens. L'une d'elles S qui date de l'année 452 après Jésus-Christ, mentionne des reliques de saint Laurent, « in hoc loco sancto depositae ». Elle devait être placée auprès d'un autel. Une autre^ est la" dédicace d'une chapelle funéraire, qui contenait les corps de deux martyrs, Justus et Decurius. Signalons encore une petite' brique, dont l'inscription énumère des reliques de saint Etienne,

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