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Corpus, VIII

paix aux visiteurs, l'autre indic|uant qu'un certain Januarius était enterré en ce lieu et que la chapelle avait été placée sous la protection d'un martyr : « [Hic do/Hin]o nostro p/acens « Sabina bealo, [...\tio martiri votum reddidit, conpleto (( [aedific\io , etc. » Cette mosaïque datait de la seconde moitié du V" siècle. Par-dessous, un caveau aljritait le corps de Januarius ; on a recueilli aussi, dit Berbrugger, (( un petit tombeau « en pierre », peut-être une auge qui avait contenu jadis quelque relique du martyr.

125° Sidi Mabrouk (à i kilomètre au sud-est de Constantine). — Chapelle, aujourd'hui entièrement détruite. Elle a été étudiée par Delamare', il y a une soixantaine d'années : à cette époque, elle était déjà fort mal conservée. Des pierres de taille, disposées en assises irrégulières, constituaient les murs de ce monument ; la longueur totale était d'au moins 16 mètres (la façade avait disparu), la largeur de 9", 10. Deux colonnades séparaient les trois vaisseaux (bases attiques à socle bas) L'abside, enfermée dans un cadre rectiligne, était surélevée de 0",40; l'estrade ainsi formée empiétait un peu sur la nef. Deux portes faisaient communiquer \e presbyteriiim avec des sacristies, qui avaient aussi des entrées sur les bas côtés. Ces deux salles dépassaient, à droite et à gauche, l'ahgnement des murs des collatéraux. Toutes les parties de la chapelle étaient pavées de belles mosaïques ornementales. Cependant, au milieu de l'abside, un espace rectangulaire était dépotirvu de mosaïque : c'était probablement à cet endroit que s'élevait l'autel.

126" Sillègue {Novar..., dans la région de Sétif). —

1. Exploration, pl. 130, fig. 1-4 et lo ; pl. lol-2. Conf. Cherbonneau, Ann. de Const., 1833, p. 106.

260 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

Église ' , dont les ruines ont disparu. Les morceaux d'architecturç qu'on en a tirés sont, pour la plupart, dispersés chez les colons du village français : chapiteaux d'ordres dorique et corinthien dégénérés, dont certains paraissent provenir d'édifices plus anciens ; bases attiques à socle élevé ; fûts en pierre. On a retrouvé aussi des fragments d'arcades, débris d'un tabernacle rectangulaire, qui était sans doute porté par quatre colonnes, et qui mesurait V'\QG de long sur l'^.SO de large; les sculptures représentent Daniel dans la fosse, un poisson, des lions, des croix, etc. Ce tabernacle était-il, comme on l'a cru, un ciljoriiim surmontant un autel? Un renseignement fourni à De Rossi pourrait en faire douter. I,es fragments dont nous parlons auraient été recueillis auprès d'un bassin rond, d'un mètre de diamètre ; ils auraient donc fait partie d'un édicule dressé au-dessus des fonts baptismaux. Nous n'avons pas pu savoir quelle était la position de ce bassin par rapport à l'église proprement dite.

On a également découvert à Sillègue, mais dans un autre quartier de la ville antique, une pierre (un linteau, semblet-ilj, portant l'inscription i)fo laudes super aguas a No- [varensibus?]l » Elle a sans doute appartenu un baptistère donatiste.

127" Souk A/iras [Thagasle). — Pierre, qui était certainement placée à l'entrée d'une église. On y lit cette inscription'', accompagnant une grande croix monogrammatique (avec l'a

1. Poulie, Tîec. de Const., \\\\, 1890-1, p. 378. Gsell, Mélanges De Rossi, publiés par l'École française (le Rome {1892), ]). 2:i8-'m, fig. 11-13. De Rossi, Bull, di archeologia crisliana, 1891, p. 67-72 et 158.

' 2. Poulie, l. c, p. 383, n» 77 (conf. Toutain, Mélanges de VÉcole de Rome, XI, 1891, p. 424, n" 13). De Rossi, l. c. p. 71.

3. Corpus, Vlll, 5176 et p. 1634. De Rossi, Bull, di archeologia crisliana, 1879, pl. VIII, fig. 2 (conf. 1878, p. 20).

et l'w) : « Beatam ecdesiam cat[h)olicam, ex of{f)icina Fortunatiani. »

128° Soi(k el Klimis [Tatilti, dans la région d'Aiimale). — Église', située sur un mamelon, vers le centre des ruines. Elle est mal conservée. M. Choisnet l'a fouillée en 1883. Longueur totale 26",.25, largeur 15 mètres. En avant, s'étendait un vestibule, profond de 3", 60, avec une, seule porte, au milieu du front. L'église, qui n'avait également qu'une porte, présentait trois vaisseaux, séparés par deux colonnades, à chapiteaux d'ordre ionique décadent. L'abside, large de 5 mètres, profonde de 3", 50, ne fait point saillie à l'extérieur ; cependant elle ne semble pas avoir été enfermée dans un cadre carré. Au fond de cette abside, mais un peu sur la droite, une petite porte, avec un escalier de trois marches, permettait de se rendre au dehors. A droite et à gauche, il y a des sacristies, dans le prolongement des bas côtés.

Sous cet édifice, on a trouvé, en différents endroits, des tombes, les unes creusées dans le sol, les autres construites en moellons. Les morts étaient enfermés dans des cercueils en bois et accompagnés de bijoux de stjle barl;»are; un de ces tombeaux cjutenait aussi une ampoule en terre cuite.

129° Henchir Tahia (au nord de l'Aurès). — Église-, ruinée et recouverte par des constructions indigènes. Longueur 20"", 30, largeur sur le devant 12'",50. Une porte est encore distincte au milieu de la façade. Au dedans, deux colonnades (bases attiques à socle élevé, chapiteaux à bandes superposées) ; abside, profonde de 5", 10, dont le mur courbe forme une

1. Masqueray, Bull, de correspondance africaine, III, 1883, p. 120 (conf. Revue africaine, XXVII, 1883, p. 241, et Bull, de la Société de géographie tPOran, 1884, p. 308). Rapport inédit de M. Choisnet, avec plan et dessins.

2. Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIII, 1893, p. 520 et flg. 4.

légère saillie à l'extérieur. Elle est flanquée, à droite comme h gauche, de deux salles, dont la plus éloignée déborde le plan général du monument. Ces deux pièces communiquaient entre elles; les portes qui devaient les mettre en communication soit avecl'ahside, soit avec le bas côté, ne sont plus visibles.

130" Henchir Tabia (autre localité au nord de l'Aurès). — Église ^ très mal conservée. Longueur 30 mètres, largeur 8 mètres. Le mur du fond s'arrondit de manière à f(jrmer une abside, dont l'ouverture correspond à la largeur intérieure de la partie rectangulaire. Il n'y avait qu'une seule nef; des colonnes, dont on trouve les restes de la ruine, ont dû être appliquées contre les parois (bases à socle élevé, de type attique ou à moulures très rudimentaires ; chapiteaux, dont les uns sont d'ordre dorique et dont les autres ont l'aspect d'ime pyramide tronquée, renversée sur un tambour).

131° Henchir TaghfagJif (près de Khenchela). — M. Farges^ signale en ce lieu un sanctuaire chrétien, sur lequel il ne donne aucun détail. Il y a découvert cette inscription-' : « Hic e[.s^ (( dom]us \Dei, hic] memo[riae] apostoI[or{îtm) et] beati Eme- « riti, gloviosi consulti. » Du môme endroit provient » un dél)ris << de cintre, orné d'emblèmes chrétiens, parmi lesquels le poisson », et portant ce bout d'inscription ^ : « ... lis epi[scojjus]. »

132° Taksebl [Rusuceun/, à l'est d'Alger). — ÉgHse^, dont presque tous les matériaux ont été enlevés. Longueur 38 mètres, largeur approximative 18 mètres. La partie postérieui'e était

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