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II

F(G. 139. — Chapelle de Tigzirt.

306 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉUIE

numeiit, })r(iuvc™qiie la toiture a été détruite par uu iucendie.

149° Tir/zirt. — Cliai)ellc [flg. 140)', située dans la nécropole orientale; fort mal conservée. Gavault }' a fait (jurhpies sondages. Longueur 20'", 10, lar, eur 11"", 50. La façaile n'offre l)as de p<;irte : l'entrée était :i droite et plus élevée que le sol du sanctuaire : on descendait à l'intérieur par un petit escalier. Deux lignes de piliers carrés bordaient la nef ; sur ces supports reposaient directement des sonuiiiei-s d'arcades, ornés i k' rosaces, d'étoiles, d'entrelacs.

Deux petits escaliers de trois niarcdies conduisaient il l'aljside.

L'ouvei'ture était trayers(''e par une colonnade, ([ui supportait soit une architrave, soit trois arcs. En l'état actuel, nous ne saurions dire si cepresbi/leriinn était flanqué

de sacristies. On a Fui. 140. — Chapelle funéraire de Tigzirt.

constaté dans la clial)elle que nous venons de décrire l'existence de plusieurs tombes.

1. Vigneral, Ruines romaines de la Kahylie du Djurdjiira, p. 21 ; pl. III, iig. 3. Gavault, Élude smc les ruines romaines de Tiçjzirt, p. 103-5, fig. 18.

150. Henchir Tihouba'i (au nord de l'Aurès). — Église {fir/. 141)', située au sud du l)ourg- antique ; non fouillée et en très mauvais état ; mais le plau est net, sauf au fond. Longueur 81", 70 (46", 30 avec l'atrium), largeur 15"", 40.

L'édifice est précédé d'une grande cour carrée, qui était entourée d'un quadrupla^ portique, formé de douze colonnes (bases attiques k socle élevé). Le mur de façade de cet atrium, ainsi que celui de l'église, semblent n'avoir été percés que d'une porte, au milieu. A l'intérieur du sanctuaire, se dressaient deux colonnades (bases de même tj^pe, chapiteaux d'ordre dorique décadent).

Une clôture de dalles et de petits piliers limitait le chœur. Le fond de la basilique est très détruit ;

FiG. Ul. — Basilique d'Henchir Tikoubaï.

1. Graillot et Gsell, Mélanges de l'École de Rome, XIV, 189i, p. 36-7, fig. 10 (plan reproduit par Kraus, Geschichtc derc/irisiliclien Kunst,l, p. 275, fFg.2H),

LES MONUMENTS ANTIQUES DE h ALGERIE

cependant, on peut constater rpic le mur i)osténour du pi-fshytet'iwn n'était pas arrondi au dehors et qu'il y avait deux sacristies.

Payen a trouvé en 1857', au ceni-re de la nef, une pierre quadrani^ulaire (peut-être uiu' tahle d'autel), lonf;ue de 0'",84, haute de 0",20, ])i'ésen(;mt sur la tranclie l'inscription « Doca (=îi;a?) Ih'i », entre deux }):ilincs et deux rosaces "'.

151° Timedoul (réiîion du Ho(hia).— Église (/«y. 142)% dont les murs ne dépassent guère le sol. Longueur 31 mètres, largeur 13"\60.

Unjiortique, dont la toiture était soutenue par une ligne de ])iliers, s'étendait en avant de hi façade. Celle-ci ne présente qu'une seule ])or(e. Deux rangées de piliers carrés séparaient les vaisseaux ; ral)side, plus élevée (pie le reste de ré(hfice, était llanquée à

Basilique de Timedoiit.

1. Croquis dans les papiers de L. Renier, ù la Sorbonne. Conf. liuU. Comilé, 1S,S7, p. 174, n» 787.

2. Outre cette église, on distingue à lienchir Tikoubaï les vestiges d'une chapelle, avec abside (Graillot et Gsell, /. c, p. 37).

■ 3. Gsell, Recherches arclie'olof/lrjiies en Al;/é/ ie, p. lil, fij. 10.

gauche (l'iiiie sacristie, qui déhordait le bas côté voisin.

152° Ihnqad [Thainugadi]'^ . — Grande église-, située vers l'extrémité nord-ouest de la ville (plan, fig. 143; vue, planche XCI). Elle a été fouillée en 1893 })ar le Service des monuments liistoriques. Les murs ne s'élèvent pas actuellement ;i iilus der",50. Longueur totale 39 mètres, largeur (Ui front 17 '",40.

On ne distingue aucune trace certaine d'un vestibule. Une seule })orte s'ouvre sur la façade, au milieu. La nef est séparée des bas cotés par deux doubles colounados, dont les éléments ont été, en général, i)ris ailleurs (cha})iteaux doriques et corinthiens, à feuilles découpées ou lisses] . Des arcades devaient être jetées sur les colonnes qui bordaient les bas côtés ; par-dessus s'élevait un mur, percé de fenêtres. Quant aux colonnes qui limitaient la nef, elles étaient probablement surmontées d'un dé allongé, portant k son tour une colonne courte ou une demicolonne, adossée au mur : quelques fûts ou débris de fûts, trouvés dans la ruine, paraissent se rapporter à cette ordonnance. Rien ne permet de croire que les collatéraux aient eu des tribunes.

Le chœur, profond de 11", 14, n'occupait pas toute la largeur de la nef : il était large seulement de 5™, 05. Des grilles, en bois ou en métal, le fermaient par devant et sur les côtés ; on voit encore en place plusieurs des piliers dans lesquels venaient s'insérer ces barrières. Plus près de l'entrée, on reconnaît la

1. Thamugadi fut un des foyers les plus importants du donatisme. Une des églises des schismatiques est mentionnée par saint Augustin [Conira Gmidentium, 1, I). Vers 120, levêque Gaudentius menaça de s'y brûler avec les siens.

2. Ballu, les Ruines de Tmujad, p. 232, 233, 233. Wieland, Elu Ausfliiy ins altclirislliche Afrika, p. 15î5-6,,

LES MONUJIENTS ANTIQUES DE L ALGEUIE

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FiG. 143. — Grande basilique de Timgad.

ÉDIFICES DU CULTE CHRÉTIEN 'Mi

trace de deux piliers semblables : nous ne savons pas à quoi servaient ni comment étaient disposées les grilles qu'ils maintenaient'. Au fond de ce chœur, un espace rectangulaire est revêtu d'une mosaïque ornementale'^ et bordé par dos bandes en pierres de taille, dans lesquelles sont creusées quatre petites mortaises, destinées sans doute à maintenir les montants d'un autel de bois.

On se rendait à l'abside, surélevée d'un mètre, par deux escaliers, qui sont aujourd'hui détruits, mais dont l'emplacement est encore visible. Elle était pavée en mosaïque. A droite, une sacristie, qui paraît avoir été au niveau de l'église et non du presbi/terium, communique par une porte avec le bas côté voisin. Il en est de même delà salle de gauche, beaucoup plus grande et terminée au nord par une abside ; elle offrait une mosaïque de pavement. Ces deux salles n'étaient pas, semble-t-il, en communication directe avec l'abside de la basilique.

En avant du front de l'édifice, le long de la partie- antérieure des murs latéraux, enfin derrière le chevet, on aperçoit des vestiges de murs dont les dispositions ne peuvent pas, en l'état actuel, être reconnues avec certitude'^. Des fonilles seraient nécessaires pour permettre de distinguer, parmi ces divers bâtiments, ceux qui ont été des dépendances du sanctuaire et ceux qui sont de date plus récente.

153° Timyad. — Église {fig. 144) à 120 mètres environ au sud-sud-ouest de la porte septentrionale de la ville, à droite

1. A gauche de l'entrée du chœur, trois petits trous rectangulaires ont été creusés dans le béton. Leur destination nous échappe aussi.

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