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Profondeur

2. La face verticale de l'est, qui n'est séparée du mur de la salle que par un espace de quelques centimètres, est pourtant recouverte, couime les autres faces, d'un enduit de mortier; or, il eût été impossible d'étendre cet enduit si le mur en question avait déjà existé.

3. Duchesne, Comptes rendus de V Académie des Inscriptions, 1892, p. 111-4. Saint-Gérand, Bull. Comité, 1892, p. 466-484 et pl. XXXll-XXXlU (ce travail a été reproduit dans le Bulletin de la Société diocésaine d'archéologie d'Alger,

LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

située dans le cimetière occidental de Tipasa (plan, fig. 151 ; vue, planche XCV). Elle a été fouillée, en 1802, par ral)l)é Saint-Gérand. Les parties hautes sont détruites; le has est. eu

FiG. loi. — Chapelle de l'evêque Alexandre, à Tipasa.

général, assez bien conservé. L'édifice est d'une forme assez irrégulière, déterminée par Texistence d;^ constructions voi-

I, 1895, p. 1-32). De Rossi, Dull. di archeologia cristiana, 189i, p. 90-4. Gsell, Mélanr/es de VÉcole de Rome, XIV, 1894, p. 389-392; Guide archéologique des eni'irons d'Alger, p. 121-4. Wieland, Ëin Ausflug, p. 186-9.

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sines, d'époque antérieure; le plan présente à peu près l'aspect d'un trapèz?, long- de 22", 80 (sans l'abside), large de 16^^,68 aune extrémité et do 14'", 25 à l'autre.

Les portes s'ouvraient sur les côtés : il y eu avait probablement deux au nord et une au sud. L'intérieur était divisé en trois vaisseaux jjar deux rangées de cinq i)iliers en }iierres de taille; des coussinets, affectant ;i })eu i)rès la forme d'un tronc de pyramide renversé, coiffaient ces piliers et })ortaieiit des sommiers d'arcades. Les j)arties supérieures, percées do fenêtres, étaient en blocage. La nef, entièrement i)av(''e en mosaïque, devait être couverte d'un toit en dos d'ànc; sur les deux bas côtés s'étendait, autant qu'il semble, une toiture }dato avec une terrasse bétonnée.

Au fond de la nef, à l'est, s'élève une sorte d'estrade, à laquelle on montait par deux petits escaliers. Elle est, en majeure partie, constituée par neuf sarcopbages en pierre, alignés et orientés de l'ouest à l'est, les têtes étant i)lacées à l'occident. Par-dessus, on avait étaljli une mosaïque, aujourd'inù presque complètement détruite; un cancel en pierre, découpé à jour, bordait cette estrade du côté de la nef. La grande inscription commémorative qui a été tracée sur la mosaïque du vaisseau central, en avant des escaliers, nous apprend que ces tombeaux sont ceux des « iusti priores » . : selon une remarque de M'' Duchesne, les justes dont il est ici question étaient peut-être d'anciens évoques de Tipasa. Auparavant, dit l'inscription, leurs sépultures n'étaient pas visibles ; l'évéque Alexandre fît construire la cbapelle pour les abriter :

« Nunc luce praefulgont subnixi altare decoro '< Colleclamque suam gaudent floiere coronam. »

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Il ne reste aucune trace de cet autel, dressé sur l'estrade : il a pu être eu bois.

A l'autre extrémité du sanctuaire, on voit une abside, dégagée au dehors. La disposition des murs prouve qu'elle n'appartient pas à la construction primitive. Au lieu d'être, selon l'usage, entièrement ouverte, elle ne communi(pudt avec la nef que par une porte, d'un mètre de large, qui existait peutêtre antérieurement (comme }iorte i)rincipale de l'édifice). Cette abside contenait plusieurs tombes. En avant, la mosaïque de la nef offre d'abord un grand tableau, oti sont figurés divers pois- ■sons, puis l'épitaphe métrique de l'évêque Alexandre, qui reposait en cet endroit : « corpus hic in pace ciuiescit. » La tombe de l'évêque devait se trouver soit auprès de cette longue inscription, qui occupe presque toute la largeur de la nef, soit plutôt dans l'aljside, faite après coup pour recevoir le corps du fondateur do la cliapelle. Entre les })iliers séparant les trois vaisseaux, dans tout le bas côté de droite et au fond du bas côté de gauche, d'autres sarco})hages, en i)ierre ou quelquefois en blocag :^, ont été placés à des niveaux irréguliers. Deux d'entre eux présentent u!i couvercle en mosaïque, avec une épitaphe versifiée. Un monument (pii était sans doute une table d'agapes s'élève à (h-.jite (Li la nef, entre deux piliers. C'est un massif en maçonnerie, presque semi-circulaire, mesurant 3"", 35 de diamètre et 0'",7Û de hauteur maxima. Il est revêtu d'une couche de niortier. Comme dans la table analogue retrouvée près de la basilique de Sainte-Salsa, la surface supérieure s'incline vers les bords. Elle offre au milieu un creux semi-circulaire d'un mètre de diamètre, à fond plat'. Plus tard, on encastra dans ce massif, vers une de ses

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