‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 215 sur 285 · De scliismale donalistantm · texte numérisé non relu

De scliismale donalistantm

1.300 mètres environ au sud de cette ruine '. On ne voit guère en place que deux bases attiques, à i)linthe élevée. Mais, près de là, a été retrouvé un cippe, dont l'inscription donne des renseignements sur le sanctuaire :

« Bci[sil[icam)? ?] no[vam?] Vcnusianense.s iniliarenint ; « [M ?]ucrionemes columnas V dederunt; Gnzahclenscs dede- « runt columnas VI ; oinnes apsida stravcrunt ; plus Guza- « hete'n)ses ornaverwit ; Rogatus presbiter et {A)emilius « z-acon[us) (= diacomis) [a)edificaverunt. »

167° Zoui [Vazaivi, dans la région de Kliencliela). — Église -, fouillée par M. Farces. Nous sommes insuffisamment renseignés sur les dispositions de cet édifice, qui était, semblet-il, fort mal conservé. Selon M. Farges, il avait la forme d'un rectangle, de 22", 4i- de long sur 10 mètres de large. Un croquis de Masqueray montre que le fond était arrondi en demi-cercle et que la façade était } récédée d'un vestibule. M. Farges mentionne plusieurs portes, dont la principale s'ouvrait au sud. Une petite vasque en pierre, montée sur un pied élevé, paraît avoir été un récipient pour les al)lutions des chrétiens qui entraient dans l'église. Il y avait deux colonnaîles à l'intérieur (bases attiques à socle bas, dont plusieurs ont été taillées dans des pierres portant des inscriptions païennes ; fûts de diamètres et de hauteurs diverses ; chapiteaux d'ordre dorique). De noml)reuses tuiles, mêlées aux décombres, indiquent comment les vaisseaux étaient couverts. Dans la partie septentrionale de l'église, « gisait sur le sol, « dit M. Farges, au milieu de la nef principale, une large

1. Graillot et Gsell, Mélanges de FÉcole de Rome, XIV, 189'», p. 24-5.

2. Masqueray, Revue africaine, XXI], 1878, p. 433, et notes inédiles. Farges, L'ull. de VAcadémie d'Hippone, XX, 1884, p. 133-9.

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<( dalk', soifiiiouseinont taillée, p Tcée à sou centre d'une (I ouverture carrée ». Il y a lieu de croire que c'était la tal)le d'autel : l'ouverture aurait été un locu//ts pour des reliques. On a déterré à côté une inscription, énuniérant une suite de saints', dont ('es reliques ont dû être déposées en cet endroit. M. Farges a trouvé aussi dans la ruine une i)ierre (haute <le l^'jDô, large de0",5l), qui offre de belles sculptures ornementales à relief plat et un nionograninie constantinien ; peut-être faisait-elle partie de l'encadrement d'une porte. Le sous-sol contenait dive s rangs de tomlies, dont chacune renfermait un ou plusieurs squelettes. « Elles étaient placées « sans ordre, 1 >s unes orientées de l'ouest à l'est, les autres « du sud au nord. Très peu de ces tombes avaient des sarco- <( pliages en pierre. Un grand nombre se composaient de <( lignes de pierres juxtaposées et recouvertes de dalles; « (piehjues-unes étaient formées de sarcoidiages Ijrisés en <( plusieurs morceaux. »

168" Zraïa [Zaral, entre Sétif et Batna). — Grande église'', au nord-ouest des ruines; en fort mauvais état. On y a fait quelques fouilles, vers 1873. Longueur totale i0™,25, largeur 17'°, 10. En avant, restes d'un vestibule, profond de 3'°,70 et occupant t(jut le front de l'édifice. La farade jjrésentait une port:' au milieu; peut-être était-elle aussi i)ercée de deux autres portes, correspondant aux bas côtés. A l'intérieur, deux colonnades (bases attiques à socle haut, chapiteaux d'ordre corinthien dégénéré à feuilles non découpées). Le fon<l est

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