‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 218 sur 285 · Tome I, p. 75 et suiv · texte numérisé non relu

Tome I, p. 75 et suiv

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militaire qui couvrait autrefois les frontières; craignant que les provinciaux ne voulussent s'affranchir de leur joug et ne fissent appel aux empereurs, ils renversèrent les remparts de presque toutes les villes'. Les indigènes purent donc s'emparer facilement de la plus grande pai'tie des Maurétanies ; ils se jetèrent sur la Numidie, où ils firent de grands ravages. Au point de vue de la défense du sol, les Byzantins eurent à reprendre entièrement l'œuvre des Romains.

Ils n'étendirent pas leur domination aussi loin que leurs devanciers. D'a))ord, ils se contentèrent de protéger les environs de Constantine, la vallée de la Sevbouse et le cours supérieur de la Medjerda, en établissant une ligne de forteresses, appuyée en arrière par les deux places fortes de Calama et de Constantine; cette ligne passait par Taoura [Thagura), Aïn Tamatniat {Va.si(/ice), Mdaourouch [Madauri), Tifech (Tijif/sa), Ksar Sl)élii [Gadiaufala], Aïn cl Bordj {Tigisis), Sila-'. — Puis, en 530, le général Solumon conquit l'Aurès, le Hodna et le pays de Sétif. Il fit hàtir })lusiours forts dans l'Aurès-^; mais il semljle que les Byzantins aient abandonné ce massif de bonne heure ou que ces forts n'aient été que des avant-postes. En effet, dans le pays plat qui s'étend au nord de l'Aurès, on rencontre une série d'ouvrages défensifs qui font de cette région un vaste camp retranché, tourné vers le midi'*. La frontière nulitaire suivait donc probablement le pied des montagnes à l'ouest de Tébessa, })ar Khentdiela Timgad,

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