Voir plus haut, p
3. Cependant la tour placée au milieu du front sud ne semble pas avoir eu de porte en bas.
3", 40 et 3", 55 de largeur : il y avait là deux portes. « A droite (( et à gauche de cette entrée, dit M. Dielil, dans l'épaisseur « de la muraille de la tour, large ici de 2"", 10, deux couloirs '< intérieurs étaient ménagés, recouvei^ts de gros blocs, et qui <( mesuraient 0"',S0 de largeur et l'",70 environ de hauteur. « PrcnantuaissanceàTintérieurdelaforteresse, ils s'engageaient « parallèlement au passage, puis, tournant à angle droit, dé- « bouchaient derrière la première porte. Quelle était l'utilité <( de ces passages dérobés? Peut-être permettaient-ils, si la « première porte était forcée, d'assaillir sur leurs flancs les « assaillants retenus sous la voûte qui séparait les deux « portes..., de leur couper la retraite en se portant sur leurs « derrières par ces couloirs. »
Au nord de cette entrée, on remarque les restes d'un avantcorps, de 6", 25 sur 5"\55, qui est une addition de basse époque (indiquée sur le }»lan eu diagonales croisées).
lùar Bcllczma. — La forteresse que les Arabes appellent ainsi ' est très ruinée. Elle a 125 mètres de long et 112 de large. Aux quatre tours d'angle, les deux fronts mesurent 10", 70 et 9"', 30; les tours qui font saillie au milieu de chaque face sont de dimensions variables. L'épaisseur des courtines est do 2'",50, cell • des tours de 2'",50-2"',70. Une poterne, large seulement de 1",25, s'ouvre sur un des côtés de la tour centrale de l'ouest.
Les habitants de la plaine environnante vinrent cliercher protection au i)ied de ces murailles, et Ksar Bellezma fut une ville assez importante à l'époque berbère.
1. El Békri, Descriplion de l Afrique septentrionale, traduction De Slane, p. 122-3. Ragot, Rec. de Const., XVI, 1873-4, p. 239. Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. lOo. Diehl, Nouv. arch., p. 303-5. Le même, Afr. byz., p. 168, fig. 11: p. 251, fig. 0-2.
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Tohna {Thubmiae). — Dans ces dernières années, la forteresse (le Tobna^ a été exploitée comme carrière par des entrepreneurs: elle a beaucoup souffert de ce vandalisme. Mais, d'autre })art, M. Grange y a fait, en 1900-1901, des fouilles qui ont })crmis de reconnaître les dispositions de l'entrée et des tours (voir, fig. 163, le plan (juc nous avons dressé sur les indications de cet archéologue). Les dimensions sont de 86", 20 et de
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Fig. 163. — Forteresse de Tobna.
58 mètres. Les murs ont partout 2", 10 d'épaisseur; les tours d s angles mesurent 7", 20 de front, de) même que celles qui occultent le milieu des faces ouest, est et sud. D'étroits cou-
1. El Békri, l. c, p. 123-4. Ville, Voyage d" exploration dans les bassins du Hodna et du Sahara, p. 111. T)iehl, Nouv. arch., p. 308-9. Le même, Afr. byz., p. 216, lig. 48. Blanchet, Ik-c. de Const., XXXIll, 1899, p. 288-293.
loirs conduisaient aux salles du rez-de-cliaussco, auxquelles des meurtrières donnaient un peu de jour. Dans la tour centrale du nord s'ouvre l'entrée, passage présentant à ses deux extrémités des portes cintrées, dont l'une est restée del)Out. Auprès, à l'intérieur de la forteresse, un gros massif de maçonnerie a pout-être appartenu ;i un escalier.
Le castellum dont nous parlons fait saillie sur la face méridionale d'une enceinte rectangulaire, qui entourait une ville très vaste et qui, presque partout, n'est i)lus représentée que par des dos de terrain'. Ce rempart date-t-il de l'époque byzantine? Nous l'ignorons.
el 0?/er/( 7'A«mâ!//«, au sud-ouest de Sétif). — Ce château fort-, très mal conservé, mesure 110 mètres environ de côté. En avant des courtines, qui ont 2"", 50 d'épaisseur, s'élevaient huit tours, quatre aux angles et quatre au milieu des faces. La porte était peut-être dans la tour centrale du sud. A l'intérieur, trois fûts des colonnes, qui émergent du sol, semblent indiquer l'emplacement d'un grand édifice, peut-être d'une église.
Sétif[Sitifis). — Laforteresse deSctif •^roctangalairc comme les précédentes, compte un plus grand nombre de tours. Construite vers 640, par ordre de Solomon*, elle protégeait une ville, qui, sous la domination byzantine comme sous le Bas Empire, fut la capitale d'une province. Il en reste des parties
1. D'après l'indication que M. Grange m'a donnée, elle mesure 760 mètres de long sur 640 mètres de large.
2. Delamare, Exploration, pl. 67, fig. 1 et 2. Pelletier, Revue africaine, V, JSGl, p. 453. Gsell, Recherches archéologiques en Algérie, p. 270-1. Dielil,
Afr. bijz., p. 25o, flg. 53.
3. Ravoisié, I, p. 68, pl. 58. Delamare, pl. 68-9. Diehl, Nouv. arch., p. 293-6. Le même, Afr. byz., p. 236, fig. 56 ; p. 237, fig. 57.
4. Corpus, VIII, 8483. Conf. Diehl, iVo«y. arch., p. 293 et 434.
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importantes, remaniées, il est vrai, pom^ être utilisées dans l'enceinte du quartier militaire français. Il 3' a soixante ans, lors de l'arrivée de r.os troupes à Sétif, l'ensenible était encore en assez bon étal.
Cette forteresse, longue de 158 mètres, large de 107, offrait onze tours carrées, quatre aux angles, trois sur un des cotés longs, deux sur le côté opposé, une enfin sur chacune des petites faces. Ces tours mesurent de 10 à 13 mètres d(^ front. Dans chacune d'elles', la salle inférieure était séparée de l'étage par un idancher, reposant sur des corbeaux en pierre. L'épaisseur des courtines est de 2", 40; le chemin de ronde qui les surmontait éiait doublé d'un balcon, porté par des i)Outres : sur un point, à une liauteur d'environ 7 mètres, on voit les trous carrés dans lesquels ces madriers venaient s'enfoncer. A côté de la tour occupant le milieu dv la face occidentale, il y a une poterne étroite, dont le linteau est surmonté d'un arc de décliarge-.