A Soumet el Kheneg (n° :i6), l'étage est plein
.5. A la Ghorfa des Ouled Selama (n" 41), il n'y a qu'une petite baie. 6. L'étage présente de grandes niches dans un mausolée de Philippeville (n« 4fi).
vent naïKiiié de deux pilastres ^ et précédé de colonnes, au nombre de deux (en avant des pilastres) ou do quatre (formant un portique de façade) Il est rare qu'un escalier conduise ;i l'étage; on a cependant plusieurs exemples de cette ordonnance, qui fait ressembler le mausolée à un temple ■'.
Parfois l'édifice est entouré d'une clôture, limitant une petite aire.^.
Les mausolées se rencontrent non seulement aux abords des villes, mais aussi dans les campagnes. Un assez grand nombre d'entre eux ont dû être élevés par de riches propriétaires, qui désiraient être ensevelis sur leurs domaines, ou par des princes indigènes.
Mausolées carrés oa rectangulaires
La pliqiart de ces monuments funéraires sont rectangulairesou carrés. Dans quelques-uns, des pilastres décorent les angles du rez-de-cliaussée
1. N" 28 (Lambèse), .'iO (Sétif), 52 (Souma bent el Abri). A Ksar el Ahmar- (n° 21), il y avait probablement des colonnes.
2. Voir n" 7 (Djebel Mehmel), 16 (Kheïrane), 30 et 31 (Lambèse), 32 (Mdaourouch), 48 (Sétif), 5.5 (Souma ïasbent), 01 et 62 (Henchir Zouhra).
3. N° 16 (Kheïrane), peut-être aussi 29 (Lambèse) et 60 (Zana).
4. N" 43 et 44 (Philippeville). — On a retrouvé aussi des traces d'une enceinte rectangulaire, de 2'7'",40 sur 20 mètres, autour d'un grand mausolée de Sétif (n° 48) : voir Ravoisié, I, pl. 59; Delamare, pl. 73, fig. 1. Mais elle est sans doute d'une époque plus récente que le monument et paraît avoir été élevée dans un but défensif. — La Ghorfa des Ouled Selama (n° 41) est comprise dans un carré de 24 mètres de côté, dont les murs dépassent à peine le sol. H n'est pas certain que ce soit une clôture A'area funéraire.
5. N" 10 (Guergour), 35 (Mons), 36 (Morsott), 38 et 39 (Oued Djermane),, 31 (Sétif). A Iladj el Hadj (n° 11), il y a en outre dés pilastres au milieu de chaque face. A Khenchela (n" 18), on indique sur les côtés des colonnesengagées.
88 ' LES MONUMENTS ANTIQLES DE l'aLGÉHIE
Parmi les mausolées qui n'ont pas d'étage, certains sont roiffés d'un simple berceau. Ils ressemblent à ces caissons {(■npi(lac), qui indiquent la })lace de ])eaucoup de tombes souterraines et dont nous avons parlé précédemment; mais ils sont de dimensions bien plus grandes et, au lieu d'être massifs, ils offrent une chambre à l'intérieur. A ce type appartiennent les tombeaux ;ï incinération do Mons (n° 34), véritables boites dont la couverture est formée d'un monolithe arrondi sur sa face supérieure, et des édifices plus vastes, dont la voûte est en pierres appareill(''es ou en Idocage : on en trouve à Chercliel il Tipasa -, à l^hilippevillo en divers lieux de la Kabvlie''; nous décrirons plus loin le Kobi- Koumia au djebel Beccoucli (n" 2*)) •'. I^lu^ieurs ont des niclies pour des urnes cinéraires; mais, en g(''néral, les incjrts y étaient ensevelis dans des sarcophages reposant sur le sol de la chamln'C, ou dans des caisses construites à un niveau inférieur''.
Les maus(d('es (pii sont surmontés d'une pyramide dérivenicertainenieui d'un (ype orienial : le plus intéressant, celui d'Akbou (n" 3i rapiielle, du moins par l'aspect extérieur, un célèbre tomijeau ipii s'idéve ;i Ami'ith, en Phénicien Ceux de Taguemount ou Guadefcl (n" 55), d'Aïi- bon Mahdi (n° 2), de Land)èso m" 27, mausolée de Flavius), de Médinat Achelaf