De Bosredon, Rec. de Constanline, XVI, 1873-4, p. CO-l
FiG. 96. — Mausolée de Ksar el Ahmar.
■72 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉIîIE
de 3 mètres de coté, reproduit planche LXXYIII, en haut. A l'est, s'ouvre une petite porte de 1",05 de haut et de 0",65de large, surmontée d'une plaque à cadre mouluré, que l'on se proposait sans doute de garnir d'une inscription, mais qui est restée lisse. A l'intérieur, les parois n'offrent pas de niches. La toiture de la chambre est formée par sept longues dalles,
Vu:. 97. — Mausolée de Ksar Ténaceft.
etées du mur de façade au mur de fond. Il est possible que le couronnement de cet édifice n'ait jamais été exécuté.
23" lùar Tciiaceft {au nord de Timgad, près de la sebkha Djendoli). — Mausolée à étage mal conservé; le devant (au
1. Payen, Annuaire de Conslanliiie, 18G0, p. 2G9, pl. I et II; le même, Rec (le Constanime, XXVil, 1892, p. 20". Poulie, Ibid., Xlll,1869, p. 063. Graillot et GscU, Mélanges de l'École <le Rome, XIV, 1894. p. Ti.
Pl. LXXVIII
SÉPLLTURES 73
sud) s'est écroulé depuis longtemps ; la partie postérieure, encore à peu près intacte il y a vingt-cinq ans (voir fig. 97) est aujourd'hui fort endommagée. Ce monument a 9"', 20 de long sur 4 mètres de large. Au rez-de-chaussée, étaient ménagées deux chambres, communiquant entre elles. Une longue pierre, qui formait évidemment le linteau d'une porte et qui git parmi les décombres, est ornée d'un côté de deux paons, flanquant un vase à deux anses, de l'autre d'un second vase, d'où sortent deux ceps de vigne : ces images, qui, chez les chrétiens, avaient un sens sjniibolique, n'étaient pas étrangères non plus à l'art païen ; elles ne prouvons donc pas que le mausolée ait abrité des adeptes de la religion nouvelle. En haut, des pilastres corinthiens cannelés occupent les angles formés par le mur postérieur et les murs de droite et do gauche ; au-dessus courait un entablement fort simple. I/ordoimance de la partie antérieure nous échappe : peut-être deux colonnes s'élevaient-elles en avant des parois latérales ; on peut supposer aussi qu'un escalier conduisait à l'étage. Le mur de fond éiait couronné d'un fronton arrondi : ce qui indique qu'une voûte en berceau couvrait la salle supérieure.
24° Ksariaow Kmr MedjaJwuna (dans la région des Seraouat, au sud-ouest de Mila). — Mausolée-, large de 2 mètres, profond de 2"', 50, haut actuellement d'environ 3 mètres. Du côté de l'est, une porte, entourée de moulures, donne accès à une salle élevée, couverte de larges dalles.
25° Ksour el Ghennaïa (ou Fesdis, dans la région de Batna).
\. D'après un croquis que jai trouvé dans des papiers de Masqueray (conr. Annuaire de Conslanline, 1860, pl. I).
2. Féraud, Rec. deConsl., VIII, ISGi, p. 28".. Rehoud et Goyt, /Ô/W., XX, 187'J- 80, p. 21.
/4 LES MOM.MENTS ANTIQUES DE l' ALGÉRIE
— Mausolée simple, qui a été étudié par Delamare' et qui a, semble-t-il, entièrement disparu. Il mesurait S", 10 de côté. La porte, haute do 1"\50, large de r",10, était surmontée d'une épitaplie''. A la hauteur du linteau, des pierres en saillie garnissaient les angles intérieui's; <i elles étaient probablement « destinées à supporter des sarcophages, placés de chaque « côté de l'entrée ». Des dalles, posées parallèlement au mur •de façade, formaient le plafond de la chamlire.
26° Ksour cl (iheimaui. — Il y avait en ce lieu un autre mausolée, plus grand (il mesurait 3"', 80 de façade) et moins bien conservé''. Un cliamliranle à crossettes entourait la porte ; sur le linteau, on voyait une tète, deux guirlandes, enfin une inscription, consistant simplement eu quatre lettres'' : « lîB MM {liotus benr ! Mo/is uiale!). »
21° Lambèse. — Mausolée de Flavius"', sur la voie romaine de Lambèse à Cirta, à i- kilomètres du camp de la troisième légion. C'est un massif quadrangulaire, de 2™, 40 de côté, surmonté d'une pyramide; la hauteur totale est de près de 7 mètres. L'une des faces de la })arlie carrée porte l'épitaphe de T. Flavius Maximus, qui fut préfet de la /// Augusta sous le règne d'Alexandre-Sévère ^. L'inscription nous apprend en outre que le monument coûta 12.000 sesterces (environ 3.200 francs), sonnrie fixée par Flavius lui-même dans son testament. La caisse de ploml) qui contenait les cendres du
1. Mémoires des antiquaires de France, XXI, 1852, p. l.j-16; pl. F, fig. 4-7.