‹ Les monuments antiques de lAlgerie (volume 2)Chapitre 6 sur 285 · On sait quel /lUntarn veut dire le pont en arabe · texte numérisé non relu

On sait quel /lUntarn veut dire le pont en arabe

4. Texier, Revue archéolof/ique, V, 1848, p. 131-2. Delamare, ihid., VI, 1849, p. 7-9. Guyon, Voyat/e d'Alger aux Ziban, p. 1S8-160. Fournel, Richesse minérale de l'Algérie, I, p. 299; atlas, pl. XVI, fig. 8. Renier, Archives des Missions, II, 1831, p. 440-1. Ragot, Rec. de Const., XVI, 1873-4, p, 263-4. Choisy, Histoire de l'arc/iiteclure, 1, p. .'in.

& LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

sait sur ce pont, jeté sur une rivière que l'on appelle aujourd'hui l'oued El Kantara.

La construction est en pierres de taille, pour la plupart à bossage. Il n'y a qu'une seule arche, on plein cintre, de 1(3 mètres d'ouverture, dont les culées reposent sur des rochers à pic. La voûte, large de 4", 80, présente trois nervures, en saillie sur le reste de l'intrados, auquel elles assurent plus de solidité'. Les deux bandes en retraite que limitent ces nervures sont décorées de caissons encadrant des sculptures variées : rosaces de différentes formes, couronnes, vases, deux boucliers croisés, deux cornes d'abondance également croisées, corbeille remplie de fruits, oiseau posé sur une Ijranche, etc. En aval, un buste, devenu fruste, ornait la clef de voûte. On remarque aussi, dans les culées, deux pierres sculptées, l'une avec un niveau-, l'autre avec une couronne, un oiseau, un niveau et deux autres objets, aujourd'hui indistincts.

Le tablier a été refait ; les parapets actuels ont remplacé deux bordures construites avec des pierres antiques, mais datant évidemment d'une restauration hâtive ^. Plusieurs de ces pierres portent des inscriptions, épilaphes et dédicace du temps de Caracalla '' : il est impossilde d'en tirer aucun argument pour déterminer la date du pont.

A côté, on a trouvé, en 1844, un petit autel, qui a été scellé

1. Elles ressemblent à des arcs-doubleaux, mais il faut remarquer qu'elles ne supportent pas la voûte. Ce sont des saillies, et non des chevalets.

2. Le niveau a été assez souvent figuré en Afrique comme préservatif contre le mauvais œil (conf., par exemple, La Blanchère, Musée d'Oraii, p. 39). Rien ne prouve d'ailleurs que les constructeurs du pont n'aient pas pris ces deux pierres dans un édifice plus ancien.

3. Une restauration de ce genre fut faite cji 18ii:on rétablit alors le tablier.

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