Ceux des msli priores, dit la dédicace
4. Il se pourrait que, dans la basilique de Djemila (n° 48), il n'y ait pas eu de salle distincte au fond, derrière le chœur. Mais cet édifice était si ruiné qu'on ne saurait tirer aucune conclusion certaine du plan qui en a été dressé lors de la découverte (plan reproduit fig. 121).
5. Henchir el Atech (n» 16); Timgad, chapelle du vii° siècle (n» 156); peut-être aussi Henchir Guellii (n° S4). Il y a d'autres exemples de cette disposition en Tunisie.
mité de la nef centrale et entièrement ouverte du côté de cette nef. Les murs qui la limitent à droite et à gauche sont presque toujours dans le prolongement des deux colonnades ou des deux rangées de piliers du qiiadralum populi; ce qui s'explique aisément : ils faisaient office de contreforts, s'opposant à la poussée des arcades'.
Le preshyterium est quelquefois carré ou rectangulaire'-'; dans ce cas, il devait être simplement couvert d'une toiture inclinée ou à double versant. Mais, d'ordinaire, il s'arrondit au fond et a la forme d'une abside-''. Tantôt cette abside offre une pai^oi courbe au dehors, comme à l'intérieur^, dispositif usuel dans
1. Par exception, l'ouverture de l'abside semble avoir été moins large que la nef dans la basilique du Capitole de Cirta (n° 44).
2. Henchir Aourir (n" 1.3); Henchir el Azreg (n° 18) ; Henchir el Beïda (n° 21); Henchir Bou Takrematène (n" 38) ; Henchir Djardia (n" 47) ; Mdaourouch (n» 80) ; Henchir Milen {n° 90); Henchir Seflan (n» H3); Henchir Téniet el Kebch (n" 142 •et peut-être n° 143) ; Henchir Tikouba'i (n° 150); Zana (n° 164). 11 faut ajouter que, dans certains de ces édifices, une abside semi-circulaire peut avoir été établie à l'intérieur du cadre carré ; construite en matériaux plus légers que le cadre, elle n'aurait laissé aucune trace. — La forme carrée du presbyterium se retrouve en Syrie (conf. Holizinger, Die altchristliche Archite/dur, p. 77).
3. Celte abside n'est presque jamais un hémicycle parfait. Les murs latéraux sont d'abord rectilignes : ce qui permet de donner plus d'étendue à la salle et rend plus efficace la fonction de contreforts assignée à ces murs. L'abside est donc, en règle générale, un espace rectangulaire, terminé au fond par un espace arrondi.
4. Absides de cette forme non flanquées de sacristies : A'in Tauida (n" 6); Biar el Kherba (n° 24) ; Henchir el Hammam (n° 63) ; Kherbet el Mahrab (n» 78) ; Kherbet el Ousfane {n" 104); Périgotville (n« lOo); Kherbet Selmi (n° 117); Sériana (n»' 118 et 119); Tigzirt (n°^ 147 et probablement 149); Tipasa (n- 137, 138, 1^9). — Absides de la même forme flanquées d'une sacristie : Henchir Bou Takrematène (n° 37) ; Kherbet Fraïm (n° 49) ; Henchir Màfouna (n° 76) ; Timedout (n° 151). — Absides flanquées de deux sacristies : Henchir el Atech (n° 15); Henchir el Azreg (n° 17); Kherbet Bou Addoufen (n° 34); Henchir Bou Takrematène (n» 38); Kherbet Fraïm (n" 50); Henchir Gountas (n» 52); Guesseria (n" 56); Kherbet Guidra (n° 60) ; El Hamiet (n" 61); Hassnaoua (n» 63); Rsar Sbéhi (n° 71); Lambèse (n° 74); Henchir Mechta Si Salah {n» 83); Kherbet Ouled Arif (n» 98) ; Kherbet Ouled Sassi (n° 100) ; Henchir Resdis (n- 110) ; Henchir Seffan (n» 114); Kherbet Selmi (n» 116); Sidi Embarek (n° 123); Souk el Khmis (n- 128); Henchir Tabia (n° 129); Kherbet Tamarit (n» 133;; Henchir
LES MOiNUME.NTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE
les basiliques de Rome. Tantôt elle est enfermée dans un cadre rectiligne, ce qui arrive fréquemment en Afrique', à toutes les époques de rarcliitecture chrétienne '. Les absides h pans coupés sont très rares et paraissent être de date assez basse : dans une église, probablement byzantine, de Cirta (n° 44), il n y a de pans coupés qu'à l'extérieur; dans une chapelle de Tigzirt (n° li-8), le mnr est i)entagonal au dedans connue au dehors.
A Kherbet Itou Aildoufen (n" 35), nous trouvons une abside en forme do trèfle. Mais il est probalde (pie c'était tout d'abord une chaixdle isolée ; plus tai'd, elle devint le preshi/leriiiiii d'nn édifice à trois nefs, construit à côté. A Matifou (n" 79), l'abside prindtive sendde avoir été send-circulaire, selon l'usage ; à l'i-poipie byzantine, on y établit des absidioles.
Presque ])artout, le sol du presln/to'iinii est à \\n niveau plus élevé (pie le qiKidraluiii pnpuli '•.On y monte soit par un esca-
Taoukouch (tr 13G); Tigzirt (n" 146): Timgad (n»' 152 et 153): Zraïa 169).
Assez souvent, le mur de l'abside était surmonté d'une corniche à l'extérieur : Henchir el Atecti (n" 15); Kherbet Bou Addoufen (n"" 33 et 3i); Henchir Bou Talirematène (n» 37;; Ouled Agla (n° 97 his)\ Ivherbet Ouled Sassi (n" 100).
1. Absides de cette l'orme isolées : Announa (n" 11); Guelnia (n" 55). — Absides flanquées d'une sacristie : Timgad (n» 151) ; peut-être Henchir el Hammam (n" 62). — Absides flanquées de deu.x sacristies : Bénian (n" 22) ; Gouéa (n° 51): Rhauiissa (n» 68); Sidi Mabrouk (n» 125j: Tébessa (n" 138). — Abside flanquée de quatre sacristies, à Morsott (n" 91). — A Castiglione (n° 35\ dans )a petite église de Morsott (n» 92), à Orléansville (n" 95), à Timgad (n° 155), on trouve des absides de cette forme, mais on ne saurait dire si elles étaient llanquées de sacristies.
2. Dés le Haut Empire, on construisit des absides semblables en Afrique : par exemple, dans la basilique judiciaire de Tiuigad (tome I, p. 125 et fig. 36), dans des thermes à Cherchel (Ravoisié, III, pl. 35), dans des temples de la Proconsulaire (Gagnât, Gauckler et Sadoux, les Temples païens de la Tunisie, pl. Il, XXVI et XXVU). — Ce dispositif est fréquent dans l'architecture chrétienne de Syrie.
3. Outre les nombreux exemples cités dans nos descriptions, voir saint Augustin, De Civilate Dei, 22, 8, 22; Lettres, 23, 3: 29,8; 226, 1. Par exception, l'abside est en contre-bas à Henchir Guesseria (n" 56).
lier unique', soit par deux petits escaliers, disposés à droite et à gauche de l'ouverture '-.
Peut-être y avait-il des absides couvertes eu charpente^, luais nous n'en pouvons citer aucun exemple^; au contraire, dans bien des ruines, l'épaisseur des murs, le cadre rectangulaire, les contreforts, les tulies d'argile et les débris de massifs de maçonnerie gisant à terre prouvent l'existence d'une voûte en cul de four. Cette voûte était parfois en pierres de taille : la chose n'est pas douteuse pourral)side de la basilique de Sainte-Salsa (11° 159). Mais, le plus souvent, elle consistait soit en une croûte compacte de l)locage, soit en une carapace de tubes en poterie, emboîtés les uns dans les autres et revêtus de mortier ^.
Fréquemment, l'arc de tête était soutenu par deux colonnes", ou par deux demi-colonnes ', ou encore par deux pilastres ^,
1. Kherbet Guidra (n« 60): Lambèse (n" 74); Ouled Agla (n- 97 bis): Sidi Mabrouk (n- 125;, où, contre l'usage, l'eslrade s'avançait dans la nef.
■2. Bénian (n" 22); Matifou (n» 79); Morsott (n° 91); Kherbet el Ousfane (n° 104): Sidi Embarek (n" 123) ; ïébessa (n" 138) ; ïigzirt (n" 146 et 149) ; Timgad (n" 153): probablement aussi Castiglione (n» 39) et Zana (n" 164). On trouve deux escaliers semblables devant l'estrade qui tient lieu d'abside dans la chapelle d'Alexandre, à Tipasa (n" 160).
3. On a pu se servir du procédé dit cmlicium opus, qui « consistait à exé- « cuter grossièrement le cul de four en bois et en laites; par-dessus cette « carcasse, on appliquait un garni de roseaux et enfin iine couche épaisse de « mortier» (Quicherat, Mélanqes d'archéologie et d'histoire, 11, p. 134).
4. Parmi les décombres qui emplissent les absides, on ne trouve pas d'ordinaire de charbons, qui attesteraient l'existence d'une toiture.
5. 11 y avait des amphores dans la voûte de l'abside de Matifou (n" 79). Conf. n" 39, pour les voûtes de la crypte de Castiglione.
6. Kherbet el Mahrab (n- 79); Tébessa, abside de la grande basilique à la troisième époque, abside de la chapelle voisine (n° 138) ; Tigzirt (n" 147 et 148); Tipasa (n- 157); probablement aussi Kherbet Fraïm (n" 49).
7. Henchir Gountas (n° 52); Henchir el Hammam (n" 63); Henchir Ouazen (n° 96); Henchir Taoukouch (n° 136); Tipasa, Sainte-Salsa (n- 159), où, contrairement à l'usage, les demi-colonnes sont taillées dans les parois.
8. Tébessa, abside de la grande basilique dans son état primitif (n- 138); peut-être Ouled Agla (n» 97 Ins).
140 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l' ALGÉRIE
placés de chaque côté de l'ouverture. Une colonnade simple^, ou double -, formant un heureux motif de décoration, barrait ■quelquefois le devant du presbtjterii/m ; les colonnes étaient surmontées soit d'une série d'arcades, soit probablement d'une .architrave. Ailleurs, l'ouverture était rétrécie par des murs, ou peut-être simplement par des murettes basses ; on a aussi ■constaté à cette place l'existence de barrières ou de grilles ^
Dans un certain nombre d'églises, surtout aux environs de Sétif, on rencontre, parmi les décombres entourant l'aliside, .des colonnes courtes plus rarement des demi-colonnes'', dont la fonction est assez problématique. Peut-être étaient-elles adossées à la paroi intérieure du preshyterwm et portaientelles des arcatures qui renforçaient l'épaisseur du mur, de manière à lui permettre d'offrir une plus large assiette et plus •de résistance à la voûte. Peut-être recevaient-elles les retombées d'une série de nervures eu pierres de taille, qui constituaient la carcasse du cul de four et qui venaient converger vers ime clef commune. On pourrait supposer aussi que ces colonnes étaient posées sur le mur même et qu'elles séparaient des baies cintrées".
Pour assui-er la solidité de l'abside, on la plaçait parfois sur un empattement circulaire s, ou bien on construisait par
1. Bénian (a" 22); Tigzirt, chapelle funéraire (n" 149). Conf. la conlre-abside ■d'Orléansville (n- 9o).