MoU, l. c, p
3. Une inscription du temps de Dioclélien {Corpus, VIII, 2572 ; Gagnât, Musée de Lambése, p. 17) mentionne la restauration de Yaquaeduclus leg(ionis) III Aug'yustae). — Sur d'autres inscriptions, trouvées dans la ville, au nymphéa, il est question de divers aqueducs :
1° Corpus, 2638 (datant de l'année 226) : « aquam Lu...nsem, Mellariensem ».
2° Corpus 2659,2662 =18105 (époque d'Alexandre Sévère) :« [«^'((as] Alexundrianas ». — « Numini aquae Alexandrianae » ;
3° Corpus, 2660 (époque de Dioctétien): « Imperalores, etc.. aquaeductiiin « Titulensem ab originem usque ad civitalem longa velustale corrupLum... ad « meliorem statum additts limis restiluerunt. » — Corpus, 2601 (iv° siècle) : « aquam Titulensem, quam anle annos plurimos Lambaesitana civitas inter- « verso duclu vi torrenlis amiserat, perforalo monte, institulo etiam a solo « novo duclu, Severinius Apronianus, v{ir) p{erfeclissimus), p[raeses) p[rovin- « ciae) N{u)nidiae),... restituit ».
4. Moll, Annuaire de Conslanline, 1858-9, p. 73-77. Héron de Villefosse, dans le Tour du Monde, 1880, II, p. 15 et 26.
5. Une autre source, celle d'Aïn Ghela (au sud-ouest de Tébessa), servait
AQUEDUCS. CITEUMÎS. RÉSKUVOIUS 257
Eu bien d'autres lieux de rAlgérie, on rencontre des restes d'aqueducs antiques, qui ne nous paraissent pas dignes d'une description détaillée. Voici l'indication des principaux :
1° AinoKra [Sufasar). — Au lieu dit Ain Tolba, à 1800 mètres au sud-ouest des ruines, bassin cimenté, dans lequel débouchent deux galeries, qui recueillaient sans doute l'eau de deux sources. De ce bassin part une conduite, bâtie en blocage ou creusée dans le roc, se dirigeant vers la ville. Il y a des regards carrés, en pierres de taille, de 20 mètres en 20 mètres^
2" Azeffoun [Rusazii?) — Aqueduc, « formépar une suite de « pierres cubiques, toutes percées à leur centre d'un trou de « 0°',20. Au moyen d'une feuillure, ces pierres s'encastraient « les unes dans les autres... Des regards, ménagés de dis- « tance en distance, permettaient de nettoyer facilement le « conduit' ». Vigneral-^ signale, dans une autre section du même aqueduc, « des pierres à évidements rectangulaires, for- (( mant le conduit, recouvertes d'autres blocs taillés ».
3° Bel Iinour [Lemellef). — Aqueduc, passant sur une série d'arcades''. Une inscription-^ atteste qu'il fut restauré sous le règne de l'empereur Philippe : <( aqun fonlis quae mullo tem- (( pore deperierat et cices inopia aquae luhnrahani ... innovato « opcre acfuae ductm abumians in foule es.t perducta. »
4" Gouraija [Giinugu). — Conduite en blocage, longue de
aussi à ralimentalion de Theveste : MoU, /. c. p. 77. — Le faubourg dit Tébessa Khalia était alimenté par un aqueduc venant du ruisseau des Trois Chênes : Rec.de Conslantine, XVIU 1876-7, p. 3S8, et XXII, 188J, p. 270; Bull, de l'Académie d II ippone, XXII, 1886, p. 35.
1. Conf. Pûinssot, Bull, des antiquilés africaines, I, 1882-3, p. 37.