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276 LES JIONljMENTS A>TIQUES DE l'alGÉRIE

L'eau entrait par la face septentrionale et sortait par la face opposée. Elle « pouvait, selon les besoins, passer, par des ouvertures pratiquées à 0",30 au-dessus du sol, dans un puits elliptique ayant pour axes 3'°,90 et 2"", 83 et construit [partiellement] dans l'épaisseur même du mur ». Un canal souterrain, avec des regards circulaires, s'embranchait sur ce puits ; il parvenait à un bassin quadrangulaire et devait ensuite porter l'eau à des édifices ou à des fontaines, situées sur le rivage, au sud, et servant sans doute à rapprovisionnement du port.

Notons encore que, « vers l'angle sud-est des citernes, le '< sol baisse sensiblement : on a trouvé de ce côté un trou <( circulaire d'un mètre de diamètre, qui servait probable- K ment à vider [les bassins]. Ce trou n'a pas été déblayé : on « l'a bouché ».

Au sud-ouest de ce réservoir, à une distauce d'environ 150 mètres, se trouve une autre citerne aujourd'hui restaurée, mesurant intérieurement 8"°, 53 sur 3'", 88, et voûtée en berceau. Elle recevait l'eau d'une source située à 600 mètres de là, dans la montagne. Avant d'entrer dans la citerne, le liquide passait par un puits carré (octogonal extérieurement), où il se débarrassait des impuretés qu'il contenait. La prise était sur le côté opposé, en contre-bas. Elle était flanquée de deux niches, qui abritaient peut-être des statues.

A Bougie, dans la partie haute de la ville ", les Français ont restauré un réservoir, auquel aboutissait l'aqueduc de Toudja, ou plus probablement une branche de cet aqueduc Il avait,

•1. Delamare, Mémoires, p. 173-.j et pl. I, fig. 2; Exploration, pl. 44-45, ûg. 13-lS. Vars, l. c, p. 11-12.

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