‹ Les monuments antiques de lAlgerieChapitre 44 sur 118 · Gagnai, Musée de Lamhètie, pl. II · texte numérisé non relu

Gagnai, Musée de Lamhètie, pl. II

grand héniicyle. Au

FiG. 41.

Temple d'Esculape, à Lambèse.

142 LES MONUMENTS ANTIQUES DE l'aLGÉRIE

des chapelles. Temple, ailes et chapelles étaient précédés de marches.

Des inscriptions, gravées sur les entablements, nous font connaître que cet édifice fut construit parla légion /// Augiista, sous Marc Aurèle et Lucius Verus. Le temple proprement dit était dédié à Esculape et à la déesse Santé (Hj'gie), « .E^culapio et Saluti », l'édicule de ganclie à Jupiter Valons, celui de droite à Silvanus.

On accédait à ce sanctuaire par une longue avenue, bordée à droite (au nord) d'une série de chapelles, qui furent élevées, les unes après les autres, à la fin du ii'' siècle et au début du m"'. Ce sont de petites salles rectangulaires, terminées au fond par une étroite abside - et précédées d'un escalier; ceiiaines d'entre elles présentaient peut-être un portique sur le devant. Des marqueteries en marbre et des mosaïques revêtaient les parois et les sols ; sur un seuil, les visiteurs pouvaient lire cette inscription, aujourd'hui détruite : « Entre bon, sors meilleur [Bonus i/ifra, me/ior e.xi) ». Ces monuments étaient consacrés à différents dieux : à Diane, à Jupiter Depulsor, à Apollon, à Silvain, à Mercure, au dieu dalmate Medaurus, à d'autres encore dont les noms n'ont pas été retrouvés. On sait que les anciens entouraient souvent les grands temples de chapelles dédiées à des divinités qu'ils associaient ainsi au maître du sanctuaire : il suffit de rappeler ici les exemples bien connus du Capitole de Rome et du temple de la Déesse Céleste à Carthage.

1. 11 y avaitprobableiaent une autre chapelle (mais sans abside) à côté de l'édicule de Jupiter Valens, au sud.

2. Destinée sans doute à abriter la statue de la divinité à laquelle la chapelle était consacrée. La plupart de ces absides sont barrées par un mur transversal qui formait le devant d'un socle.

Au sud et à l'ouest de l'hémicycle, les fouilles ont dégagé des piscines pavées de mosaïques, des restes de baignoires en ciment, de fourneaux, d'hypocaustes, d'un sj^stème de distribution d'eau «Évidemment, dit Renier, les malades venaient « demander dans ce temple d'Escnlape autre chose que des « oracles ; ilsvenaienty chercher le secours de la médecine et « tout était disposé pour qu'ils pussent y suivre un traitement. »

Nous ignorons si cet ensemble de constructions était entouré d'un mur de clôture.

A peu de distance du temple d'Esculape, dans la direction du sud-est, on rencontre les ruines du Capitole de Lambèse, déblayées, il y a vingt ans, par le Service des monuments historiques- (plan, fi(j. 42'^; vue, planche XXIII).

La cour A, rectangulaire, aôOmètresde long sur 55 de large. Elle était encadrée par des portiques, sous lesquels se dressaient des statues. Cet espace n'a pas été complètement dégagé ; cependant, on peut affirmer que l'entrée ne se trouvait pas en face du temple : cette exception à la règle ordinaire était motivée par l'existence d'une autre enceinte sacrée, dont nous parlerons tout à l'heure. Un vaste sanctuaire, tourné vers l'Orient, s'adosse au mur de fond. Il est d'une belle construction, en grandes pierres de taille. Dans le soubassement, qui est fort élevé, sont aménagés des caveaux voûtés, auxquels deux entrées latérales donnent accès : peut-être ontils servi de magasins.

Il ne reste plus que quelques vestiges de l'escalier, qui

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