‹ Les monuments antiques de lAlgerieChapitre 66 sur 118 · Conf. plus haut, p. 109, n · texte numérisé non relu

Conf. plus haut, p. 109, n

3. Ravoisié, I, p. 19 et 34, pl. 14. Delamire, pl. 124, fig. 1 et 2. Cherbonneau, Annuaire de Constantine, 1853, p. 115. Poulie, Rec. de Constantine, XIII, 1869, p. 677-8: XIX, 1878, p. 313-5, 423. Vars, ibid., XXVIII, 1893, p. 260-1; Corpus, Vlil, 7037-8, et p. 965.

LES MONLMEiNTS ANTIOLES DE l'aLGÉRIE

Le bel arc de triomphe de Tébessa' (plan, fuj. 60; vue, planche XLIII) appartient au type, si répandu en Afrique, des portes à avant-corps. Mais, au lieu de deux façades adossées, il en a quatre, disposées en carré. 11 était isolé et se dressait sur une place, peut-être à l'intersection du decionamis ma/imiis et du carclo-. Sauf le couronnement, dontonne peut plus que deviner la disposition, il est encore bien conservé. Trois colonnes manquent seulement; au nord, Tentableinent a été restauré.

« Le massif du monument, dit MoU, se compose de quatre (( pieds-droits, réunis deux à deux par des arceaux de 4", GO « de portée, avec une hauteur sous clef de 8", 30. Chacun de « ces pieds-droits est un carré de 3", 17 de côté et l'ensemble « des quatre est également disposé en carré : ce dernier a « 10"', 94 dans ses deux dimensions. »

Les quatre façades sont exactement pareilles. Chacune d'elles présente, à droite comme à gauche de la baie, un avant-corps, formé : 1° d'un socle assez élevé, avec deux décrochements ; 2° de deux colonnes, dressées à l'aplomb de ces décrochements et précédant deux pilastres ; 3° enfin d'un entablement unique, couronnant le couple de colonnes et semblable à celui qui surmonte les arcades. Les chapiteaux sont d'ordre corinthien; les fûts, monolithes de 5", 73 de hau-

1. Letronne, Revue archéologique, IV, 1847, p. SGo-STO, pl. 70. Moll, Annuaire de Constantine, 1858-9, p. 54-75, pl. VU-IX. Aurès, Me'moires de V Académie du Gard, 1864-S, p. 114 et suiv. Playfair, Travels in the footsleps of Bruce, pl. IX. Héron de Villefosse, le Tour du Monde, 1880, II, p. 17, 30-?. Duruy, Histoire des Romains, VI, p. 136. Graef, apud BanmeisleT, article cilé, p. 1890-2. Ballu, Tébessa, Lambèse, Timqad, flg. 1. Le monastère byzantin de Tébessa, p. 6 et pl. I.

2. Mommsen (au Corpus, p. 939) croit que l'arc fut élevé sur un terrain appartenant à un particulier. Mais la restitution qu'il propose d'une lacune de l'inscription n° 1858, n'est pas absolument certaine.

Pl. XLIII

Auc DE Caracalla, a Tébessa

AUCS DE TlilOMPHE. PORTES ftlOMJMlLNTALES

teui% et les ])ilastres n'ont pas de cannelures; des archivoltes bordent les arcades.

La décoration des parties supérieures est riche et même surchargée. Il faut ajouter que l'exécution des sculptures laisse

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FiG. 00. — Arc de Caracalla, à Tébessa.

à désirer : l'arc de Tébessa est un monument d'une époque de décadence, comme le temple qui l'avoisine. A la clef de voûte de chaque arcade, un médaillon circulaire enferme un buste en haut relief. Celui de la face nord a disparu. Celui de la face méridionale est devenu fruste; au dessous, l'on distingue un

182 LES MO]NL■ME^'TS ANlIQtES DE l'aLGÉRIE

mufle de lion : la figure représentée était peut-être Saturne, ou Cybèle, ou la déesse Céleste. A l'est, il y a une Minerve et, au-dessous, une tète de Méduse. Le médaillon de l'ouest offre le buste d'une femme, qui porte une couronne tourelée et qui est coiffée, selon la mode africaine, de boucles frisées retombant symétriquement sur le front et de chaque côté des joues. C'est sans doute la divinité protectrice de la ville, lu Forltma de Theveste. Au dessous, un aigle, les ailes éployées, tient un foudre dans ses serres'.

Sur l'architrave s'étalent des rinceaux, mêlés de rosaces ; ils sont encadrés, en bas, par une rangée de rais de cœur, en haut, par des oves. La petite corniche qui surmonte cette architrave est formée de pirouettes, de canaux, d'oves et de denticules. Les soffites des avant-corps présentent des têtes d'Océan, accostées de rosaces et de feuillages. Les caissons des plafonds que bordent ces soffites sont ornés de rosaces.

La frise mesure 1",25 de hauteur. Dans les avant-corps, elle est lisse ; au-dessus de chaque baie, elle porte une inscription. Au sud, c'est une dédicace à M. Aurelius Severus Antoninus (Caracalla), remontant à l'année 2142; àl'ouest, une dédicace à Julia Domna, mère del'empereur^; à l'est, une troisième dédicace, s'adressant au père de Caracalla, le Divin Sévère, qui était déjà mort depuis trois ans^. L'inscription de la face septentrionale est complètement détruite; on a placé, à cet endroit, un texte byzantin commémorant la réédification de Theveste par le général Solomon.

La corniche de l'entablement comprend des pirouettes, des

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