‹ Les monuments antiques de Rome, encore existantsChapitre 34 sur 156 · LE PORTIQUE DES /;// COXSEXTES · texte numérisé non relu

LE PORTIQUE DES /;// COXSEXTES

Ce portique que surplombe la Ma del Campidoglio est un très ancien lieu de culte. Les DU conseilles, qui y étaient vénérés, semblent avoir été un groupe de douze divinités, six dieux et six déesses, formant un « sénat de dieux » ; leur culte rappelait le culte grec des Olympiens ; on y a vu aussi une réminiscence d'un groupe de divinités étrusques.

Le portique, qui leur fut dédié, est surtout intéressant par les souvenirs qui s'y rattachent. Un adepte tenace des vieilles traditions païennes, \'ettius Agorius Praetextatus, ennemi acharné du pape Damase, imagina, en oh~, de relever ce portique, de le « restaurer dans son ancien état », dit l'inscription, afin de réveiller l'amour des Romains pour leurs anciens cultes dont il déplorait l'abandon; il avait agi de même pour la maison des \'estales.

Ce portique se composait de treize colonnes d'ordre ionique en cipolin, cannelées et-surmontées d'un entablement en marbre blanc. Ces colonnes ont environ ô mètres de haut. Neuf existent encore. Sur l'architrave est l'inscription qui rappelle la restauration de Pra.'te.\tatus. Vraisemblablement, entre les colonnes on avait placé les statues des douze divinités.

Au-dessous de la plate-formequi soutenait ce portique, existent des réduits obscurs, au nombre de sept, larges de 4 mètres, longs de .3 m. 70 et dont on ignore la destination. On a cru que ce portique était la SchoUXanthi dont l'emplacement exact a été longtemps contesté ; il est admis aujourd'hui que cet édihcc se trouvait dans le voisinage immédiat de l'arc de Tibère (celui qui a été détruit) ; on a même cru reconnaître le pavé de marbre d'une chambre. A vrai dire, ce ne sont là que des hypothèses, les destructeurs du xvi" siècle ayant rase ce qui subsistait de la

Scliola. Elle servait de bureaux aux scribes des édiles curules ; un affranchi du nom de A. Fabius Xanthus l'avait restaurée.

Une épaisse couche de terre recouvrait le portique jusqu'en 1834, quand il fut dégagé; en i858, Canina restaura la colonnade.

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