À SAINTE- ANNE- DE-CHICOUTIMI
Le 30 juillet 1922, Mgr Labrecque, évêque de Chicoutimi, bénissait solennellement une croix en acier de cinquantedeux pieds de hauteur, érigée sur le plus haut cap de la paroisse de Sainte-Anne-de-Chicoutimi.
Les paroissiens de Sainte-Anne, en élevant cette croix, ont voulu manifester publiquement leur foi et leur reconnaissance au Sacré-Cœur de Jésus pour la protection qui leur a été visiblement accordée dans deux circonstances mémorables :
1° En 1863, Mgr Baillargeon, archevêque de Québec, en visite pastorale à Sainte-Anne-de-Chicoutimi, suggéra aux habitants de cette paroisse d’ériger une croix sur le cap qui domine le village, les assurant qu’elle serait une puissante protection pour les navigateurs et surtout pour ceux qui faisaient la traversée du Saguenay sur la glace toujours traîtresse, spécialement l’automne et le printemps. Une croix de bois fut aussitôt placée sur le cap.
2° Lors du grand feu de 1870, qui ravagea toute la région du Lac Saint-Jean jusqu’à Chicoutimi, M. l’abbé Delâge, curé de Sainte-Anne, vint présenter le Saint-Sacrement, en face même de la croix, au brasier ardent qui menaçait de dévorer tout le village! Le feu ne gagna pas plus loin.
C’est donc pour manifester leur reconnaissance que les habitants de Sainte-Anne-de-Chicoutimi ont remplacé l’ancienne croix de bois par cette croix monumentale en acier.
Le pied de la croix est entouré d’un socle en béton sur lequel on a placé des pièces de marbre portant inscriptions. Celle de la façade porte l’inscription suivante :