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Les monuments de Saintes

Saintes, Santones pour les Gaulois, Mediolanum Santonun pour les Romains, Xainctes pour le moyen âge, Xantes pour l'époqjie révolutionnaire, bâtie sur le flanc d'un coteau dont la Charente baigne le pied, est une des plus vieilles cités de la Gaule. Ammien Marcellin la comptait, avec Bordeaux, Clermont-Ferrand et Poitiers, comme Tune des quatre villes les plus importantes de l'Aquitaine. Son histoire a été écrite par l'abbé Lacurie, Monographie de Saintes, et aussi dans YHistoire de la Saintonge, par Massiou, et V Histoire de V église Sanlone, par l'abbé Briand.

Saint-Fierre

L'église cathédrale, insigne basilique depuis 1870, a été la seconde, dans tout l'univers, dédiée au prince des apôtres. Une partie de l'édifice roman subsiste encore au transept. Reconstruite au xv e siècle, de 1460 à 1503. elle fut jetée bas par les protestants en 1568, sauf les bas-côtés et le clocher. Ce clocher, haut de 58 mètres 65, devait être terminé par une flèche de 120 pieds. Le portail est fort beau, tout orné de statuettes, de dais et de consoles merveilleusement ouvra-

gés. Voir, pour l'explication, YEpigraphie Santone, page 130. Un escalier, très curieux comme construction, conduit aux combles.

Le plus intéressant côté de l'église est le côté nord, dans la ruelle du Bon-Pasteur. Pour plus de détails, consulter Saint-Pierre de Saintes, cathédrale et insigne basilique.

Saint-Eutrope

Il y a trois parties dans cette église :

l'église haute, qui, jadis, occupait toute la place et a été amputée de toute sa nef romane; l'église basse ou crypte, une des plus grandes de France et des plus remarquables; le clocher, construit par Louis XI, qui à 65 mètres d'élévation et 96 de superficie. Dans la crypte, refaite, en grande partie, au xu* siècle, est le tombeau, en pierre, de saint Eutrope, premier évêque de Saintes et martyr, envoyé en Saintonge par saint Clément. But d'un pèlerinage continuel au moyen âge, il fut enfoui au xvi e siècle, puis découvert en 1843. Il porte en caractères romains :

Evtropivs. (Saint Eutrope dans l'histoire, la légende et l 'archéologie). L'établissement d'instruction religieuse de Chavagnes est l'ancien prieuré bénédictin des Clunistes, qui ont desservi l'église haute de 1080 à 1790; la crypte servait de paroisse. (Saint-Eutrope et son prieuré.) Deux des chapiteaux de l'église

haute ont été moulés en 1882 pour le musée du Trocadéro, à Paris.

Saint-Pallais

A côté de l'église abbatiale, s'élève l'église paroissiale de Saint-Pallais, jadis desservie par quatre curés qui étaient les quatre chapelains de l'abbaye. C'est un édifice du xi e siècle, voûtes du xnr, portail du xni* et du xvi e , chœur du xin* avec une fenêtre du xvr.

Sainte-Marie

Sainte-Marie, abbaye de Notre-Dame, vulgairement l'abbaye des dames (Voir L'abbaye de Notre Dame de Saintes, 1884), plus récemment caserne de l'abbaye et depuis 1887 caserne de Taillebourg, a été fondée en 1047 par Geoffroy Martel, comte d'Anjou (Càrtulaire, par l'abbé Grasilier). Les bâtiments datent des xvn e et xvin e siècles. (UArt en Saintonge, par M. l'abbé Laferrière et M. Musset).

L'église, dont on a fait une caserne en 1874 quoique monument historique, est des plus intéressantes. Le clocher fort délabré est un chef-d'œuvre dont Viollet-Leduc a donné la gravure et la description. Les pierres de la pyramide qui le termine sont imbriquées et tournées de bas en haut, comme au clocher de Notre-Dame de Poitiers. La façade est une page splendide de l'architecture romane i M. Arnold, sculpteur à Saintes, puis M. Pou*

zadou, mouleur de l'état au Trocadéro, Font moulée, chacun leur partie, en 1882 et 1883 pour le musée du Trocadéro à Paris. On y voit des anges en adoration, les vieillards de l'apocalypse, l'agneau pascal nimbé, le massacre des innocents, la cène où le Christ au milieu des apôtres tient un poisson, des démons torturant des damnés, la tentation d'Adam et d'Eve, etc.

Sainte-Colombe

Dans la rue Urbain -Loyer, ainsi nommée en 1878 (16 décembre) du nom d'un Saintais mort en 1871, qui a légué à la ville 300,000 francs, somme qu'on aurait dû employer à un monumeut spécial, bibliothèque ou musée, jadis rue Sainte-Colombe, est la chapelle duCarmel, autrefois église paroissiale ruinée par les protestants, reconstruite en 1638 sous Louis XIII, l'intendant de Villemontée et l'évêque Raoul, dont les trois écussons sont sculptés aux clefs de voûtes; devenue à la révolution bazar et halle, elle a été rachetée et restaurée par l'abbé Briand en 1849.

Saint- Vivien

Fondé par saint Vivien, évêque de Saintes, le monastère de Saint-Vivien, qui eut parmi ses prieurs Brantôme, et dont le dernier fut un chevalier de Malte, Guillaume du Cambout, lieutenant de vaisseau, fut donné aux

=ta

prêtres de la congrégation de la mission de saint Vincent de Paul en 16i3 pour fonder le séminaire, qu'autorisèrent des lettres patentes de Louis XIII en septembre 1644. Voir Saint Vincent de Paul et sa congrégation à Saintes et à Roche fort (1885, in 8° ).

L'église paroissiale, en fort mauvais état, a été reconstruite par le curé Louis-Jean- Charles Daunas, mort en 1851, dans le style néo-grec du palais de justice et du théâtre.

Tout près est l'ancien séminaire, qui a servi d'hôpital à la marine pendant quelques années, qui loge aujourd'hui un bataillon du 3 e régiment d'infanterie de marine.

La Providence

Les religieuses de Sainte- Marie de la Providence occupent sur l'esplanade, acropole romaine, qui domine la ville, l'ancien couvent des carmélites, dont l'église subsiste. Leur chapelle, refaite intérieurement par M. Rullier en 1875, est fort jolie. Elle a été consacrée, le 20 mai 1876, par l'évêqued'Angoulême sous le vocable de sainte Eustelle.

Chavagnes

L'ancien prieuré des bénédictins de Gluny, vendu comme bien national au curé de Saint- Vivien Doussin, fut acquis en partie, le 12 février 1828, par les religieuses ursulines de Chavagnes en Palliers, qui s'étaient établies à

Saintes, le 25 mars 1814, chez madame La Coudraie, à Saint-Vivien, et qui s'installèrent à Saint-Eutrope le 29 septembre 1828. Nouvelles acquisitions en 1835, bâtiments qui se trouvent à l'ouest de la cour du pensionnat, et en 1845 (maison de M. de La Ghabosselaye, mort le 21 décembre 1861), qui rendirent la communauté propriétaire de tout le prieuré.

Vu de la route de Bordeaux et des Puyravaux rétablissement offre un bel aspect.

La Sous-Préfecture

La préfecture de Saintes était dans la rue des Chanoines; la sous -préfecture resta longtemps à l'ancien évêché. En 1841, on a bâti rhô tel actuel et démoli la salle synodale, devenue square en 1875.

Le Palais de Justice

Siège de la cour d'assises, le palais de justice, qui s'élève sur l'ancien couvent des cordeliers, a été inauguré en 1865.

Le Théâtre

Il occupe la place des anciennes halles.

Inauguré en février 1852.

La Prison

* La prison départementale, achetée en 1833 au prix de 140,000 francs, peut contenir 60 ou 80 personnes. Elle remplace un monastère de clarisses, fondé en 1621 par Françoise de Ce-

rizay, veuve de Charles de Dreux, seigneur de La Pomineraye, près de Saintes, ancêtre des Dreux-Brezé.

Collège

Un collège existait depuis longtemps à Saintes. Au commencement du xvr siècle, le corps municipal le confia aux jésuites (1611) qui firent de vastes constructions. A la suppression des jésuites, en 1762, les bénédictins l'eurent trois ans, puis des prêtres séculiers, puis des laïques (1791-1793); école centrale de 1796 à 1803, école secondaire communale (1804-1808), il est maintenant collège communal. Les bâtiments datent presque tous du xviii 6 siècle. La chapelle, parallélogramme sans caractère, date de 1782 et s'élève sur un ancien jeu de paume. On y voit encore les traces de ces mots : verbo incarnato. Elle a servi de temple décadaire pendant la révolution. (V. Notice sur le collège de Saintes, par Moufflet, avec notes et appendice de M. Louis Audiat. Saintes, 1886, in-8°; Histoire du collège de Saintes, par M. Xambeu. Saintes, 1886, in-8°,

3 fascicules).

Hôpital

L'hôpital Saint-Louis, aujourd'hui hospice et hôpital civil et militaire, jadis un des trois établissements charitables établis à Saintes pour les malades de l'un et de l'autre sexe, pour les voyageurç et les militaires, fut fondé

par lettre patente de Louis XIV, en 1687. Il fut bâti dans les écuries du château, par adjudication des travaux, le 28 janvier 1688, à Paillé, Routier etChailloleau, maçons du faubourg Saint-Macoux. Le tout était terminé le 16 mai suivant et avait coûté 387 livres, selon le devis, plus 45 livres d'imprévu, total : 432 livres. Les maçons eurent le droit de prendre au château les pierres de taille dont ils avaient besoin.

Le pavillon central, du xvn e siècle, est fort élégant. On a de là une vue magnifique.

La chapelle, fort jolie, a été construite en 1877 par M. Eustase Rullier.

C'est dans le mur de soutènement des terres du jardin qu'on a trouvé, à diverses reprises, et récemment, en 1886 et 1887, presque toutes les pierres qui composent le Musée archéologique de Saintes. (Voir Fouilles dans les remparts gallo-romains de Saintes ; in-8°, avec planches, 1887).

Bibliothèque

La bibliothèque, jadis au premier étage de l'hôtel de ville actuel, a été brûlée le 11 novembre 1871, avec l'hôtel de-ville lui-même.

Reconstituée en peu de temps (voir Rapport sur la reconstitution de la bibliothèque) , elle compte aujourd'hui 24 mille volumes. Le Catalogua a été imprimé en 1881. Elle est dans

les bâtiments de l'ancien échevinage, ancien hôtel de ville, qui montre encore son beffroi du xvi e siècle, dans la rue de la Commune, rue de l'ancien hôtel de Ville, rue Eschasseriaux depuis 1831, et rue Alsace -Lorraine depuis 1878. Dans la cour est un cadran solaire du xviii* siècle. Les ferrures du portail sont à

remarquer.

Les Jacobins

Fondé en 1292, le couvent des dominicains subsista jusqu'à la révolution. Une partie des cloîtres existe encore. La chapelle sert de remise et d'écurie. Il y a une fort belle fenêtre du xv e siècle, avec des vers en lettres gothiques autour. Voir YEpigraphie santone, p. 180.

L'Hôtel de ViUe

Ancien doyenné, l'hôtel de ville, détruit en partie le 11 novembre 1871, a été reconstruit (1874-1875) sur les plans de M. Brouty, architecte à Paris, qui a bâti le château du Ramet, sur les bords de la Charente, près de Saintes.

Musée Lemercier

Formé presque en totalité de toiles léguées par le comte Louis Lemercier, sénateur, et de quelques dons de l'état, le musée est installé au premier étage de Fhôtel de ville. Il contient aussi le médailler donné en 1842 à la ville par les fils du comte Pierre de Bre-

mond, député suppléant de Saintes aux états généraux, en exécution des dernières volontés de leur père.

Musée archéologique

La porte (1676) du jardin de l'imprimeur Bichon, acquise par le musée en 1875, sert d'entrée au musée des antiques. (Voir Epigraphiesantone, p. 1,292). Il a été établi, octobre 1887-mars 1888, dans une salle qui servait à serrer les ustensiles de la ville, échelles, brouettes, etc., et qui avait été bâtie en 1874 sur remplacement de la chapelle des frères de Saint- Jean-de -Dieu, vulgo La Charité. Il est formé par la majeure et plus belle partie des objets déposés à l'ancien musée, puis des objets trouvés, comme les premiers, en 1886 et 1887, dans les remparts gallo-romains de Saintes. (Voir Fouilles dans les remparts de Saintes, 4887.) Il y a là des débris de plusieurs édifices, temple, théâtre, palais, monuments votifs et funéraires, frises, entablements, colonnes diverses, chapiteaux, bas -reliefs, puis des inscriptions remarquables, qui donnent une idée de l'importance de la cité de Mediolanum Santonum, et de l'habileté artistique des ouvriers de l'époque gallo-romaine en Saintonge. Ces fragments curieux datent des quatre premiers siècles.

On peut voir aussi un certain nombre

d'objets archéologiques depuis l'époque carolingienne, tombes plates, chapiteaux romans, niches et consoles gothiques, statuettes et chapiteaux de la renaissance.

Le catalogue a été rédigé par M. Louis Audiat, conservateur du musée.

L'inauguration a eu lieu le 16 mai 1888.

Statue de Palissy

Sur la place Bassompierre, ainsi nommée d'un évêque de Saintes, Louis de Bassompierre, fils du maréchal, qui fit réparer le pont par l'illustre architecte français Blondel, s'élève, depuis le 2 août 1868, la statue du célèbre ouvrier céramiste Bernard Palissy, œuvre de M. Ferdinand Taluet. Palissy, né dans TAgenais en 1510, mort à Paris en 1590, inventeur des rustiques figuiines du roi, du connétable de Montmorency, géologue, chimiste, physicien, conférencier, esprit encyclopédique, était bien digne d'une statue par son énergie, ses découvertes dans les sciences, son caractère. (Voir Etude sur Bernard Palissy par M. Louis Audiat, et Œuvres de maistre B< Palissy, édition B. Fillon et Audiat, 2 vol. in-8°).

Haras

Le haras, à l'extrémité du faubourg Saïnt- Pallais, près de la gare du chemin de fer, est un très spacieux établissement, bâti pour

fournir du travail aux ouvriers dans la crise de 1848. Achevé en 1853, il a coûté en maçonnerie 219,024 fr. 39; en charpenterie, 68,194 francs 29 ; en couvertures, 19,370 fr. 96 ; en menuiserie, 17,644 fr. 40 ; en serrurerie, 26,483 fr. 02; en plâterie, 11,282 fr. 73; en ferblanterie. 3,236 fr. 51 ; en peinture et vitrerie 6,717 fr. 30 ; soit un total de 371,953 francs 60 centimes.

Arc de triomphe

L'arc votif de Caius Rufus, dit arc de triomphe de Germanicus, se dressait au milieu de la rivière, encastré dans un vieux pont œuvre d'Isembert, chanoine et écolâtre de Saintes, qui construisit, en 1202, le pont de Londres sur la Tamise. En 1841, pour avoir un pont en fil de fer, on démolit le pont du xii 6 siècle et l'état fît. sous la direction de Prosper Mérimée, reconstruire ce monument romain sur la rive droite de la Charente, un peu plus loin.

Il a été élevé Tan 21 après Jésus-Christ en l'honneur de Germanicus mort depuis deux ans, puis de l'empereur Tibère et de son fils Drusus, par Rufus, fils du Gaulois Caius Julius Otuaneunus, petit-fils de Caius Julius Gedemon, arrière-petit-fils d'Eposterovide, prêtre de Rome et d'Auguste à l'autel des trois Gaules, préfet des ouvriers. C'était

un souvenir que Rufus voulait laisser de son pontificat. Tous les archéologues, tous les antiquaires, Mahudel, Monlfaucon, Blondel, La Sauvagére, Bourignon, Chaudruc de Crazannes, Lacurie, Massiou, etc., ont décrit le plus ancien monument romain de Saintes.

Sur le dessin de La Sauvagére on le voit surmonté d'un parapet crénelé, qui a servi de défense au pont pendant le moyen âge.

Il est maintenant recouvert en zinc. « Je regarde Tare de triomphe de Saintes, a dit Artezet de La Sauvagére, comme un des plus beaux morceaux d'architecture que nous devions aux mains des maîtres de l'univers.

Il réunissait l'élégance à la solidité, et le cas qu'en faisait le célèbre Blondel suffit pour faire l'éloge de ce monument. »

Les Arènes

L'amphithéâtre romain, vulgo les Arènes, bâti sur les flancs de deux collines, ainsi que ceux de Pergame et de Cyzique, moyen ingénieux d'économiser la main d'oeuvre, a la forme elliptique comme tous les amphithéâtres, sauf celui de Sparte.

Le diamètre intérieur du grand axe est de 63 mètres 90, d'après le calcul de M. Rullier;

Le diamètre intérieur du petit axe est de 39 m 20;

Le diamètre extérieur du petit axe est de 102 m 12;

Le diamètre extérieur du grand axe est de 127 m 90, dans la maçonnerie.

Pour juger de sa dimension, il faut le comparer avec les amphithéâtres connus :

Saintes Mimes Bordeaux Pompéï Cotisée Diamètre extérieur du grand axe 127 m 90 133m 132m 132n>93 1880143

— — du petit axe 103 12 103 105 112 49 156 17

— intérieur du grand axe 63 90 80 79 66 28 76 88

— — du petit axe 39 20 47 56 34 34 84 47 35

Cesontpourle colisée les chiffres du Dictionnaire des antiquités de Daremberg et Saglio.

Le colisée contenait 87 mille places déterminées et pouvait, en outre, permettre à 1,500 personnes environ d'assister au spectacle. On estime que les amphithéâtres provinciaux qui ont à peu près les dimensions du nôtre peuvent contenir environ 20 mille spectateurs.

Des travaux de déblaiement ont été entrepris par Tétat qui y a dépensé en 1881 et 82 20 mille francs, sous la direction de M. Lisch, inspecteur général des monuments historiques ; ils sont malheureusement interrompus.

Une vaste arcade, donnant accès dans l'arène même, servait aux chars, aux lutteurs, aux gladiateurs, aux animaux, très probablement amenés de l'extérieur au moment même des jeux. On y voit un canal qui recevait l'eau

arrivant dans cet entonnoir pour la conduire à la Charente. Des vomitorium dans la vallée et sur les coteaux permettaient aux spectateurs d'arriver sur les divers gradins. L'entrée, réservée aux magistrats, aux dignitaires, aux principaux personnages, communiquait directement avec le podium ; on le voit au nord.

Le podium, espace autour de l'enceinte et le plus près de l'arène, était la place d'honneur. De très larges pierres lisses le soutenaient et, par-dessus, un grillage protégeait les spectateurs contre les animaux qui, du sol, auraient pu s'élancer sur eux. On voit aussi les larges pierres qui servaient de sièges à la plèbe.

L'Hypogée

On a longtemps désigné sous le nom d'hypogée les constructions assez considérables qui sont sous la maison dite du Coteau. Des déblais ont prouvé qu'il n'y avait pas là trace d'hypogée. (Voir la Maison du Coteau, par M.

Lételié, avec plans du P. de La Croix). C'était très vraisemblablement une dépendance des arènes, logeant les gardiens, conservant les accessoires du théâtre, peut-être les bêtes destinées aux jeux. (Voir La maison du Coteau et le service des jeux, in-8°, 1886.

Le Oapitole

Quant au capitole de Saintes, que des guides s'obstinent à signaler, jusqu'à présent on

n'en a pas trouvé Tombre. (Voir Le Capitole de Saintes, 1882). Il n'existe d'ailleurs que depuis environ un siècle. Jamais on n'en avait entendu parler auparavant.

Armes de la ville de Saintes

La ville de Saintes porte : De gueules au pont de S arches d'argent sur une rivière de même, supportant trois tours couvertes, girouettées, mouvant du / er , au 2 e une porte de ville, flanquée de deux tours crénelées et girouettées, le tout d'argent; au chef cousu d'azur, chargé de 3 fleurs de lys d'or. Couronne de comte; tenants: un chevalier et un vendangeur. Devise: AVLTRË NE VEVX. Voir au musée une pierre mutilée venant des anciens remparts de la ville.

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