Les monuments de Toulouse
Jules de Lahondès-Lafigère avait plus de quatre-vingts ans lorsqu'il achevait son œuvre principale sur la vieille cité de Toulouse. Il tenait en main la moitié des bonnes feuilles, il venait de lire tes épreuves de la fin lorsqu'il s'éteignit sans avoir suln les amertumes de la vieillesse, le JO juillet 19 là. Quelques jours plus lard la guerre éclatait, ses conséquences entravaient ta publication, qui paraît aujourd'luii seulement après cinq ans. On ne sera pas surpris de lire en tête du livre te témoignage de ta liante estime, de la respectueuse affection des Toulousains, Vexpression des plus vifs regrets de tous ceux qui ont connu l'auteur.
Au sortir de l'Ecole de Sorèze, M. de LaJiondès fil son droit à Toulouse et fréquenta Valetier du peintre Lalour, véritable musée de meubles, d'antiquités locales, rendez-vous des notabilités de bi région. Il y gagna le goût et le sens des belles œuvres. L'éducation artistique fut le complément de sa bonne culture littéraire, le pcrfcclionncnu'nl d'un excellent esprit.
Après son maruuje. en iSTjS, il demeure dans t'Ariège à son rliàleau de Uiveneuve, il étudie tes arcliives du pays cl met sur pied ses deu.r volumes, Annales de Paniiers, (jiii lui vaudront les compliments de t'histitul de France et des meilleurs Idstoriens et arcliéologues.
Il nirall cil face cl aii.r pieds des Pyrénées. La iiKiiihigiic l'allire. il
VI JULES DE LAHO-NDÈS.
r circule, il l'admire, il en connailra les beautés avant la naissance du Club Alpin.
L'éducation de ses enfants le ramène à Toulouse, il ne cesse pas de travailler. Il entreprend et publie Uétude historique de la cathédrale Saint-Etienne. Les monuments et vieux logis du Languedoc lui deviennent familiers : aussi, plus tard, lorscpie les excursions seront à ta mode celles qui! dirigera laisseront d'inoubliables souvenirs. Il a visité les trésors archéologiques des rives de la Seine et de la Loire. L'Italie en 1869 lui avait dévoilé ses merveilles.
Il na pu demeurer isolé. La Société française d'archéologie l'accueille., il collabore à son Bulletin monumental et à ses congrès ; en 188^1, il devient un de ses inspecteurs régionaux: elle lui décerne sa médaille d'or. La Société archéologique du Midi le recherche et t'affeclionne. A bi mort de M. de Clausade elle le met à sa tête, il la présidera et l'honorera pendant un quart de siècle. Il a enrichi de nombreuses études son Bulletin et ses Mémoires.
Le Ministère des Beaux-Arts avait en lui un correspondant aussi éclairé que dévoué. Le Bulletin archéologique du Ministère, La Revue de l'art chrétien estimaient fort sa copie. Plus de cent notices ou mémoires sont ainsi dispersés. Ceux qui avaient l'heureuse fortune de vivre près de lui [jeuvent dire avec quelle douce satisfaction il aidait les étudiants et les érudits. Il y en avait toujours cpietcpies-uns qui sollicitaient ses avis, ses leçons, il leur consacrait si généreusement la matinée des mardis, à la Société archéologique, dans ce pabiis des Académies toulousaines dont il éhdt l'un des administrateurs.
M. de Lahondès poursuivait un noble but avec constance. Il voulait faire (dmer par le grand public ce qu'il aimait lui-même. Pendant les vingt dernières années de sa vie, c'est pour lui qu'il fit paraître tous les duwinches, d'tdtord dans le Messager de Toulouse, puis dtuis L'Express thi Midi, ses sinqdes et rlauviiantes chroniques infiniment variées, pbis de mille pages que les tunis du vieux Toulouse et des beaux-arts du Midi ont pieusement adligées.
On conqjrend de quelle sympathie il entoura un nouveau groupement