‹ Les moralistes latinsChapitre 85 sur 253 · ÉPIGRAMMES · texte numérisé non relu

ÉPIGRAMMES

Croyez-moi, Flaccus, vous ignorez ce que c'est que des épigrammes. A votre avis, ce ne sont que bagatelles, que frivolités. Celui-là est bien frivole qui s'amuse à décrire les festins du barbare Thésée et du cruel Thyeste, l'histoire de Dédale attachant son fils aux ailes de cire, et Polyphonie faisant paître ses brebis sur les rivages de la Sicile. Mais l'enflure, quelle qu'elle soit, est étrangère à mes écrits, et ma muse ne se drape pas avec orgueil dans l'extravagant manteau des tragiques. Cependant on loue, on admire, on adore les compositions de ces derniers. — J'en conviens, on les loue : mais on lit les miennes. (Martial, Épigrammes, iv, 49)

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