‹ Les moralistes sous l'empire romainChapitre 1 sur 149 · PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA DEUXIÈME ÉDITION

autres en les engageant à se mettre d'accord , mais nous préférons leur rappeler ces mots de saint Paul, dont ni les uns ni les autres ne contesteront ici Tautorité, ceux-ci parce que rien n'est plus large que son précepte, ceux-là parce que c'est un texte sacré : « Qae tout ce qui est véritable, tout ce qui est honnête, tout ce qui est juste, tout ce qui est saint, tout ce qui est aimable soit l'entretien de vos pensées. » {Épît. aux Philip. j IV, 8.) — Dieu ne fait point acception de personnes. — Lors donc que les Gentils qui n'ont pas la loi font naturellement les choses que la loi commande, ils se tiennent à eux-mêmes lieu de loi. (Aux Rom., II, 10.) « Dieu n'est-il le Dieu que des Juifs? ne l'est-il pas aussi des Gentils? oui certes, il l'est aussi des Gentils. » {Ibid,, III.)

Yoilà l'esprit de notre livre qui respecte tout ce qui est pur sans distinguer le profane du sacré, ni le sacré du profane. Que d'autres s'arment en guerre et se signalent dans l'attaque ou la défense;de telle ou telle doctrine, j'applaudis à leur vaillance parce que toute opinion sincère librement exprimée est un service rendu à la vérité; mais c'est la servir aussi que de rapprocher quelquefois les hommes dans l'étude paisible des idées morales universellement acceptées. Si la guerre a ses gloires, elle a aussi ses aventures; si la paix a ses mollesses, elle a du moins ses douceurs et sa justice,

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